des recettes au gré des envies, des histoires de cuisine de mets et de délices, des coups de coeur qui mettent l'eau à la bouche

09 juin 2009

joli cake aux légumes d'été ou comment ne pas trop avoir l'air d'une quiche pour un apéro entre voisins

Vais-je enfin pouvoir me remettre aux choses sérieuses ???

Entre ma petite caille dévoreuse de temps, les trois tomes de millenium anéantisseurs d’instants dispos et la valse incessante des tâches ménagères qui nous incombent à tous et surtout toutes, les semaines passent et mon blog trépasse…

Et pourtant je cuisine, et pourtant je m’cultive, et pourtant je m’ kousmine (promis je vous en parlerai la prochaine fois sans faute)

Aujourd’hui, petite recette presque de saison (même complètement puisque tout vient du marché), un cake ensoleillé pour apéro sur la terrasse ou le balcon si, comme le nôtre, il est assez large pour y caser une table et trois pots de fleurs.

L’idée m’en vient de ma môman, qui a eu la bonne idée de nous inviter dimanche pour sa fête. Un peu de customisation maison, une bonne base de cake… shake shake shake ! et voilà un cake aux légumes d’été tout beau tout léger pour emporter à nos voisins du dessus qui nous invitent pour l’apéro.

Ben voui, quand on ne connaît pas les gens chez qui l’on va, qu’est-ce qu’on emmène, du muscat, du sirop d’orgeat ou de la badoit ?

Moi je penche plutôt pour de la boustifaille, susceptible de passer à l’international… et donc plus probablement à l’étage supérieur.

Vu l’odeur qui se dégageait du four et l’entâme prélevé sur un des deux cakes au sortir du dit four (faut bien tester et en garder un bout à la maison pour les petits gourmands que nous sommes. Je commence à connaître mon homme : il râle quand j’emmène mes oeuvres chez des gens, simplement parce qu’on ne peut pas rapatrier les restes à la maison. Alors maintenant, j’anticipe, je double les proportions, et j’en garde au frais…Comme ça tout le monde est content !) ce patouillage du jour me paraît plutôt réussi.

N’écoutant que ma conscience professionnelle, je procède à un nouveau goutage, dénué de toute volonté gourmande : ce cake est, ma foi, une douce tentation qui va avoir du mal à me laisser en paix jusqu’à l’apéritif. Mais je resterai forte et tâcherai de me distraire dans la lecture de millenium.

Pour un joli cakeHPIM2957

Une petite courgette (150 g)

Un demi poivron rouge

Une gousse d’ail

Un peu de thym

2 tomates séchées

une petite poignée de cerneaux de noix

180 g de farine

1 sachet de levure chimique

3 œufs

10 cl de lait

4 c. à soupe d’huile d’olive

1 poignée d’emmental râpé

1 c. à café de piment d’espelette

Préchauffez votre four à 180°C

Lavez la courgette, coupez-la en deux dans le sens de la longueur et émincez-la finement.

Faites chauffer une cuillère à soupe d’huile d’olive dans une poêle et jetez-y la courgette détaillée pour la colorer vivement. Salez, poivrez et parsemez de thym. Comptez 5 minutes de cuisson en remuant de temps en temps, histoire qu’elle comprenne que vous ne l’abandonnez pas : les courgettes sont parfois très rancunières.

Occupez-vous en même temps du poivron : lavez-le et taillez-le en petits dés. Epluchez également l’ail, otez-le germe et réduisez-le en tout petits morceaux.

Prenez alors une deuxième poêle ou la première, si vous avez eu la bonne idée de débarrasser les courgettes ailleurs. Faites chauffer à nouveau une cuillère d’huile d’olive et faites suer la brunoise de poivron et l’ail en assaisonnant à volonté. Saisissez alors les tomates séchées et avec des ciseaux bien aiguisés, taillez-en des petits bouts qui seront bien heureux de rejoindre les poivrons dans leur jolie poêle toute chaude. Comptez également 5 minutes de cuisson : pas de jaloux dans nos cuisines : c’est un principe fondamental pour réaliser de joyeux petits plats bien équilibrés.

Dernière touche pour la garniture : concasser légèrement les cerneaux de noix, préalablement extraits de leur coquille pour les plus courageuses.

Préparez ensuite l’appareil à cake : battez les œufs en omelette (cassez-les avant bien entendu…), ajoutez la farine et la levure. Touillez fermement et mouillez peu à peu avec le lait et les deux cuillères à soupe d’huile restantes. Avec un peu de courage vous viendrez à bout des grumeaux et autres intrus. Vous pourrez alors assaisonner et poudrer de piment d’Espelette puis ajouter l’emmental et la garniture.

Coulez tout cela dans un moule à cake beurré et enfournez pour 45 à 50 minutes.

Laissez refroidir avant de déguster et profitez-en pour inviter vos voisins !

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13 mai 2009

Lorsque la citronnelle s'acoquine avec la coco: kesaco? Du veau de mer façon thaï, bien sûr!

Ah ! le joli mois de mai…

Ses journées ensoleillées (entre deux pluvieuses), ses fêtes, ses concerts, et son peu de motivation pour pianoter et tapoter devant son écran !

Pourtant, je cuisine, je marmitonne et papillonne devant mes fourneaux ! Pour un, pour deux, pour quatre et même pour 18, mais aussitôt la mangeaille enfournée, je retourne à ma petite crevette. Pas une seconde à soi ! Elle ne connaît pas les ponts ni la fête du travail ! Et je ne me sens pas de faire la grève pour réclamer une diminution du temps de tétée.

Alors il faut faire rapide et efficace pour se concocter des petits gueuletons pas dégueu en deux deux.

Je me souvenais de crevettes plongées dans un bouillon au lait de coco et à la citronnelle que je dégustais dans une cantine thaïlandaise du temps où j’habitais Paname. Cette odeur, cette saveur… ça vous requinquait sa femme en moins de deux ! Je soupçonne la citronnelle d’avoir des vertus tonifiantes et euphorisantes.

Une petite pointe de nostalgie, il ne m’en faut pas plus pour me lancer dans un petit essai de cuisine thaï. Résultat probant : il a fallu nous raisonner pour ne pas terminer le plat direct.

Pour 4 personnesHPIM2787

450 g de poisson (veau de mer, espadon, thon…)

1 boîte de lait de coco

1 cube de bouillon de légumes

3 ou 4 carottes

2 bâtons de citronnelle

1 piment oiseau

sel/poivre

120 g de riz de Camargue ou riz gluant

Etant donné la rapidité d’exécution et de cuisson, vous pouvez sans soucis commencer par cuire votre riz. Pour le riz gluant, le problème, c’est qu’il faut le faire tremper la veille il me semble… Alors je me suis rabattue sur un bon riz bien de chez nous.

Dans une casserole, versez le lait de coco et l’équivalent de deux boîtes remplies d’eau. Ajoutez le bouillon cube, le piment oiseau et la citronnelle lavée et émincée grossièrement. Salez et poivrez. Mettez à bouillir tranquillement.

Epluchez les carottes, rincez-les et taillez-les en fine julienne (coupez chacune en 2 ou 3 tronçons ; puis chaque tronçons en lamelles de 2 ou 3 mm de large ; puis chaque lamelle en fins bâtonnets). C’est là le plus long du travail.

Plongez votre julienne dans le bouillon et laissez cuire 5 minutes.

Attrapez votre poisson et détaillez-le en cubes.

Faites-le cuire 3 à 5 minutes dans le bouillon.

Servez aussitôt avec le riz.

N’hésitez pas à utiliser des assiettes à soupe et à parsemer de coriandre fraîche ou de ciboulette.

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22 avril 2009

Boulette de boeuf à la coriandre fraîche... On s'y croirait!

Avec ce temps qui oscille entre soleil et pluie, j’ai des envies de grand sud, de couleurs, d’épices, d’Orient quoi ! Alors j’improvise un p’tit souk dans ma cuisine, non pas que ce soit le bazar (ah, ah, ah !), car on s’est fait une grande session ménage samedi dernier ; ah ! le doux charme des week-ends à la maison : on les attend toute la semaine ( enfin surtout mon homme, vu que pour moi, en ce moment c’est dimanche toute la semaine !) et on en profite toujours dignement en attrapant le balai et les chiffons… On se retrouve finalement le dimanche soir, exténués sur le canapé, à se dire que ça passe toujours trop vite et vivement le week-end prochain !

L’avantage d’avoir un petit bout à la maison, c’est qu’on redécouvre les matinées (concept méconnu des adultes post-adolescents sans enfants que nous étions) ; aussi atteint-on en un même week-end, un coefficient d’exposition au soleil nettement supérieur, même à Clermont-Ferrand ! C’est sûr que ça ne remplace pas les grasses mat’ qui s’éternisent mais il faut bien se faire une raison et tirer parti de la situation. C’est comme cela que nous nous sommes retrouvés au marché, avec notre princesse confortablement installée dans son écharpe, à humer les odeurs de lilas, de pommes et de fromages. Ça fait du bien ! Un café en terrasse, les badauds souriants, un p’tit air de printemps…

En rentrant, pour se donner du cœur à l’ouvrage et comme le ménage n’attend pas, j’ai sorti ma botte de coriandre magique qui transforme le moindre petit steak maussade en plat des mille et une nuits, exactement ce qu’il nous fallait… Pas plus de dix minutes pour colorer son ordinaire.

Pour 2 ou 3 personnesHPIM2722

2 steaks hachés

1 œuf

1 c. à soupe de noisettes

2 c. à soupe de chapelure

1 c. à soupe de graines de lin

¼ de botte de coriandre fraîche

2 brins de menthe poivrée

½ oignon

1 gousse d’ail

1 pincée de piment

sel et poivre

1 boîte de sauce tomate

1 pointe de harissa

20cl de semoule moyenne

2 c. à soupe d’huile d’olive

1 c. à soupe de raisins secs

40 cl d’eau bouillante

Réunissez dans le bol de votre mixer les noisettes, la chapelure, l’oignon pelé et coupé en 2 ou 3 morceaux, l’ail dégermé, les feuilles de coriandre et de menthe. Hachez finement et ajoutez ce mélange aux deux steaks émiettés dans un cul de poule. Salez, poivrez et pimentez légèrement. Cassez votre œuf par-dessus pour amalgamer joyeusement.

Mettez à bouillir 40 cl d’eau. Pesez votre semoule, parsemez de quelques raisins secs et nourrissez-la d’un peu (beaucoup) d’huile d’olive. Caressez-la de vos petits doigts, versez dessus l’eau bouillante, remuez un peu et couvrez.

Retournons à nos boulettes. Façonnez-les de la taille d’une noix. Vous devriez en obtenir presque quinze. Si vous les voulez un peu plus croquantes, roulez-les dans la chapelure.

Sinon, passons à la cuisson. Dans une poêle bien chaude où frissonne un peu d’huile d’olive, jetez vos petites boulettes et tournez-les régulièrement pour colorer toutes les faces. Au bout de 5 minutes, ajoutez la sauce tomate et un peu de harissa. Remuez et laissez cuire encore 3 à 5 minutes. Servez avec la semoule bien chaude.

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08 avril 2009

muffins avoine et cranberries

Une petite madeleine de Proust pour un après-midi ensoleillé… En fouillant dans ma boîte à chaussure/boîte à trésors/boîte à recettes, je suis retombée sur une recette manuscrite que je n’avais jamais réalisée, comme beaucoup de recettes que je demande après avoir ressenti une émotion gustative marquante. Le temps passe, on pense à autre chose et on oublie ses promesses…

J’ai relu avec une tendresse particulière ce bout de feuille à petits carreaux perforée. Cela doit faire treize ans, si je compte bien, qu’une amie de l’époque m’avait confié cette recette au cours d’une fête d’anniversaire, je crois… Elle avait fait, elle ou sa maman, des muffins au chocolat…J’étais encore au lycée et je devais rentrer des Etats-Unis où j’avais découvert, entre autres choses, les cranberries.

 C’est drôle de voir comme aujourd’hui, on ne jure encore que par les muffins, salés ou sucrés. Tout ce qui se grignote, se goûte, se dévore instantanément, a un succès fou. Et lorsqu’on fait attention aux étiquettes, les paquets de gâteaux deviennent des ennemis jurés : Entre l’amidon modifié, l’huile de palme hydrogénée, les colorants et les antioxydants, trouver des friandises politiquement correctes relève du casse-tête chinois, tout au moins dans les grandes surfaces traditionnelles.

 Donc, pour satisfaire ma légendaire gourmandise et régaler aussi ma mémoire, je me suis mise à la confection de muffins avoine-cranberries. Et j’ai presque versé ma petite larme en les goûtant, tant et si bien que j’en ai regoûté un autre pour être sûre, puis un autre pour finir de me convaincre… Et j’en ai conclu que oui, j’aimais beaucoup les muffins et que les cranberries séchées sont une très belle invention. CQFD (mais qu’est-ce qu’il fallait démontrer ? That is the question…)

Pour 12 Muffinsphoto_1_036

1 tasse de flocons d’avoine

1 tasse de lait

1 tasse de farine

¾ de tasse de cassonade

1 c. à café de levure chimique

½ c. à café de bicarbonate de sodium

½ c. à café de sel

1 œuf battu

¼ de tasse de beurre fondu

1 tasse de cranberries

Commencez par réunir dans un saladier les flocons d’avoine et le lait. Mélangez et laissez reposer pour obtenir une belle bouillie bien avenante…

Préchauffez votre four à 200 °C.

Dans un autre récipient, rassemblez les éléments secs : farine, cassonade, levure, bicarbonate et sel. Un petit coup de cuillère à pot et hop ! On retourne à notre bouillie. On lui rajoute le beurre fondu et l’œuf, on remue puis on incorpore les éléments secs jusqu’à obtenir une belle pâte bien homogène.

Il ne reste plus qu’à ajouter les cranberries, ou les pépites de chocolat ou les myrtilles.

Remplissez les moules à muffins aux ¾ et enfournez pour 15 à 20 minutes.

Conservez (si vous y arrivez) dans une boîte hermétique.

Au petit déj’ ou au goûter, ce serait dommage de s’en priver !

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01 avril 2009

petite note écolo dans un monde à l'envers

Voici un texte qui m'a été envoyé par mon cousin sur la production de fraises hors saison en Espagne... Je savais déjà par expérience qu'elles n'avaient ni goût ni couleur, je me doutais qu'elles étaient bourrées de pesticides, aussi personnellement, je refusais d'en acheter... Pour les récalcitrants, les informations que voilà, que vous pouvez librement relayer, devraient finir de vous convaincre qu'il faut respecter les saisons... Ras la fraise des apprentis sorciers!

Fraises espagnoles/ scandale écologiquefraises
Très instructif !
D'ici à la mi‐juin, la France aura importé
d'Espagne plus de 83 000 tonnes de fraises.
Enfin, si on peut appeler «fraises» ces gros
trucs rouges, encore verts près de la queue
car cueillis avant d'être mûrs, et ressemblant
à des tomates. Avec d'ailleurs à peu près le goût des tomates...
> > Si le seul problème posé par ces fruits était leur fadeur, après tout, seuls les
consommateurs piégés pourraient se plaindre d'avoir acheté un produit qui se brade
actuellement entre deux et trois euros le kilo sur les marchés et dans les grandes surfaces,
après avoir parcouru 1 500 km en camion. À dix tonnes en moyenne par véhicule, ils sont 16
000 par an à faire un parcours valant son pesant de fraises en CO2 et autres gaz
d'échappement. Car la quasi‐totalité de ces fruits poussent dans le sud de l'Andalousie, sur
les limites du parc national de Doñana, près du delta du Guadalquivir, l'une des plus
fabuleuses réserves d'oiseaux migrateurs et nicheurs d'Europe.
Il aura fallu qu'une équipe d'enquêteurs du WWF‐France s'intéresse à la marée montante
de cette fraise hors saison pour que soit révélée l'aberration écologique de cette
production qui étouffe la fraise française (dont une partie, d'ailleurs, ne pousse pas dans
de meilleures conditions écologiques). Ce qu'ont découvert les envoyés spéciaux du WWF,
et que confirment les écologistes espagnols, illustre la mondialisation bon marché.
Cette agriculture couvre près de six mille hectares, dont une bonne centaine empiète déjà
en toute illégalité (tolérée) sur le parc national. Officiellement, 60% de ces cultures
seulement sont autorisées; les autres sont des extensions «sauvages» sur lesquelles le
pouvoir régional ferme les yeux en dépit des protestations des écologistes.
> > Les fraisiers destinés à cette production, bien qu'il s'agisse d'une plante vivace
productive plusieurs années, sont détruits chaque année. Pour donner des fraises hors
saison, les plants produits in vitro sont placés en plein été dans des frigos qui simulent
l'hiver, pour avancer leur production. À l'automne, la terre sableuse est nettoyée et
stérilisée, et la microfaune détruite avec du bromure de méthyl et de la chloropicrine. Le
premier est un poison violent interdit par le protocole de Montréal sur les gaz attaquant la
couche d'ozone, signé en 1987 (dernier délai en 2005); le second, composé de chlore et
d'ammoniaque, est aussi un poison dangereux: il bloque les alvéoles pulmonaires.
> > Qui s'en soucie? La plupart des producteurs de fraises andalouses emploient une main d'oeuvre
marocaine, des saisonniers ou des sans‐papiers sous‐payés et logés dans des
conditions précaires, qui se réchauffent le soir en brûlant les résidus des serres en
plastique recouvrant les fraisiers au coeur de l'hiver.
> > ... Un écologiste de la région raconte l'explosion de maladies pulmonaires et
d'affections de la peau.
> > Les plants poussent sur un plastique noir et reçoivent une
irrigation qui transporte des engrais, des pesticides et des
fongicides. Les cultures sont alimentées en eau par des forages
dont la moitié ont été installés de façon illégale. Ce qui transforme
en savane sèche une partie de cette région d'Andalousie, entraîne
l'exode des oiseaux migrateurs et la disparition des derniers lynx
pardel, petits carnivores dont il ne reste plus qu'une trentaine dans
la région, leur seule nourriture, les lapins, étant en voie de
disparition. Comme la forêt, dont 2 000 hectares ont été rasés pour faire place aux fraisiers.
> >
> > La saison est terminée au début du mois de juin. Les cinq mille tonnes de plastique sont
soit emportées par le vent, soit enfouies n'importe où, soit brûlées sur place.
> > ... Et les ouvriers agricoles sont priés de retourner chez eux ou de s'exiler ailleurs en
Espagne. Remarquez: ils ont le droit de se faire soigner à leurs frais au cas ou les produits
nocifs qu'ils ont respiré ...
> > La production et l'exportation de la fraise espagnole,
l'essentiel étant vendu dès avant la fin de l'hiver et jusqu'en
avril, représente ce qu'il y a de moins durable comme
agriculture, et bouleverse ce qui demeure dans l'esprit du
public comme notion de saison. Quand la région sera ravagée et
la production trop onéreuse, elle sera transférée au Maroc, où les industriels espagnols de
la fraise commencent à s'installer. Avant de venir de Chine, d'où sont déjà importées des
pommes encore plus traitées que les pommes françaises...
PAR Claude‐Marie Vadrot
> > Politis jeudi 12 avril 2007

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28 mars 2009

chutney de betterave jaune

Je n’arriverai donc jamais à reprendre le cours normal de mes activités culinaires !!!

Les jours passent et mes billets doux deviennent de moins en moins nombreux, j’avoue… Je me fais gronder par mes proches qui guettent mes brèves apparitions. Ben oui, c’est surtout eux qui doivent continuer à venir faire un petit détour par ces pages qui ne se renouvellent plus ! Je leur promets de mettre en ligne des recettes qu’ils ont testées à la maison et ils me rappellent dépités devant notre petit maraîcher bio aux multiples merveilles que deux semaines plus tard, je n’ai toujours pas tenu ma promesse.

Faut dire que je suis tout le temps dehors ou en train de m’occuper de mon petit chérubin… C’est à peine si j’arrive à faire un brin de beauté à ma maison, alors vous pensez bien qu’alimenter ce blog, c’est encore un challenge herculéen pour ma petite personne ! Ma petite merveille faite bébé n’accepte pas généralement que je la pose plus d’une demi heure… Et quand elle le fait, c’est tellement surprenant que le temps de réaliser qu’on a du temps devant soi, on n’a plus le temps de rien faire… Vous me suivez ? De quoi tourner chèvre !

Il y a bien l’écharpe de portage, une bénédiction pour les mères pas désespérées mais presque : un petit tour, un gros nœud et hop, les mains sont enfin libérées pour faire la cuisine, le repassage ou un peu de nettoyage, avec un peu d’entraînement… Mais le principe fondamental de la chose, c’est le mouvement perpétuel, un balancement sans fin du bébé koala, alors s’asseoir devant l’ordinateur sous prétexte que son blog de cuisine se morfond tout seul et abandonné, c’est tenter le diable, c’est le début de la fin, un adieu à sa tranquillité précaire !

Alors j’abandonne mon ouvrage et je vais marcher avec mon petit bout de chou… Je « gym-poussette » au jardin Lecoq, je m’oxygène les neurones, j’arpente les étals des marchés clermontois prête à me laisser surprendre par de nouveaux anciens légumes.

Et c’est ainsi qu’au marché à Saint Jacques j’ai trouvé chez un producteur bio de jolies pépites que j’ai embarquées dans mon panier bien décidée à en tirer la substantifique moelle entre deux services de lait à ma petite goulue.

J’ai donc coupé en deux ma découverte pour me donner des idées et voilà ce qui m’est apparu :

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C’est bien une betterave que vous voyez là… Elle est belle non ? Je suis immédiatement tombée amoureuse de ses nervures, de ces dégradés de jaunes si lumineux. On a tout de suite envie de rendre tous les honneurs à une telle beauté… J’aurais voulu faire toute une déclinaison de mousses et de purées, de chips et de gelées mais le temps (encore lui) m’a manqué et je me suis contentée de préparer un modeste chutney pour accompagner un foie gras.

Enfin modeste, modeste, il a suscité beaucoup d’interrogations et j’ai dû promettre de mettre la recette en ligne. Une amie croisée devant mon fournisseur officiel de betteraves multicolores m’a rappelée à l’ordre mercredi dernier et je m’exécute donc pour ne pas la faire languir davantage.

Chutney de betterave jaune

1 belle betterave

1 cuillère de miel

1 c. à soupe de vinaigre de cidre

1 bonne pincée de gingembre moulu

1 pincée de curcuma

sel et poivre

Commencez par porter à ébullition une quantité d’eau suffisante pour plonger les morceaux de betteraves que vous n’allez pas tarder à couper. Salez au gros sel. Epluchez donc cette betterave dont nous parlions, lavez-la soigneusement et débitez-la après lui avoir rendu un dernier hommage… Laissez-la cuire 25 minutes environ (à la tendresse du couteau), puis égouttez les morceaux et hachez-les menu menu.

Pour cela, j’ai une jolie tourniquette bien pratique.

Remettez ce hachis dans une casserole avec les épices, le miel et le vinaigre. Ajustez le tir à votre convenance et assaisonnez à volonté.

Délicieux et surprenant avec un foie–gras ou une viande blanche.

En bonus, une photo de la version rose des betteraves à l’ancienne de ce producteur bio… Un vrai bijou, on aurait envie de la porter au doigt !

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11 mars 2009

Une sauce verte pour accompagner un pavé de saumon

Oh la la ! J’ai honte ! Quand je vois que je n’ai rien écrit depuis déjà deux semaines ! Je ne pensais pas qu’un bébé occupait autant, pour moi, entre les tétées, on était un peu libre mais en fait, ce n’était qu’une douce illusion, une image retouchée dans Marie-Claire…

Enfin, je vous rassure, ce n’est que du bonheur même s’il faut un peu (c’est un euphémisme…) repenser son rythme de croisière.

Alors en deux deux, je vous livre une petite recette de sauce minute bien sympathique pour habiller un pavé de saumon juste saisi à la poêle (sur feu bien vif évidemment pour qu’il ne colle pas et prenne une belle couleur tout en restant encore bien rose à l’intérieur).

J’essaie de plus en plus de faire des sauces sans crème ni beurre, même si je cède encore souvent à l’appel des sauces bien riches…

Celle-ci, je l’avais testée à Noël, pour un petit tête à tête bien agréable… C’était frais et fruité, et en plus, c’est bon pour les artères !

Pour 25 cl de sauce vertecuisine_436

5 cl d’huile d’olive

5 cl d’amandina ou de soja sauce

5 cl de lait de noisette

5 cl de jus de citron

½ botte d’estragon et de coriandre mélangés

sel/poivre

Un bon coup de blender le temps d’obtenir une jolie crème et on met à chauffer pendant que le saumon cuit…

Impossible de résister au « sauçage sauvage » !

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18 février 2009

Coeurs coulants au chocolat noir

Mon petit ange dort du sommeil du juste…ça me laisse à peine de temps pour vous faire part, mais un peu tard, d’une recette idéale pour faire chavirer le plus difficile des petits cœurs… Après tout, il n’est pas nécessaire d’attendre la prochaine Saint Valentin pour régaler sa moitié !

J’avoue succomber immanquablement dans un restaurant lorsque sur la carte des desserts le chef associe les mots magiques que sont « chocolat » et « coulant ». peut-être ai-je été un peu trop conditionnée par la pub mythique ou une poire puis une femme sont recouvertes de chocolat. Depuis, me parler de chocolat noir me rend très légèrement hystérique…

La recette que je vais vous livrer est simplissime, rapidissime et bonnissime ! En plus, on peut garder les petits bouchons au frigo ou au congèl (à condition bien sûr de les laisser décongeler tranquillement bien entendu) jusqu’à dégustation. 7 ou 8 minutes de cuisson et c’est le septième ciel garanti !

Pour 10 ou 12 moules à darioleHPIM2449

125 g de beurre

150 g de chocolat à dessert noir corsé

150 g de farine

180 g de sucre

3 œufs

1 jaune d’œuf.

Faites fondre le beurre et le chocolat en parcelles au bain-marie ou au micro-ondes.

Réunissez dans un grand cul de poule la farine et le sucre. Ajoutez les œufs en fouettant bien pour obtenir un appareil homogène. Mélangez bien le beurre et le chocolat fondu et verser dans le cul de poule. Continuez à mélanger pour obtenir un bel appareil assez épais.

Beurrez et farinez légèrement vos moules à dariole. Remplissez-les avec deux cuillères de pâte environ.

Au moment voulu, préchauffez votre four à 270°C.

Enfournez 8 minutes et démoulez immédiatement. Un bon torchon et un coup sec sur l’assiette, on y arrive vite.

Un véritable délice je vous dis !

Le temps de cuisson dépendra de votre four… Il est indispensable de faire des tests avant d’émerveiller ses convives… Quel dommage, se sacrifier pour manger un gâteau test avant tout le monde !… Et attention, je me suis laissée piéger : si vous sortez les gâteau du frigo, comme la pâte est plus froide, il faut compter un peu plus de temps de cuisson !

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04 février 2009

Tatin aux poires vanillées, caramel au beurre salé

Mon petit ange s’est enfin endormi au creux de notre lit après une tétée réparatrice…

Profitons-en pour rattraper un peu notre retard ! Les recettes et les photos s’accumulent mais je ne trouve jamais assez de temps pour un petit billet… Qué malheur ma pauvre dame !

Alors commençons le retour en arrière : premier dimanche après ma sortie de la maternité, les grands-parents veulent voir leur petite-fille même le jour du Seigneur ! Mais vu l’irrégularité de ses rythmes, je préfère recevoir à la maison plutôt que de passer deux heures à regarder les autres manger pour cause de besoin urgent de téter…

Pour la petite histoire, elle a été angélique, à dormir d’une traite pendant tout le repas… A croire qu’elle veut impressionner ses grands-parents, elle nous fait le coup à chaque fois : quand on leur dit que la nuit a été dure, qu’elle n’a pas voulu dormir, ils doivent croire que l’on ment ! Tant mieux remarquez, comme ça, ils seront moins tentés de refuser lorsque l’on aura besoin de baby-sitters. Elle est bien notre fille quand même, y a pas à dire !

Tout ça pour vous donner ma recette de la tarte tatin aux poires vanillées. Un pur délice :j’avais ressorti un bout de pâte brisée au seigle pour improviser vite fait quelque chose. Le choix était vite fait, il ne me restait que quelques poires dans mon compotier.

J’ai tenté le beurre salé pour contrebalancer le sucré du caramel avec une pointe de jus de citron pour relever les goûts. Une gousse de vanille de chez Gaucher (pour les non-clermontois, le meilleur épicier de notre ville) et le tour était joué. Il fallait d’ailleurs vite le jouer avec un bébé qui pouvait se mettre à pleurer d’une minute à l’autre !

Pour une jolie tarteHPIM2255

 250 g de pâte brisée :

75g de farine de seigle

75g de farine de blé

75 g de beurre

10 g de sucre

1 pincée de sel

1 jaune d’oeuf

5 cl d’eau

5 poires pas trop mûres

50 g de beurre salé

le jus d’un citron

150 g de sucre non raffiné

1 gousse de vanille

Pour ceux qui n’auraient pas suivi tous les chapitres précédents et n’auraient pas encore dans leur congel un bout de pâte brisée, confectionnez votre pâte comme indiqué ici.

Pour les autres, préchauffez votre four à 180°C.

Lavez, épluchez et évidez vos poires. Démarrez un caramel sur feu moyen dans une casserole suffisamment grande pour accueillir par la suite les morceaux de poire. Attention de bien répartir le sucre sur tout le fond et parsemez de morceaux de beurre.

Ouvrez la gousse de vanille et grattez l’intérieur, puis rajoutez bâton et poudre dans le caramel en formation.

Coupez les poires en quartiers, citronnez-les abondamment et déposez-les dans le caramel qui commence à brunir. Quelques petits tours dans la casserole et on éteint.

Abaissez la pâte en un disque assez épais.

Disposez les poires en rosace dans un moule à manquer (en silicone, c’est le top pour le démoulage) en laissant la gousse de vanille pour les plus gourmands, et recouvrez avec le disque de pâte. Bordez un peu et enfournez pour 40 minutes.

Laissez tiédir et dégustez sans plus tarder !

Pour le démoulage, gardez bien la grille en dessous pour éviter les catastrophes.

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26 janvier 2009

brochettes de canard à la mangue, marinade à la citronnelle

Pas facile de se dégager un peu de temps entre deux tétées… Romane mange comme quatre et ses menus sont si peu variés qu’ils ne méritent pas vraiment un billet !

Alors petit retour en arrière, pour vous faire partager notre menu de Noël, alors même que j’avais encore un ventre bien rond et des nuits paisibles…

Ce fut pour nous l’occasion d’un petit dîner en amoureux, comme souvent remarquez, mais avec cette fois la ferme conviction que ce serait un des derniers avant longtemps. Il avait donc une saveur toute particulière, alliant nostalgie et impatience, aussi près que nous étions alors de rencontrer celle que nous avions attendue pendant 8 mois.

J’ai donc voulu proposer à nos papilles exigeantes un plat adapté à ce mélange de sentiments opposés, un plat aigre-doux, un plat un peu surprenant…

Mon amoureux avait émis le vif désir de manger du canard ; plus traditionnel, tu meurs… A moi de lui donner un air de fête.

La mangue est un compagnon maintenant classique du magret ; mais comme c’est de loin mon fruit préféré que je mangerais par charters entiers (et oui, ma conscience écologique a de nombreuses failles… Mais je me fouette en pensée à chaque fois que je cède à la tentation !), je me suis laissé aller à la facilité en essayant cependant de corser un peu l’exercice avec une marinade de mon invention.

Que dire ? On s’est régalé encore une fois et la citronnelle nous a entraînés vers des contrées inexplorées…

Pour 2 personnescuisine_428

1 magret de canard

1 grosse mangue

4 grains de poivre

5 cl de sauce soja

le jus d’1 orange

2 bâtons de citronnelle

5 cl d’huile de colza vierge

1 cuillère de sucre roux

L’après-midi, avant de vous préparer pour votre dîner galant, réunissez dans votre blender ou dans votre mixer les éléments de la marinade : le poivre, la sauce soja, l’orange pressée, les bâtons de citronnelle émincés et l’huile de colza. Laissez bien tourner pour obtenir un mélange assez homogène.

Coupez le magret en gros dés (pour vous faire une idée, j’en ai obtenu 24) que vous arroserez avec la marinade. Laissez ensuite reposer au frigo au moins une heure.

Plus tard dans la journée, coupez la mangue le long du noyau pour prélever les deux joues. Quadrillez avec un couteau pointu et à dent la chair sans cependant abîmer la peau. Une légère pression en dessous et vous obtiendrez de jolis dés en hérisson… C’est magique.

cuisine_419cuisine_422

Reprenez votre canard, pressez les dés pour retirer le surplus de marinade en faisant bien attention de la récupérer pour confectionner la sauce.

Il ne reste plus qu’à enfiler les perles sur des brochettes : quatre dés de mangue et quatre dés de canard en alternance. Rangez ensuite au frais votre œuvre.

Pour la sauce, résistez à la tentation et raclez sur la mangue toute la chair restante y compris celle qui se situe autour du noyau (vous pourrez quand même vous permettre de sucer le noyau…). Passez au blender la marinade et la chair sauvée d’un grignotage annoncé, ajoutez le sucre roux et rectifiez l’assaisonnement à votre convenance.

Le moment venu, mettez à chauffer la sauce à feu doux et dans une poêle sur feu vif, saisissez les brochettes 1 à 2 minutes sur chaque face en salant légèrement.

Deux brochettes suffiront, surtout qu’il vaut mieux ne pas trop surcharger l’estomac de son compagnon et garder un peu d’appétit pour la suite des évènements.

Cela vous permettra de vous refaire une tournée de brochette le lendemain à deux ou en solitaire, histoire de vous récompenser des efforts fournis la veille !

Posté par clemenciel à 17:28 - volailles - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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