27 janvier 2012
Crapiaud aux pommes, pour préparer la Chandeleur
Au secours ! Je me noie dans un verre d’eau et peine à faire surface ! Le démarrage d’une activité avec deux crevettes qui tètent encore des biberons, c’est les douze travaux d’Hercule, la testostérone et les supers pouvoirs en moins !
La com’ à lancer, le site à monter, les dossiers de création à remplir, les programmes de cours de cuisine à prévoir jusqu’à la Saint Glinglin, les conventions, les partenariats, les contacts, la prospection, la réalisation, l’organisation, les couches, Dora l’exploratrice… Le compte y est !
Pour se remonter, rien de tel qu’un dessert bien de saison, le crapiaud aux pommes : lorsque je travaillais au Grand Hôtel Prouhèze à Aumont Aubrac, on servait ce dessert côté brasserie et les clients se régalaient. J’en adorais la bonne odeur de calvados.
Du côté du Cantal, si je ne me trompe pas trop, c’est la Pachade… Mais, ça, c’ets une autre histoire, et Cantal et Aveyron ont tellement de choses en commun niveau gastronomie et terroir que je m’y perds facilement.
Pour 2 gros crapiauds à partager, ou 4 pour les individualistes :
150 g de farine
20 g de sucre
Une pincée de sel
4 œufs
¼ de litre de lait
75 g de beurre noisette
Un bouchon de calvados
4 ou 5 pommes
Sucre roux
Un peu de beurre
Première chose, mettre à fondre le beurre jusqu’à ce qu’il devienne noisette (des petites particules bien foncée apparaissent et une odeur caractéristique vient vous chatouiller les narines.
Ensuite, ça se passe comme pour la pâte à crêpe : on tamise la farine dans un saladier, on ajoute le sucre, une pincée de sel et on casse les œufs par-dessus. Au fouet, on travaille vivement pour ne laisser aucune chance aux grumeaux qui voudraient faire leur place au soleil. Puis on délaye avec le lait et le calvados peu à peu et on finit en arrosant avec le beurre noisette légèrement refroidi et passé au chinois fin (pour enlever les petites particules brûlées.
Un coup au frais, histoire que ça repose et que vous vous reposiez aussi ! Pour les plus courageux, ou ceux qui ne veulent pas perdre de temps au moment d’envoyer le dessert, préparez les pommes : après les avoir lavées, épluchées, épépinées, coupez-les en 8 « quartiers » (idiot de dire quartiers alors qu’on obtient 8 morceaux !). Dans une grande poêle, faites un caramel avec le sucre (une bonne petite couche, au jugé 100 g), et quelques morceaux de beurre (25g), laissez-les faire tranquillement mais sûrement sur feu assez vif. Lorsque le caramel est formé, déposez vos quartiers pour les en enduire sur toutes les faces.
Stoppez alors la cuisson et réservez les pommes et le jus à part (une belle sauce, ce serait dommage de gâcher !).
Au moment du dessert, allumez le feu vif sous la poêle parsemée de sucre, lorsque le caramel se forme, posez les pommes en rosace et recouvrez d’une bonne dose de pâte. Si vous êtes parti pour un grand crapiaud, la moitié de l’appareil, rien de moins !
Laissez cuire pendant 4 minutes avec un couvercle, puis retournez d’un coup sec le crapiaud sur une grande assiette puis remettez-le à cuire sur l’autre face, à nouveau 3 à 4 minutes.
Le crapiaud est prêt à déguster ! Pour les gourmands impénitents, un peu de calvados et de cassonade à l’envoi feront votre bonheur, pour les autres, le caramel réservé de la cuisson des pommes sera un délice…
Petit rappel, vous pouvez me suivre sur Facebook, pour vous tenir au courant des cours de cuisine, des nouvelles recettes, de jolies découvertes...
09 janvier 2012
Meilleurs voeux et mon programme de réjouissances version 2012
Bonjour tout le monde et meilleurs vœux pour cette nouvelle année, puisque mes billets se font rares et que je n’ai rien publié depuis, pfiou… au moins décembre 2011 : la honte totale quoi !
Pourtant je ne fais que penser, écrire, vivre cuisine, mais tout s’accélère et je dois mettre de l’ordre dans tellement de dossiers à la fois que, avouons-le, je fais passer, très momentanément n’en doutons pas, le blog au second plan…
Donc, je vous souhaite une année 2012 fantastiquement incroyable, démesurément gourmande et immensément pleine d’amour.
Pour moi, si cela vous intéresse, 2012 commence sur les chapeaux de roue : je démarre enfin mon activité !
« La Table de Clémence » :
Cours de cuisine pour adultes, pour enfants et pour jeunes mamans terrorisées par la « diversification alimentaire », mais aussi rédactionnel cuisine, animation de réseaux sociaux pour entreprises de bouche, et pour réutiliser mon expérience en restauration collective, coaching et formation professionnelle cuisine saine, locale, et application des normes HACCP, bonnes pratiques alimentaires pour les petites collectivités.
Ça fait du pain sur la planche mine de rien, surtout que tout démarre à la fois : c’est comme cela, pendant deux ans je pouponnais gentiment en me demandant ce que j’allais bien pouvoir faire ensuite, en doutant de mes capacités et de la voie que j’avais prise ; et soudain, pouf ! Tout arrive d’un coup :
Programmation de cours de cuisine au CRESNA, dans une magnifique cuisine d’application « comme à la maison mais en mieux et en plus vaste » ;
Des envies communes avec des parents d’une crèche parentale clermontoise rencontrés lors des dépôts de questionnaires PtiPois (comment cela ça ne vous dit rien ? C’est que vous n’avez pas lu ceci !)
Un contact chaleureux avec la créatrice de l’entreprise MB Aromes, Sigolène Moricheau-Bauchant qui conçoit et concocte avec son mari des Brums, sprays airless d’huiles essentielles alimentaires bio, et qui cherchait lorsque nous nous sommes rencontrées pour l’enregistrement de « La Table de Clémence » de novembre, une personne pour entretenir leur site et leur blog…
Et maintenant, faut assurer sur tous les plans !!!!
Bon, pour les cours de cuisine pour les individuels et les groupes, pas de souci, j’ai quand même mon BEP et mon Brevet Professionnel Cuisine et niveau animation, je pense que je me débrouille, p’têt même mieux que d’autres… Avec moi, c’est non seulement une leçon mais aussi et surtout un moment convivial et amusant.
Mais comme je souhaite aussi insuffler dans mes cours une bonne dose de slow food, une pincée de bio et une bonne tartine de local et durable, faut que je me blinde sur ces questions qui me sont chères déjà, mais que pour transmettre, il faut maitriser complètement.
Pour le rédactionnel, je commence à avoir un peu d’expérience, entre « envies et délices », mon site, la radio et tout ce qu’il y a autour, dont Facebook, c’est mon côté amoureuse des belles lettres et des correspondances qui ressort. Mais encore faut-il trouver le temps !
Et pour les cours aux jeunes mamans, je dévore tous les livres existants sur l’alimentation des tout-petits, parce que je suis convaincue qu’il faut démystifier la sacrosainte « diversification alimentaire » et prendre le taureau par les cornes, pour voir moins de bouts de choux gavés aux petits-pots standardisés et bourrés d’amidon modifié.
JE VEUX FAIRE PASSER AUX MAMANS (et papas, je ne suis pas sectaire !) UN MOMENT AGREABLE, AVEC LEURS BAMBINS A PORTEE DE MAIN ET DE FOURCHETTE, POUR REAPPRENDRE A UTILISER LES PRODUITS DE SAISON ET DES PRODUITS BIO ET POUR PREPARER PETITS POTS ET DINER DE LA FAMILLE EN EN UN COUP DE CUILLERE A POT.
Le programme des réjouissances ?
Je le mets à jour sur ma page Facebook et sur celle du CRESNA, mais je vais aussi faire en sorte qu’il soit dispo sur mon site « la Table de Clémence », pour les récalcitrants au monde merveilleux de Big Brother.
• On commence par ce qui sera le plus récurrent :
« LE B-A BA DES BEBES », tous les lundis et vendredis de 9h à 10h30, selon nombre d’inscriptions,
au CRESNA, 277 rue de l’Oradou, 63000 Clermont-Ferrand.
Le speech :
"Notre cuisinière Clémence Moulinou, propose aux jeunes mamans et aux mamans en devenir, de tester des recettes pour faire de leurs bébés de joyeux petits gourmets. Un moment convivial, d'échanges et de cuisine pour que toute la famille se régale avec des produits de saison.
Les bébés sont les bienvenus!
Participation: 39 euros TTC
Emmenez vos petits pots et vos gamelles vides, pour les remporter remplis!"
Inscription nécessaire au 06-74-00-98-17, ou au 06.71.30.33.70
ou par mail : contact.cresna[at]gmail[point]com ou latabledeclemence[at]gmail[point]com »
Petit plus, pour ces cours et ceux adultes, Delphine Faucon et Sarah Boivin du CRESNA vont mettre en place une carte de fidélité pour bénéficier de réductions!
• Vendredi 13 Janvier, à 18h30 : au CRESNA, 277 rue de l’Oradou, 63000 Clermont-Ferrand.
FOCUS SUR LA LENTILLE, A TOUTES LES SAUCES,
"Notre cuisinière Clémence Moulinou vous propose de décliner la lentille, du Puy et de la Planèze, de l'entrée au dessert...
Laissez-vous surprendre par votre quotidien!"
Participation: 45 euros TTC
Inscription nécessaire avant le 11 janvier au 06-74-00-98-17, ou au 06.71.30.33.70
ou par mail : contact.cresna[at]gmail[point]com ou latabledeclemence[at]gmail[point]com
• Lundi 16 janvier à18h00, au CRESNA :
Atelier festif, spécial Pongal: à la découverte des saveurs indiennes
"Chaque année, le 15 janvier, suivant la tradition Tamoul,dans le Sud de l'Inde, on fête « Pongal »: l'ébullition. On salue ainsi le commencement de la nouvelle année de récolte: la maison fait peau neuve, on remercie Mère Nature pour sa générosité. En particulier, on remercie Sourya, le Soleil, en faisant bouillir le riz nouveau.
En cette occasion, Clémence Moulinou vous propose une initiation aux saveurs indiennes: pongal, varouval, dhal, porival...
Un diner végétarien, à partager ensemble ou à ramener à la maison!"
Participation: 45 euros TTC.
Inscription nécessaire avant le vendredi 13 janvier, au 06-74-00-98-17 ou 06.71.30.33.70
ou par mail : contact.cresna[at]gmail[point]com ou latabledeclemence[at]gmail[point]com
• Vendredi 20 janvier, à 18h30, au CRESNA :
Atelier Cuisine Plaisir: Trois petites truites cuites...
"Parce que l'Auvergne est aussi terre de poissons, apprenez à cuisiner autrement que meunière la reine de nos rivières et de nos lacs.
Sortez de l'ordinaire en compagnie de Clémence Moulinou qui vous proposera de réaliser une entrée et un plat à base de truite produite localement bien entendu. Vous confectionnerez également un dessert gourmand et de saison, pour déguster ensemble le fruit de votre travail.
Laissez-vous surprendre par votre quotidien!"
Participation par personne: 45 euros TTC
Inscription nécessaire avant le 19 janvier au 06-74-00-98-17 ou 06.71.30.33.70
ou par mail : contact.cresna[at]gmail[point]com ou latabledeclemence[at]gmail[point]com
• Lundi 23 janvier, à 18h30, au CRESNA :
Atelier Cuisine Festif : spécial Nouvel An Chinois
"Pour fêter dignement le passage à l'année du Dragon, notre cuisinière Clémence Moulinou vous propose une initiation à la cuisine asiatique: ravioli chinois, porc à l'aigre-doux, crème de coco au citron vert...
Vous dégusterez ensuite le fruit de votre travail dans une ambiance conviviale, il va sans dire!"
Participation par personne: 45 euros TTC
Inscription nécessaire avant le 21 janvier au 06-74-00-98-17 ou 06.71.30.33.70
ou par mail : contact.cresna[at]gmail[point]com ou latabledeclemence[at]gmail[point]com
• Samedi 28 janvier à 15h00, au CRESNA :
Atelier cuisine parents/enfants: des crêpes à tue-tête!
"La Chandeleur, c'est le 3 février!
Pour vous préparer à faire sauter les crêpes, Clémence Moulinou vous propose un atelier parent/enfant (à partir de 5 ans), pour tester ensemble des farines différentes, des garnitures salées et sucrées et des pâtes à tartiner maison, saines et savoureuses.
Vous repartirez avec votre tartinade maison et une folle envie de recommencer!"
Participation pour un parent et un enfant: 45 euros TTC
Inscription nécessaire avant le 26 janvier au 06-74-00-98-17 ou 06.71.30.33.70
ou par mail : contact.cresna[at]gmail[point]com ou latabledeclemence[at]gmail[point]com
• Lundi 30 janvier, 18h00, au CRESNA :
Atelier cuisine Plaisir: les Aphrodisiaques
"La Saint Valentin approche à grand pas...
Clémence Moulinou vous propose un voyage au pays des ingrédients aphrodisiaques, qui vous surprendront peut-être!
Pour pimenter les choses, nous nous la jouerons "finger-food", amuse-bouches, et mignardises pour favoriser les jeux de mains!
Prévoyez des contenants pour rapporter vos oeuvres à votre valentin, s'il ne vous a pas accompagné au cours!"
Participation: 45 euros TTC par personne.
Inscription nécessaire avant le 28 janvier au 06-74-00-98-17 ou 06.71.30.33.70
ou par mail : contact.cresna[at]gmail[point]com ou latabledeclemence[at]gmail[point]com
• Vendredi 3 février, 18h30, au CRESNA (sous réserve de confirmation) :
Les secrets des pâtes fraîches: tortellini auvergnats, tagliatelles et Cie
"Notre cuisinière Clémence Moulinou vous propose de confectionner avec elle des pâtes par milliers, avec des produits locaux, de saison, pour redécouvrir le goût des choses simples et dompter la machine à pâte et le rouleau!"
Participation: 45 euros TTC.
Inscription nécessaire au 06-74-00-98-17 ou 06.71.30.33.70
ou par mail : contact.cresna[at]gmail[point]com ou latabledeclemence[at]gmail[point]com
Avec tout cela, on va bien arriver à se rencontrer un jour prochain !
Si ce n'est au CRESNA, chez vous, ou avec d'autres associations...
En attendant, faites un tour sur mon site, qui s’embellira avec le temps, suivez-moi sur Facebook, et promis, je publie très vite les recettes et les photos des gâteaux d’anniversaire de ma gamba préférée, qui a soufflé trois bougies il y a peu… Le temps passe !
25 novembre 2011
L'émission de Novembre est disponible!
Ce mois-ci, j'ai interviewé Sigolène Morichau-Beauchant pour qu'elle nous présente ses bébés, les Brums, produits en Auvergne, à Bournoncle-Saint-Pierre, et pour lesquels, j'ai véritablement eu un coup de coeur.
Imaginez des huiles essentielles alimentaires, spécialement conçues et dosées pour la cuisine... Un pschittt et votre plat est transformé, pour de vrai! Même mon homme s'est laissé surprendre et le recommande aux personnes qu'il croise, faut dire!
Le plus difficile, c'est de choisir: coriandre, thym, poivre noir (très floral, pas piquant, vraiment surprenant), cumin, pamplemousse rose... J'en passe et des meilleurs. Faites un tour sur leur site: ça paraît un peu cher, mais ce sont 100 pressions par flacon, qui remplacent avantageusement des dizaines de paquets d'herbes fraîches (quand on les trouve...) des tubes d'épices qui s'éventent et prennent toutes les bactéries qui passent.
C'est bio, c'est durable et c'est au maximum local.
Et puis ça fait chic dans une cuisine, vous ne trouvez pas?
Le seul souci, c'est qu'on devient très vite accro!
Du coup, j'allais oublier l'essentiel, le lien vers l'émission, je vous laisse la chercher sur la page... Et vous balader sur mon site, si ça vous chante!
Pour une petite idée d'utilisation,un couscous de légume à la coriandre
21 novembre 2011
De retour d'Eurogusto
Mais que c’était bon, mais que c’était beau, Eurogusto 2011 !
Des produits magnifiques, des vins renversants, et surtout, des rencontres exceptionnelles !
Trois jours de sourires, trois jours d’amitiés, trois jours de sincérité… De quoi se regonfler à bloc pour partir vers de nouvelles aventures toujours « meilleures, plus propres et plus justes », pour faire plaisir à Carlo, notre gourou vénéré, qui, au vu des stands et du programme tourangeau, peut déjà être fier de ses ouailles, sans aucun doute !
J’ai toujours un peu peur des salons gourmands, où l’on croise beaucoup de camelots qui font passer la vente avant le produit. Dans notre société ultra-commercialisée, les occasions de dépenser nos maigres économies sont déjà si nombreuses, que se rendre de son propre chef dans une foire expo, c’est se jeter dans la gueule du loup, un grand sourire aux lèvres.
On apprend tellement plus en allant à la rencontre du producteur dans son fief à condition bien sûr d’avoir son cœur, ses yeux, et tous ses sens en éveil. Ça fait peut-être un peu trop « Petite Maison dans la Prairie », mais tant pis, j’assume !
Etre ouvert au monde, c’est la leçon que je retiens d’Eurogusto.
Oui, je le savais déjà, mais on a toujours des moments de doute, des baisses de moral, qui remettent en cause cette ouverture nécessaire, cette écoute sans condition ni attente en retour.
J’ai vu des gens courageux, des sages, des amoureux de la Terre, du fruit de leur travail, qui prennent le temps d’admirer les étoiles ; j’ai vu des personnages hauts en couleur qui n’hésitent pas à donner la main.
Et puis, j’ai eu la chance qu’Eva me fasse confiance, j’ai eu la chance de pouvoir animer l’Espace Transmission, où l’on remettait à l’honneur le geste précis, « les mains qui virevoltent », comme le disait l’incroyable Gérard Cagna (mais je ne le dis pas trop fort sinon il va encore choper le melon!), ancien chef macaroné et éternel jeune reporter culinaire et humain.
Des rencontres avec de grands messieurs (Thierry Millet et Denis Ferrault, tous deux Meilleurs Ouvriers de France en service et Arts de la table ; Stéphane Bonnat, virtuose du chocolat à Voiron, Claude Dugué, chevalier défenseur de la châtaigne et de la biodiversité familière ; et Willy Rivoal, le champion de l’Andouille de Guéméné, dont le talent frôle la démence tant son métier est un véritable sacerdoce) et une grande dame, Laura Zavan, qui a transmis à son tour les secrets de « La Pasta » à un jeune apprenti du Lycée Hôtelier Albert Bayet.
Je n’en menais pas large à la veille de cette course de fond. Moi toute petite devant ces passionnés aguerris, j’avais du mal à me trouver une quelconque légitimité. La vérité, c’est qu’ils étaient tout aussi stressés que moi, et qu’ensemble, on a réussi à faire de ce nouvel espace, un endroit convivial et généreux. Au-delà de la démonstration, c’étaient les bases qui étaient à l’honneur, comme découper un poulet, le brider, désosser une selle d’agneau, les pâtes et le pain ; et le fonctionnement de l’apprentissage : un maître et son élève face à nous, le travail de celui-là pour assimiler concrètement ce qu’on lui offre et lui montre.
Les mains de Laura et de son apprenti d'un jour
Les prochains candidats à la découverte,
avec leur professeur Jean Bru.
Le plus incroyable ? La fabrication de l’andouille de Guéméné, le travail pour préparer des mètres et des mètres de chaudins (des intestins de cochon), pour les dégraisser au couteau, les trier, les enfiler un à un sur une aiguilles, jusqu’à trente épaisseurs, avec amour et patience. Hallucinant !
Je ne regarderai plus jamais une andouille de la même façon, c’est évident.
Eurogusto, ça a été aussi des dîners avec Agnès, du Goût est dans le Pré, toujours souriante et enthousiaste,
Madame La Présidente (Volcaniac) présente les "O la Vache" de Myriam Grasset et Les Brum'
...avec mon convivium, qui présentait une sélection de produits d’Auvergne sur le stand Volca’niac,
...avec Gérad Cagna enfin, « mon coach », à refaire le monde et à entendre de belles paroles d’une demoiselle si jeune et si forte à la fois…
Deux ans à attendre pour la prochaine édition. Je vais trouver le temps long d’ici là… ou pas !
De retour chez moi, avec mes jolies crevettes, il ne reste plus qu'à suivre ma route et à me régaler chaque jour un peu plus.
15 novembre 2011
Le cuisinier, de Martin Suter: un régal ayurvédique
Réveil d’un week-end en célibataire sans enfants…
Deux jours à lire, à écrire, à sortir, à s’alanguir dans un bain interminable, sans un bruit, sans un pleur. Du bonheur ! Enfin presque, parce que quand on s’est habitué aux rires, aux « c’est à MOiiiiii ! », aux « Maaaaman !!!! », ben bizarrement, très bizarrement même, ça manque.
Chronique du masochisme ordinaire…
Bon je vais faire court, faut faire bouillir la marmite, et tant que ma plume ne me procure ni canard, ni beurre dans les épinards, je vais voir si je peux être plus forte que la crise et me trouver un turbin si ce n’est malin, en tout cas certain.
Vous savez que j’adore les romans qui parlent un tant soit peu cuisine… Dans cette veine, j’ai dévoré Le Cuisinier de Martin Suter. L’histoire : Maravan, un chef tamoul confronté à la société occidentale et pris malgré lui dans une entreprise de cuisine aphrodisiaque, allant contre toutes ses convictions culturelles et religieuses, croise la route de Dalman, un conseiller véreux impliqué dans des trafics d’armes internationaux.
C’est peut-être un peu caricatural, je ne suis pas experte en géopolitique… mais ça replace bien les choses, et surtout au niveau odeurs et couleurs, ce qui m’intéresse avant tout (en tout cas ici), on en prend plein les mirettes et les naseaux, le tout sans bouger de sa chaise longue.
Extrait :
« -Vous êtes doué pour quoi ?
-Pour la cuisine.
-Eh bien, racontez-moi la cuisine.
-La première fois que j’ai vu ma grand-tante préparer de l’aalangai puttu, j’avais peut-être cinq ans. Elle transformait du riz et des haricots en farine, de la noix de coco râpée en lait, le tout en une pâte et celle-ci en beaucoup de petites boules qu’elle métamorphosait, avec de la vapeur, du lait de coco et du sucre de palme, en fausses figues de banian sucrées. J’ai appris à l’époque que cuisiner, ça n’est rien d’autre que métamorphoser. Du froid en chaud, du dur en moelleux, de l’aigre en doux. C’est pour cette raison que je suis devenu cuisinier. Métamorphoser les choses me fascine.
-Vous êtes un cuisinier admirable.
-Ce que j’ai fait aujourd’hui, ça n’était rien du tout. Je veux aller plus loin. Continuer à métamorphoser ce qui l’a déjà été. Rendre croustillant le dur devenu du moelleux. Croustillant ou mousseux. Ou fondant. Vous comprenez ? Je veux… (Il chercha les mots justes.) Je veux faire quelque chose de neuf avec ce qui est familier. Quelque chose de surprenant avec de l’attendu. »
La devise de tout cuisinier…
Tiens, je me l’emmène à Euro Gusto, ce week-end. A l’espace Transmission, ça fera peut-être parler…
Ah ! Vendredi soir, à 19h30, c’est « La Table de Clémence » sur RCF Puy de Dôme… Alors on écoute ou on podcaste ici… Et on commente là !
11 novembre 2011
Couscous de légumes brumé de coriandre fraîche
J’adôôôôre enregistrer mes émissions de radio ! Je rencontre toujours des gens passionnants, ouverts, inventifs, amoureux du bon, amoureux du beau, de la terre et du plaisir.
Lundi dernier, rencontre avec Sigolène Morichau-Beauchant, créatrice avec son mari des arômes naturels Brum’. Son interview sera diffusée sur RCF vendredi prochain (18 novembre) à 19h30, samedi 19 à 8h40 et dimanche 20 à 11h30… Pas de panique : je vous le redirai en temps et en heure, si ce n’est ici-même, en tout cas sur ma page !
J’avais craqué sur le packaging, à la fois joli et sobre, écolo et moderne (tout comme moi quoi !)… Et comme Sigolène ne se promène jamais sans un ou deux Brum’s dans sa poche, j’ai enfin pu tester, la coriandre fraîche, le poivre noir et le pamplemousse.
Qu’en dire ? Un pschitt de poivre noir sur un tournedos de bœuf juste parsemé de fleur de sel et c’est tout un poème : c’est l’odeur et la saveur du poivre juste écrasé, sans la note piquante que l’on a avec le poivre déjà moulu. Ça enivre mais ne prend pas à la gorge, c’est floral et surprenant : le poivre dans toute sa noblesse. Vraiment.
Un pschitt de pamplemousse dans un yaourt nature et c’est la pulpe du fruit gorgée de jus qui éclate en bouche. Sans les colorants artificiels, l’amidon superflu et les conservateurs que l’on trouve généralement dans les yaourts aux fruits…
Et avec le Brum’ Coriandre ? J’ai d’abord improvisé un couscous de légumes avec ce que j’avais dans mon frigo, puis un pschitt pour sublimer mon plat (si tant est que l’on peut sublimer une carotte et un navet… Enfin pas n’importe quel navet et n’importe quelle carotte : ceux du « Potager de Bélime », cultivés en bio, avec amour et patience). Décollage immédiat pour les Milles et une Nuits !
600 g de carottes
500 g de navets
200 g de pois chiches
50 g de raisins secs
2 cubes de bouillon de poule
Des queues de persil
2 c/ à café de ras el hanout
Piment doux à bon escient.
50 cl de couscous moyen
50 cl d’eau
Sel/poivre
Huile d’olive
Brum’ coriandre fraîche
La veille, mettez à tremper les pois chiche dans de l’eau froide.
Le jour même, rincez-les, versez-les dans une casserole puis recouvrez d’eau froide et mettez à cuire une bonne heure en ne salant qu’à la fin pour que les pois-chiche soient tendres à cœur.
Dans une casserole un brin plus grande, mettez deux litres d’eau et les bouillons cubes, salez au gros sel, ajoutez les queues de persil et les épices. Portez à ébullition sur feu vif.
Aux légumes maintenant : pendant que les saveurs se mêlent dans la marmite, lavez et épluchez navets et carottes puis taillez-les en gros bâtonnets. Jetez-les (avec douceur quand-même !) dans le bouillon avec les raisins secs, pour vingt minutes de cuisson.
Préparez le couscous en versant sur la semoule huilée généreusement et salée, la même quantité d’eau bouillante. Remuez à la fourchette et laissez pauser 5 minutes à l’ombre d’un couvercle.
Au moment de servir, Brumez de coriandre et dégustez.
Une remarque : la pulvérisation est très centrée, il est plus facile d’en diffuser dans le plat des légumes avant de dresser les assiettes, pour que l’arôme imprègne uniformément le contenu.
07 novembre 2011
et les enfants dans tout ça? Le Poussette Café.
Après de longues tergiversations internes, j’inaugure une nouvelle rubrique : « Et pour mes p’tits choux ? »…
Vous savez sûrement que j’ai deux crevettes dans mon aquarium, et avec elles, mes priorités ont beaucoup évolué. Quand j’ai démarré ce blog, nous n’étions que deux à la maison, c’était donc bien plus facile de se faire plaisir. Le temps avait une autre plastique, il était beaucoup plus étirable et malléable… Aujourd’hui, chaque seconde est précieuse car une seconde de perdue, c’est deux minutes de sommeil en moins pour mes petits bouquets, et moins elles dorment, plus elles sont énervées (ou au choix énervantes), et plus elles sont énervées et plus je fatigue…
Donc je cuisine bébé, je lis bébé, j’achète bébé, je me projette dans un univers professionnel bébé, mais rien dans « Envies et Délices » pour les bébés…
Quand on n’a pas grand-chose à penser, on prend son temps pour couper consciencieusement les cheveux en quatre… Créer un deuxième blog pour mes préoccupations bébé, changer le titre de celui-ci, pour le faire correspondre à ma nouvelle problématique… Mais quel titre choisir? Et mes petites recettes ? Je les abandonne ?... Ah la la !!! Mais quelle angoisse ! La face de la planète en serait changée irrémédiablement !!!
Et j’en suis venue à cette conclusion laconique : on s’en fout !
Je vais donc de temps en temps, vous faire part de mes trouvailles bambinesques…
Parce qu’en ce moment, je farfouille le net et la France réelle pour trouver la forme adéquate de mon futur chez moi (ouvert à tous bien sûr ! Pour un avant-goût : regardez par ici). Et ce serait dommage de garder pour moi toute seule les bonnes adresses, les coups de gueule, les coups de foudre pour des trucs machins qui conjuguent enfants et cuisine (sans effusions de sang ni Saint-Nicolas dans les parages…)
Premier coup de cœur de la série : Le Poussette Café, au 6, rue Pierre Sémard, 75009 Paris, France (Metro Cadet)
J’ai fait un passage éclair à Paris début Octobre pour un Salon Vente à Emporter (sandwichs et nouveaux concepts)… Mes pas m’ont tout naturellement portée vers un café gavé de bébés, face à un square truffé de gamins. Oui je les cherche ! Ben ouais ! J’étais sans mes filles, fallait quand même que j’aie ma dose de Bébé Cadum ! On est vite en manque de ces petits machins là !
C’est un café tout joli, tout calme malgré la concentration élevée d’enfants au mètre carré. J’ai dégusté tranquillement un thé en feuilletant un magazine… Des mamans s’étaient données rendez-vous avec leurs bouts de choux, un anniversaire se déroulait en même temps dans la salle du dessous, des jeunes filles discutaient castings. Un joli moment, entourée d’objets beaux et intelligents : des accessoires de chez « Barnabé aime le Café », tellement craquants, des jouets en bois, des doudous deglingos, des jeux d’ombres chinoises si poétiques, une sélection de livres pour enfants pas vus partout… On a envie de tout acheter !
Bien sûr, il y a toute l’infrastructure nécessaire pour bébé : chaises hautes, coin jeu, table à langer…
Des formules restauration légère, avec une tarte salée maison ou une soupe et un cake, à 9.90 euros, et avec en plus un dessert : 13.50 euros…
Pour les enfants, un menu sympathique avec tagliatelles au saumon, et dessert pour 9.50 euros.
Bon, pour un budget parisien, rien à redire.
On retrouve les gâteaux maison pour des formules goûter.
Ce qu’il manque pour moi ?
Une vraie cuisine bien sûr, pour pouvoir proposer des menus bébés maison aussi. Déjà, c’est pas mal : si on a oublié le petit pot de bébé, Le Poussette Café propose des petits plats « Good Goût » bio et des compotes Babybio…
Et à leur décharge, les normes sanitaires sont tellement draconiennes concernant l’alimentation de nos bambins, et la société devient si procédurière, qu’il est plus prudent de se couvrir.
Si vous poussez la porte, vous constaterez que Le Poussette Café propose également tout un tas d’ateliers pour les bébés, les enfants et les mamans. Mais là, c’est à vous de tester, parce que moi, je suis déjà de retour à Clermont !
Je vous rappelle que vous pouvez me suivre sur Facebook, pour plus de news!!!
04 novembre 2011
Baudelaire, Les Paradis Artificiels
Je suis en train de mettre en place un site où vous trouverez des accès à mes différentes activités, mes projets divers et variés, et en résumant les émissions de radio, je m'aperçois que je n'avais pas partagé avec vous le texte magnifique que j'avais lu dans l'émission d'octobre de l'an dernier: un texte sur le vin, issu des Paradis Artificiels, de Baudelaire, bien sûr...
Profondes joies du vin, qui ne vous a connues ? Quiconque a eu un remords à apaiser, un souvenir à évoquer, une douleur à noyer, un château en Espagne à bâtir, tous enfin vous ont invoqué, dieu mystérieux caché dans les fibres de la vigne. Qu'ils sont grands les spectacles du vin, illuminés par le soleil intérieur ! Qu'elle est vraie et brûlante cette seconde jeunesse que l'homme puise en lui ! Mais combien sont redoutables aussi ses voluptés foudroyantes et ses enchantements énervants. Et cependant dites, en votre âme et conscience, juges, législateurs, hommes du monde, vous tous que le bonheur rend doux, à qui la fortune rend la vertu et la santé faciles, dites, qui de vous aura le courage impitoyable de condamner l'homme qui boit du génie ?
D'ailleurs le vin n'est pas toujours ce terrible lutteur sûr de sa victoire, et ayant juré de n'avoir ni pitié ni merci. Le vin est semblable à l'homme : on ne saura jamais jusqu'à quel point on peut l'estimer et le mépriser, l'aimer et le haïr, ni de combien d'actions sublimes ou de forfaits monstrueux il est capable. Ne soyons donc pas plus cruels envers lui qu'envers nous-mêmes, et traitons-le comme notre égal.
Il me semble parfois que j'entends dire au vin : -- Il parle avec son âme, avec cette voix des esprits qui n'est entendue que des esprits. -- « Homme, mon bien aimé, je veux pousser vers toi, en dépit de ma prison de verre et de mes verrous de liège, un chant plein de fraternité, un chant plein de joie, de lumière et d'espérance. Je ne suis point ingrat ; je sais que je te dois la vie. Je sais ce qu'il t'en a coûté de labeur et de soleil sur les épaules. Tu m'as donné la vie, je t'en récompenserai. Je te payerai largement ma dette ; car j'éprouve une joie extraordinaire quand je tombe au fond d'un gosier altéré par le travail. La poitrine d'un honnête homme est un séjour qui me plaît bien mieux que ces caves mélancoliques et insensibles. C'est une tombe joyeuse où j'accomplis ma destinée avec enthousiasme. Je fais dans l'estomac du travailleur un grand remue-ménage, et de là par des escaliers invisibles je monte dans son cerveau où j'exécute ma danse suprême.
« Entends-tu s'agiter en moi et résonner les puissants refrains des temps anciens, les chants de l'amour et de la gloire ? Je suis l'âme de la patrie, je suis moitié galant, moitié militaire. Je suis l'espoir des dimanches. Le travail fait les jours prospères, le vin fait les dimanches heureux. Les coudes sur la table de famille et les manches retroussées, tu me glorifieras fièrement, et tu seras vraiment content.
« J'allumerai les yeux de ta vieille femme, la vieille compagne de tes chagrins journaliers et de tes plus vieilles espérances. J'attendrirai son regard et je mettrai au fond de sa prunelle l'éclair de sa jeunesse. Et ton cher petit, tout pâlot, ce pauvre petit ânon attelé à la même fatigue que le limonier, je lui rendrai les belles couleurs de son berceau, et je serai pour ce nouvel athlète de la vie l'huile qui raffermissait les muscles des anciens lutteurs.
« Je tomberai au fond de ta poitrine comme une ambroisie végétale. Je serai le grain qui fertilise le sillon douloureusement creusé. Notre intime réunion créera la poésie. À nous deux nous ferons un Dieu, et nous voltigerons vers l'infini, comme les oiseaux, les papillons, les fils de la Vierge, les parfums et toutes les choses ailées. »
Voilà ce que chante le vin dans son langage mystérieux. Malheur à celui dont le coeur égoïste et fermé aux douleurs de ses frères n'a jamais entendu cette chanson !
J'ai souvent pensé que si Jésus-Christ paraissait aujourd'hui sur le banc des accusés, il se trouverait quelque procureur qui démontrerait que son cas est aggravé par la récidive. Quant au vin, il récidive tous les jours. Tous les jours il répète ses bienfaits. C'est sans doute ce qui explique l'acharnement des moralistes contre lui. Quand je dis moralistes, j'entends pseudo-moralistes pharisiens.
Galettes de courge Spaghetti à la farine de châtaigne
Il y a un bout de temps, ma maman et son ami sont allés faire un tour du côté de la Bourgogne, au milieu des vignes, où vivent mon oncle et ma tante. Grand bien leur a pris, car ils en sont revenus les bras chargés de légumes divers et variés, en direct de chez mon cousin, qui après divers métiers, a enfin rejoint le droit chemin de la gastronomie, puisqu’il est maintenant producteur de légumes bio à Dôle. Ce sont nos grands-parents qui doivent être heureux là-haut ! Enfin, c’est ce qu’il faut se dire.
Je vous aurais bien donné son adresse, si vous êtes de par là-bas, mais je suis vraiment très très nulle en ce qui concerne la famille et même si on pense bien l’un à l’autre, vues nos activités connexes, et notre passé commun ; on ne s’est pas vu depuis, oh…, 4 ou 5 ans.
Et pourtant, les premières expériences culinaires, je les ai faites avec lui, à Fermaincourt, chez les grands-parents, en s’appuyant sur des sources culinaires fiablissimes : un numéro spécial d’Astrapi pour faire « comme au restaurant »… Nos pauvres cobayes !!!
Ah la la ! On vit comme des c…, toujours la tête dans le guidon, sans personne derrière qui nous y pousse.
Bon, tout cela pour dire que je me suis retrouvée à la tête d’une famille de potimarrons, courges et concombres, et d’une courge spaghetti énorme !
Alors d’accord, c’est rigolo la courge spaghetti, en théorie, mais je m’en relève pas la nuit… D’où ruse ! Et ma gamba qui ne veut pas manger de légumes, d’où double ruse !
Lui faire passer de la courge pour de la pomme de terre en paillasson. (C’est qu’y en a là-dedans, faut pas croire !)
On s’est régalé avec ce plat complet, à accompagner d’une petite salade arrosée d’huile de noisette et de vinaigre de xérès.
POUR 6 PERSONNES
1 Courge spaghetti
1 bel oignon
50 g de farine de châtaigne
150 g de gruyère râpé
50 g de parmesan
2 ou 3 œufs
Huile de tournesol
Sel/poivre
On commence par mettre à cuire la courge spaghetti dans de l’eau salée. Comptez 30 minutes minimum, vérifiez la cuisson avec la pointe d’un couteau : la bête ne doit pas résister. Coupez-là alors en deux, au sortir de la marmite. Laissez tiédir un peu, pour ne pas se brûler les doigts, et raclez à la cuillère la chair de la courge, qui se détache… en spaghetti, ben oui, sinon ça s’appellerait courge tortellini. Quoique moi, en fait, je l’appellerais plutôt courge vermicelles… Mais on ne me demande pas mon avis, alors !
Cette opération en tout cas peut être effectuée à l’avance, pour une recette minute au moment du repas.
Epluchez l’oignon, ciselez-le finement ou passez un coup de hachoir si vous êtes vraiment pressé…
Dans un récipient, réunissez la chair de courge avec la farine de chataigne (les mesures sont approximatives, tout dépend de la quantité de chair à la tête de laquelle vous vous retrouvez.) l’oignon, remuez. Ajoutez les fromages râpés, les œufs entiers et assaisonnez.
Laissez reposer un peu, que tout le monde se connaisse intimement.
Faites chauffer un peu d’huile dans une grande poêle. Prenez à la main ou à la cuillère des petites doses d’appareil et mettez à cuire en galettes, à feu moyen, 4 à 5 minutes de chaque côté.
Servez avec une jolie salade.
Ma crevette a tout dévoré, et ma gamba, comme d’habitude a snobé ma cuisine… Je désespère !!!
En tout cas, MERCI COUSIN !
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02 novembre 2011
Tu vas voir ce que tu vas voir mon petit canard!
Et voilà qu'insidieusement, Novembre s'est immiscé dans nos chaumières (plus ou moins d'époque). Ben, c'est pas tout ça, mais c'est qu'il va falloir commencer à penser (doucement) aux fêtes de fin d'année, pour ne pas se faire plumer comme des oies, à la veille des agapes traditionnelles...
En Auvergne, "un chou, c'est un chou", encore plus dans les familles à croissance exponentielle comme la mienne! Alors, quand je vois promotion, je fonce, à condition bien évidemment que le produit reste "bon, propre et juste", pour rester Slow Food, bien entendu. Je vous propose donc de faire un tour dans la boutique en ligne de la Coopérative Palmagri, qui réunit des producteurs de la région d'Auros, entre Marmande et Cadilac, en Gironde. Pour être authentique, ça l'est! Pas d'intermédiaires, des exploitations à taille humaine, des canards heureux (autant faire se peut!), depuis 30 ans. Pour s'en persuader, il n'y a qu'à regarder Madame Zago et son escadron de canetons:
Moi, tout ce vert, tout ce bon air, toutes ces plumes, ça me parle!
Palmagri propose donc en ce moment, -10% pour la Saint Martin sur les foies gras entiers. De quoi remplir son frigo ou son garde-manger en attendant les fêtes. La tranche est belle, la qualité indiscutable et le prix, très raisonnable. Et au moins, ce ne sont pas les intermédiaires qui se gavent, contrairement aux canards (désolée, ça m'a échappé...). En fouillant bien, dans la rubrique spécialité, vous trouverez les coordonnées de tous les éleveurs, des recettes pour accomoder les foie-gras qui donnent envie de passer à table, des dates pour des cours de cuisine. Le bonheur... dans le pré!
Pour ceux que ça intéresse et qui ne sont pas déjà en train de baver devant leurs écrans, La Saint Martin, c'est une fête pour célébrer la fin du cycle agricole: le 11 novembre, on fait bombance avant que la nature entre en dormance.
Ce qui me tente pas mal aussi, ce sont leurs confits à toutes les sauces, et les Castagniels, à la châtaigne.Faudra que je goûte, à l'occasion. Si vous passez par chez eux, vous pourrez même avoir la totale: les magrets (le plat préféré des français depuis peu, je vous rappelle), les canards entiers et les foie gras frais à la vente , en plus de tout ce qui est proposé à la vente sur internet. Avant le 1er décembre, c'est moins cher. Ah! la loi de l'offre et de la demande!
Quel dommage qu'à Palmagri, ils n'aient pas domestiqué des canards sauvages pour transporter les foies à tire d'aile dans toute la France... Car, je vais très certainement renouveler l'expérience bien sympathique de l'année dernière et proposer dans mon humble demeure, des ateliers "fée des foies", pour apprendre à éveiner, et à préparer son foie-gras mi-cuit. Mais, cela, je vous en parlerai une prochaine fois!!!!




























