des recettes au gré des envies, des histoires de cuisine de mets et de délices, des coups de coeur qui mettent l'eau à la bouche

17 décembre 2008

Toutes mes excuses...

Je suis désolée de ce silence intempestif... Certains évènements font que je n'ai pu ni cuisiner ni poster pendant une bonne semaine... Obligée d'ingurgiter des plateaux repas épouvantables à l'hôpital. Tout va bien rassurez-vous... Cependant, je crois que je ne posterai pas d'avantage dans les semaines à venir... Je penserai bien à vous en attendant. Vivement 2009!

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09 décembre 2008

petits financiers à dévorer sans tarder

Quand j’étais petite fille, lorsqu’on allait faire les magasins avec ma maman, l’heure du goûter était un délicieux moment… Il y avait bien sûr le monsieur de la petite baraque verte qui faisait des gaufres au sucre si légères qu’il m’arrivait d’en demander une double, histoire de m’en mettre encore plus sur le manteau. Je suis ravie de voir qu’il existe encore et que je pourrai bientôt y emmener notre petit bout de fille. Je l’ai d’ailleurs testé il y a peu pour vérifier que c’était toujours lui et que ses gaufres n’avaient pas changé…

Il y avait surtout les jolis financiers du Trianon, ce petit salon de thé bonbonnière dont la vitrine n’a jamais changé et heureusement. Leurs pâtisseries sont de véritables œuvres d’art ornées de rubans et de figures en chocolat mais je fondais toujours pour ces petits pavés de plaisir, moelleux au milieu, craquants aux quatre coins, au bon goût de beurre et d’amande.

Je cherche depuis longtemps des moules pour en faire à la maison, mais 12 euros la plaque d’empreintes en silicone ou 1.5 euros le moule individuel en tôle pâtissière, ça me paraît un peu cher pour n’en faire qu’une fois l’an…

Alors j’en ai fait dans mes petits moules à muffin Habitat : c’est un peu péché parce qu’un financier sans coin, c’est un peu comme un jour sans pain ; mais ces petites bouchées sont quand même savoureuses et d’une simplicité enfantine !

Pour 12 bouchéescuisine_394

50 g de farine

100 g de poudre d’amande

150 g de sucre

4 blancs d’œuf

75 g de beurre fondu

Préchauffez votre four à 200°C.

Mettez le beurre à fondre dans une petite casserole. Mélangez les poudres ensemble et ajoutez les œufs au fouet. Terminez par le beurre puis remplissez chaque moule quasiment aux trois quarts.

Enfournez pour 20 minutes.

Attendez au moins que ça tiédisse avant de vous jeter dessus !

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08 décembre 2008

Truites en habit vert, légumes glacés à blanc

Trois petites truites cuites, trois petites truites crues.

En l’occurrence, c’était plutôt deux petites truites crues qui attendaient mon bon vouloir gentiment garées au congélo. Mon homme m’avait bien fait comprendre, via des coups de fil désespérés et un commentaire sur mon blog, qu’il avait hâte de retrouver le bercail pour manger un bon petit plat. Enfin, j’ose espérer que je lui manquais aussi et surtout pour d’autres raisons…

Toujours est-il que pour nous faire plaisir à parts égales, j’ai ressorti mes petites truites et pour combler le manque vitaminique dont j’étais sûre qu’il souffrait après quatre jours à manger à l’extérieur, je me suis attaquée à un bouquet de petites carottes et de petits navets boules d’or que j’avais ramené du marché. Deux trois feuilles d’oseille du balcon, et le tour était joué.

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Pour 2 truites

250 g de petits navets

250 g de carottes fane

15 g de sucre

15 g de beurre

10 cl d’eau

sel/poivre

coriandre moulue

6 à 8 feuilles d’oseille

un peu de cerfeuil haché

2 truites

1 filet d’huile d’olive

Commençons par lecuisine_379s légumes. cuisine_380

Portez de l’eau salée à ébullition à couvert dans une casserole moyenne. Lavez et épluchez les navets et carottes. Détaillez-les séparément en brunoise plus ou moins régulière (dés de 3 à 5 mm de côté). Mes carottes étaient minuscules alors je les ai gardées en petites rondelles. Plongez les navets dans l’eau bouillante 2 minutes pour les blanchir et les débarrasser de leur amertume. Egouttez-les et transvasez-les dans une sauteuse ou une casserole à fond bien large. Ajoutez les carottes, l’eau, le sucre et le beurre, assaisonnez, poudrez de coriandre moulue et démarrez la cuisson sur feu moyen.

Préchauffez votre four à 200°C.cuisine_381

Lorsque l’eau commence à bouillir, couvrez avec un couvercle à trous ou laissez un espace pour que la vapeur s’échappe. Baissez à feu doux et remuez de temps en temps. Au bout de 10 à 12 minutes, les légumes commencent à être cuits mais toujours croquants. Découvrez et regardez où en est le niveau d’eau. S’il reste beaucoup d’eau, jetez-en un peu pour poursuivre la cuisson avec à peine de jus. Le but étant d’arriver à avoir des légumes juste cuits et moelleux.

Arrêtez et vérifiez l’assaisonnement.

Passez les truites sous un filet d’eau claire pour vous débarrasser des dernières traces de sang. Disposez-les dans un plat légèrement huilé. Salez et poivrez l’intérieur, déposez une feuille d’oseille puis une cuillère de brunoise et enfin du cerfeuil haché minute. Refermez et habillez votre truite avec deux autres feuilles d’oseille. Un filet d’huile et 20 minutes au four.

Servez aussitôt avec les légumes glacés réchauffés.

C’est sain et savoureux. Et que ceux qui disent ne pas aimer les navets, goûtent avant de se plaindre… Cuits de cette façon, ils sont délicieux.

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07 décembre 2008

Petite sucrerie du dimanche: Benoît Dorémus


Benoît Dorémus - Rien à te mettre [showcase fnac]
envoyé par jouk_tarakanovitch

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05 décembre 2008

Tarte très gourmande aux pommes et à la châtaigne

Quelle course ces derniers jours ! Entre les rendez-vous médecin, les répèts de théâtre, et les cinés, je suis exténuée ! Il faut dire qu’il m’en faut peu pour avoir envie de m’effondrer… La sage femme m’a même prescrit des bas de contention, c’est pour dire à quel point mes jambes ont du mal à me porter. Je viens ainsi de découvrir un monde ultra glamour dans l’arrière boutique de la pharmacie mutualiste. Je ne pensais pas qu’un jour la sécurité sociale contribuerait à ma garde-robe. Enfin, ils ne sont pas si moches que ça ces fameux bas… Ils vont même de donner un style certain à la maison… Pas sûr non plus que ça rameute les foules quand même. Mais tant que ça calme mes accès de grattage inopinés, je suis preneuse !

Petit dîner entre amis hier au soir. Invitation bien sympathique, je me propose pour amener le dessert. J’avais un timing un peu serré pour la cuisson car j’avais rendez-vous avec une copine pour aller voir Vilaine, film plutôt marrant soit dit en passant. Grosso modo, je devais attendre la tarte et l’embarquer à peine sortie du four dans la voiture. Ce n’est pas non plus très périlleux, c’est vrai, mais la dernière fois que j’avais fait cela, ça avait tourné au désastre. Il y a prescription heureusement mais c’est pas très rassurant lorsque l’on doit affronter ses vieux démons. Ça devait être en Juillet 2001, je n’étais pas encore cuisinière mais j’avais accepté de m’occuper du catering (logistique cuisine) pour un court-métrage que tournait en Corse une amie réalisatrice. Je n’avais aucune idée de comment faire mais j’avais très envie de participer à l’aventure et de faire un peu de figuration pour elle. Je me suis donc débrouillée avec les moyens du bord et beaucoup d’aide de mes amies. Leur maman leur avait prêté sa voiture pour le tournage et c’est moi en fait qui la conduisais.

Pour un déjeuner, j’avais préparé deux belles tartes aux quetsches bien rouges. J’étais déjà en retard sur mon planning et j’étais rongée par le stress. J’ai attrapé mes tartes brûlantes et les ai posées sur le siège passager avec un ou deux torchons pour les caler tant bien que mal. Me voici donc partie dans les rues de Bastia direction le lieu de tournage. A tout casser, un kilomètre à faire, mais beaucoup de vivres à emmener. J’allais à trente à l’heure maximum mais une tarte commençait à s’échapper et à couler sur le siège. J’ai voulu l’en empêcher d’un geste protecteur et je n’ai pas suivi en même temps le virage qui s’amorçait… Je suis donc rentrée dans une voiture garée, j’ai plié la voiture de mes amies et mes tartes ont volé sur le pare-brise. Un gentil monsieur est venu me secourir et m’a emmenée en pleurs dans son bureau, à l’étage de la « délinquance juvénile » (ça ne s’invente pas !). Il avait appelé les pompiers qui à la vue de mes bras rouges ont insisté pour me traîner aux Urgences. Ils pensaient que j’étais blessée vu tout le jus de quetsches qui recouvrait mes bras… Il y a eu finalement beaucoup plus de peur que de mal, mais retenter l’expérience « tarte sur un siège brûlant » a plutôt tendance à me refroidir.

Enfin tout c’est bien passé et nous sommes toutes deux arrivées à bon port.

Cette tarte est une variante de la recette de tarte aux poires amandine aux châtaignes. Le goût de la crème de marron est moins prononcé mais je crois qu’elle a été appréciée même si nous étions déjà bien calés après la fondue bourguignonne…

Comptez 30 minutes de préparation et 40 minutes de cuisson

Pour un moule à tartecuisine_373

75g de farine de seigle

75g de farine de blé

75g de beurre

20g de sucre

1 jaune d’oeuf

1 pincée de sel

100g de poudre d’amande

100g de crème de châtaigne

3 œufs

10cl de crème

40g de sucre

3 ou 4 pommes

Préparez la pâte brisée : réunissez les farines en puit avec le sucre et le sel. Ajoutez au centre le beurre en petits dés et formez des miettes en aplatissant d’abord avec le bout des doigts puis avec le plat de la main comme si vous vous les frottiez. Lorsque vous arrivez à une texture de sable, ajoutez le jaune d’œuf et 5 cl d’eau. Amalgamez rapidement pour obtenir une boule de pâte compacte. Farinez et laissez reposer au frais au moins 20 minutes.

Préchauffez votre four à 200°C.

Préparez la gourmande en mélangeant d’abord la poudre d’amande et le sucre avec la crème de châtaigne puis les œufs et enfin la crème. Ajoutez une lichée de rhum si ça vous chante…

Epluchez les pommes, évidez-les et coupez-les en tranches fines.

Beurrez votre moule à tarte. Sortez la pâte et étalez-la sur un plan de travail bien fariné. Chemisez votre moule, piquez-le avec une fourchette et disposez les pommes. Recouvrez avec la gourmande et enfournez pour 40 minutes.

Servez tiède, c’est encore meilleur !

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04 décembre 2008

Lassi mangue et cardamome

Mon chéri d’amour m’ayant abandonné pour toute la semaine, ma motivation cuisine est retombée au plus bas niveau, comme d’ailleurs ma motivation tout court… C’est si facile de se faire porter par les heures qui s’écoulent si vite. Heureusement que les dates de péremption me rappellent à l’ordre, sinon, je me laisserais bien tenter par un petit régime jambon blanc, crudités.

J’ai dans mon frigo une bouteille de lait fermenté que je voulais essayer. On m’avait déjà vanté ses nombreuses propriétés. La fermentation élimine le lactose, sucre dont la digestion est difficile et les ferments lactiques qui entrent dans sa composition rééquilibrent la flore intestinale. Bref, toutes les raisons sont bonnes pour s’y mettre.

Surtout, je suis une grande fan des restaurants indiens et je me pourlèche les babines trois jours avant à l’idée de pouvoir commander un lassi à la mangue… Depuis que nous avons un blender, je n’ai plus que cette idée en tête, me faire un lassi maison.

Rien de plus simple en réalité et c’est très désaltérant.

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Pour 1 litre de boisson

1 litre de lait fermenté

1 mangue bien mûre

3 c. à soupe de sirop de maïs ou d’agave

2 ou 3 gousses de cardamome verte

7 glaçons


Pelez la mangue et détaillez-la en petits dés. Réunissez dans le bol du blender la pulpe, le lait, les glaçons, le sirop et les graines de cardamome que vous aurez dégagées de leur gousse. Ajoutez les glaçons et faites tourner 2 à 3 minutes.

Sucrez un peu plus si vous êtes plus gourmand que moi.

Dégustez sans modération.

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03 décembre 2008

soufflé topinambour et parmesan, sans gluten

Quand on se retrouve avec un stock de topinambours sur les bras on assume… Après le délicieux velouté, je me suis dit « pourquoi pas un soufflé ». Je n’avais pas dû en faire depuis mon enfance, à part une fois pour un repas du dimanche dans un restaurant gastronomique où je travaillais. Pourtant, c’est assez génial un soufflé qui gonfle.

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 Hervé This, le véritable père de la « cuisine moléculaire », un scientifique qui ne se prend pas au sérieux et qui s’est penché sur les secrets de la casserole après avoir exploré les fiches cuisne ELLE, raconte da manière passionnante pourquoi ça gonfle ou pas. Je vous en ferais peut-être un résumé demain mais un conseil d’amie, achetez ou faites vous offrir son livre, c’est un classique très bien écrit.






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Je me suis surtout replongée dans ma petite bible personnelle : « J’apprends à cuisiner, des petits plats, des desserts et des goûters » ; ce bouquin cartonné à spirale est une vraie « tuerie », s’il était réédité, j’en offrirais un exemplaire à chaque enfant que je connais. Ma fille quant à elle, aura droit à l’original : ce sera son héritage ! j’ai toujours craqué devant ces petits cuisiniers qui révèlent leurs secrets et tours de main.

Et me voilà partie pour un soufflé aux topinambours !

Les photos ne sont pas top parce que le moule n’était pas adapté, il était bien trop grand pour la quantité d’appareil avec laquelle je me suis retrouvée. En moules individuels, le résultat doit être nettement plus beau !


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Pour 6 à 8 personnes

800g de topinambourscuisine_360

30 g de parmesan

2 c à soupe de farine de riz

(ou blé)

muscade

sel/poivre

6 œufs

beurre et farine pour le moule

Epluchez et lavez soigneusement les topinambours. Coupez-es en morceaux réguliers. Plongez-les ensuite dans une grande quantité d’eau salée bouillante pour 30 minutes de cuisson. Egouttez-les et passez-les sans plus attendre au moulin à légumes pour obtenir une fine purée. Débarrassez et laissez refroidir. Vous pouvez par exemple préparer vos topinambours la veille et garder cette purée au frais…

Préchauffez votre four à 180°C.

Beurrez soigneusement vos moules sans oublier le contour. Farinez-les ensuite en tapotant bien de tous les côtés pour faire tomber l’excédent de farine.

Reprenez votre purée bien froide, s’il reste de l’eau de végétation en surface, jetez-la dans l’évier. Vous devez en obtenir 400 à 450g. Ajoutez-lui le parmesan râpé, la farine de riz et les jaunes d’œuf. Poudrez généreusement de muscade et assaisonnez.

Montez les blancs en neige. Incorporez d’abord une bonne cuillère à l’appareil que vous venez de réalisez en fouettant bien pour détendre votre mélange. Puis incorporez le reste des blancs avec une spatule souple sans casser la masse.

Versez dans les moules sans dépasser les deux tiers de la hauteur.

Enfournez immédiatement pour 25 à 30 minute pour des petits moules, 45 minutes pour un grand moule.

Servi avec des chips de jambon cru, et une volée de noix concassées, ça doit être sensationnel… Je me suis contentée de la version soft et je me suis déjà régalée.

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02 décembre 2008

Crème au chocolat au tofu soyeux, écorces d'orange

C’est fou le luxe que c’est de pouvoir prendre le temps… Tous ces gens qui courent après l’argent comme s’il pouvait leur apporter le bonheur… Et puis quoi encore ?! Il est des choses qui ne s’achètent pas, encore heureux. J’ai cette chance incroyable actuellement d’avoir du temps devant moi. Oh, je sais bien que cela ne va pas durer éternellement, mais cette parenthèse est si agréable que j’en redemanderais bien une lichée pour le dessert ! Je ne m’ennuie pas : le temps, c’est la plus grande des libertés. Pouvoir se dire « je vais lire une heure ou deux» sans que cela porte à conséquence. La Terre ne s’arrêtera pas de tourner pour autant. Se plonger dans un bain qui n’en finit jamais. C’est irrésistiblement bon ! Ou comme cette après-midi, rester une heure au téléphone avec une amie qui a envie de tout sauf de bosser : c’est délicieux et en plus on se sent utile à la société… On a aidé quelqu’un à passer le temps qu’ il n’arrivait de toute façon pas à rendre prolifique autrement… Avis à tous ceux et celles qui s’ennuient en journée ! Je suis prête à me dévouer.

Tant qu’il me reste un peu de temps pour cuisiner bien sûr… J’ai d’ailleurs fait un essai avec du tofu soyeux, ce truc bizarre qui hante le rayon frais du magasin bio. J’ai mis un moment à me décider mais Valérie Cupillard (de Bio Gourmand) avait l’air sûr de son coup, alors pourquoi pas. Après tout le soja, tout le monde semble le plébisciter, alors si en plus il est soyeux, je suis obligée de m’incliner… Quoique soyeux pour moi, ça évoque plutôt une chevelure ou un tissu et du même coup je pense forcément à un shampoing ou à une lessive. C’est pas top raccord avec un bon petit plat…

Enfin la petite mousse chocolat café et écorces d’agrumes n’était pas complètement dégueu malgré mes réticences. C’était même plutôt bon et on est content d’avoir franchi une étape supplémentaire dans l’apprentissage du bio. Et puis, ça prend deux minutes à faire la veille au soir.

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Pour 4 coupes

400 g de tofu soyeux

100 g de chocolat noir

½ c. à soupe de café lyophilisé

2 c. à soupe de sirop de maïs ou d’agave.

Quelques écorces d’orange

ou pamplemousse confites

Faites fondre le chocolat avec à peine d’eau et le café au micro-onde. Allez-y doucement, 30 secondes par 30 secondes en mélangeant à chaque fois.

Réunissez dans le bol du blender, le tofu, le chocolat fondu et le sirop de maïs. Laissez tourner 2 ou 3 minutes en position 2 ou 3. Débarrassez dans un récipient et ajoutez si vous le souhaitez des petits dés d’écorces d’agrume. Gardez au frais jusqu’au lendemain.

La texture est assez mousseuse, mais ça reste plutôt une crème, j’avoue. Le plus, beaucoup moins de lipides et de sucre que dans une mousse classique.

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01 décembre 2008

Crème de topinambour et chips de parmesan

Pouhhh ! Je deviens de moins en moins courageuse face à l’adversité à vrai dire… Je ne devrais pas le dire mais me lever du canapé devient un exploit en soi. J’arrive encore par moment à me motiver et dans ces moments-là, je ne m’arrête plus de peur de ne plus pouvoir redémarrer ensuite. Peut-être que mon doux et tendre pourrait me changer la batterie et les bougies comme il l’a fait ce week-end pour la voiture. Si tout pouvait être aussi simple que la mécanique !

Quoique là, j’avance je crois sur un terrain glissant et que je suis loin de maîtriser. Je suis allergique à tout ce qui entre en relation avec un moteur. Je suis tout bonnement incapable de fixer mon attention sur une conversation qui porte sur la voiture : Dès que les mots : « roues, chevaux, embrayage, freins » et autres vulgarités sont prononcées de façon un peu trop rapprochée, je déconnecte.

Je sais que c’est une attitude foncièrement rétrograde, qui discréditerait presque certains élans assez féministes que je peux avoir par ailleurs, mais c’est au-dessus de mes forces. J’ai beau lutter, ça m’insupporte au plus haut point. Je n’arrive pas à trouver une once de glamour dans le cambouis.

Alors que le topinambour, ça c’est glamour !

Remettre au goût du jour quelque chose qui était passé de mode, c’est le leitmotiv de toute fashionita qui se respecte ! Faire revivre des tubercules oubliés (retrouvés depuis un bout de temps il est vrai…), ça, ça m’a tirée hors du canapé… Ça m’a rechargé la batterie…

C’est sûr que quand on voit les monstres, il faut un peu de motivation.

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J’ai remercié mon amie et professeur (de théâtre et travail vocal) de m’avoir amené de son jardin extraordinaire tous ces topinambours mais quand j’ai réalisé que je devrais passer par la case épluchage, c’est devenu une autre histoire : Une patate, une pomme, une poire, c’est rond ou lisse ou en tout cas épluchable ; un topinambour, c’est vachement tarabiscoté… Eh bien, j’ai pris mon courage à deux mains et je suis repassée par la case canapé armée de mon économe et d’un couteau d’office. Après avoir détaché tous les reliefs, la tâche paraît beaucoup moins ardue et puis la curiosité gustative viendrait à bout de n’importe quel Everest comestible. Alors j’ai escaladé mon Mont-Blanc du dimanche pour atteindre un sommet du goût que je n’avais pas encore eu l’occasion de faire découvrir ni à ma petite huître perlière, ni à mon doux et tendre.

Une fois l’épluchage effectuer, c’est une recette qui prend 2 minutes de préparation et occasionne des

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petits gémissements de plaisir irrépressibles.

Ce goût d’artichaut, cette texture épaisse… Je suis juste déçue de ne pas en avoir cuisiné plus tôt !

Pour 4 personnes

1 kg de topinambours

100 g de riz

50 cl de lait

50 cl d’eau

1 cube de bouillon de volaille

sel/poivre

Epluchez soigneusement les topinambours et lavez-les bien. Coupez-les en morceaux réguliers et versez-les dans une casserole avec le riz rincé, le lait et l’eau. Ajoutez le bouillon cube, assaisonnez et mettez à cuire 40 minutes sur feu d’abord vif jusqu’à l’ébullition puis plus doux. Remuez de temps en temps et mixez en fin de course pour obtenir une belle crème bien lisse.

Que dire ? Tellement de personnes ignorent encore la saveur du topinambour que vous pouvez vous permettre de servir ce velouté comme une entrée de fêtes.

J’ai confectionné au dernier moment des Chips de parmesan avec un peu de parmesan râpé déposé en cercle dans une poêle bien chaude sur feu moyen. Lorsque le fromage a fondu et commence à dorer par en-dessous, un coup de spatule pour tourner la galette et on laisse dorer et sécher deux minutes de plus. Le résultat est craquant et se marie avec finesse à cette crème au parfum d’artichaut.

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Je vous rajoute quelques informations sur le topinambour, glanées sur le site toujours passionnant passeportsante.net. On en apprend vraiment tous les jours !

 
 

Le topinambour est originaire d’Amérique du Nord, mais il   semble que son appellation vienne du nom d'une peuplade du Brésil, les Tououpinambaoults,   aujourd’hui proche de l’extinction. L’association accidentelle se serait   faite en 1613, année où six Tououpinambaoults furent amenés à la cour du   roi de France – ce qui créa un grand émoi – tandis qu’on introduisait   justement dans le pays un nouveau tubercule qui suscita lui aussi un vif   intérêt. Ce double engouement aurait entraîné la confusion de nom. On l'a   aussi appelé « artichaut d'hiver » à cause de sa saveur qui   rappelle celle de l'artichaut et du fait qu'on le consomme en hiver plutôt   qu'en été.

 

 

C'est Samuel de Champlain qui, au XVIIe siècle, introduit le topinambour en France où il est rapidement adopté comme aliment. Toutefois, il est graduellement éclipsé par la pomme de terre et finit par être relégué au rang de nourriture pour le bétail, à l'exception de la période de la Deuxième Guerre mondiale, où on le consomme de nouveau, les récoltes de pomme de terre étant soit détruites soit réquisitionnées par les troupes allemandes. Mais les Français ne lui pardonnent jamais ce retour forcé. Si bien que, à la fin de la guerre, il disparaîtra des potagers et des caveaux du pays. Par contre, on le cultive industriellement, car entre-temps, on lui a découvert de nombreux usages : fabrication d'un éthanol de qualité, édulcorant, médicaments, etc.

Le topinambour est un légume racine peu connu. Ses principaux composés sont l'inuline et l’oligofructose, des glucides de la famille des fructanes présents également dans le blé, la chicorée, l’asperge, l’oignon et l’ail. Bien que le blé et l’oignon soient les deux principales sources d’inuline et d’oligofructose de la diète nord-américaine, ce sont la chicorée et le topinambour qui en sont les sources les plus concentrées. Ces glucides ne sont pas absorbés par l’organisme, ce qui leur confère des propriétés santé particulières au niveau intestinal.

Comme les fructanes ne peuvent être digérés dans la partie supérieure du tube digestif, ils peuvent atteindre le côlon et modifier la composition de la flore intestinale en stimulant la croissance des bonnes bactéries (bifidobactéries) et en réduisant les espèces potentiellement nuisibles. Cet effet serait observé à des doses aussi minimes que 5 g d’inuline par jour. Fait à noter, le topinambour contient environ 18 g d’inuline et 13 g d’oligofructose par 100 g.

La présence de bonnes bactéries dans le côlon est essentielle pour la prévention de plusieurs maladies et pour le maintien de la santé. Ainsi, de façon générale, les fructanes participent à l'équilibre de la flore intestinale et peuvent réduire la constipation.

 Des études ont aussi démontré que l’inuline et l’oligofructose pouvaient augmenter de façon significative l’absorption du calcium et du magnésium dans l’intestin. D’autres présentent des résultats prometteurs quant à la prévention des cancers du côlon et du sein.

Le topinambour est une excellente source de fer qui contribue au transport de l'oxygène vers les cellules, notamment les cellules musculaires. La carence en fer entraîne l'anémie qui, elle, provoque de la faiblesse, de la fatigue et parfois de la dépression. Durant la grossesse, la carence en fer augmente les risques d'accoucher prématurément d'un enfant de faible poids. Chez les enfants, elle peut se traduire par des retards sur le plan de la croissance et des problèmes de comportement. Chez les adolescentes, où on la rencontre fréquemment, la carence en fer affecte la capacité de mémorisation et d'apprentissage

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