Proverbe « auvergnat » écouté hier soir sur Clermont 1ere :

L’âge ne compte pas, à moins d’être un fromage.

A méditer…

Allez, je me lance un petit défi personnel : je n’ai jamais tenté les rouleaux de printemps, alors qu’ils m’ont si souvent tentée… Et puis, la sage-femme qui me fait la préparation à l’accouchement m’a bien dit de manger des crudités, alors il faut savoir varier les plaisirs !

Résultat délicieux, mais il faut savoir s’armer de patience, surtout au moment du roulage. Enfin, une bonne émission de France Inter, de la musique et le temps passe vite ! On en profite pour se mettre au courant es dernières actualités et de la fin du monde imminente… En tout cas, on aura bien mangé encore une fois avant la beresina ! C’est déjà ça de gagner !

Pour 12 rouleaux

(3 par personne, ça cale déjà)cuisine_065

12 feuilles de riz

De la salade

250g de soja bien frais

1 oignon blanc

170g de blanc de volaille

(une bonne escalope)

12 crevettes décortiquées

10 g de champignons noirs

100g de vermicelle de riz ou de pois

250g de carottes

¼ de botte de coriandre

2 beaux brins de menthe

1 cuillère de sauce soja.

Pour la sauce

20g de vinaigre de riz

20g de sauce soja

20g d’huile vierge de colza (ou sésame…)

20 g d’huile de tournesol

10g de sucre

10g de gingembre frais

une cuillère de carottes râpées pour les rouleaux

Commençons gaiement par la sauce : ça met en jambe et c’est le plus facile.

On pèse tous les ingrédients dans un même récipient, on ajoute le gingembre en petits morceaux et on ne s’occupe pas des carottes. On met tout ça dans le bol du blender ( Quelle invention merveilleuse, je viens de m’en offrir un tout beau avec une belle cuve en verre, je sens qu’on va devenir très amis tous les deux !) ou du mixer, et Zou…. ! Un petit tour de manège jusqu’à temps que le gingembre ne soit plus que poussière. On débarrasse.

A nous la garniture ! On commence par mettre à bouillir de l’eau, toujours avec un couvercle pour les économies de temps et d’énergie, pour les vermicelles. Au lieu d’attendre devant la casserole, on lave les carottes et la salade.

NB 1 : J’avais choisi de la romaine, ma préférée, bien craquante et sucrée, nickel pour plier les rouleaux.

NB 2 : Je prends maintenant mes carottes « non lavées » : elles sont moins chères, elles ont meilleur goût et elles se conservent 100 fois mieux !

Une fois la salade égouttée, on épluche les carottes et on les râpe finement (rappelez-moi de m’acheter un de ces petits robots magiques en plastique ou tu tournes la manivelle et ta petite julienne tombe dans la cuve, la râpe à fromage, c’est un calvaire !).

Ah ! L’eau bout  bien sûr ! Alors on attrape les vermicelles et on les plonge délicatement dans l’eau, on remue un peu, on laisse 3 minutes sur le feu, on éteint, on attend encore 2 minutes et on égoutte dans un chinois (tamis fin) : Petite astuce pour économiser l’eau et le gaz, placez ce chinois au-dessus du récipient où vous avez mis vos champignons déshydratés pour réutiliser l’eau de cuisson des pâtes… Refroidissez rapidement les vermicelles en passant le chinois sous l’eau froide, réservez.

Lavez le soja et égouttez-le bien.

On passe au poulet : coupez-le en fines lanières. Epluchez votre oignon (je tente les blancs car j’espère un miracle : trouver des oignons que mon chéri digère. S’il ne se plaint pas ce soir, je réitère ! Et je sauve notre couple !), ciselez-le finement (coupez-le en petits morceaux). Dans une poêle bien chaude où frétille d’impatience une cuillérée d’huile de tournesol, jetez votre oignon et laissez-le colorer puis ajoutez les petits morceaux de poulet  et baissez le feu. Assaisonnez bien, remuez. Emincez finement les champignons noirs essorés et rajoutez-les dans la poêle. Encore une minute ou deux et débarrassez.

Il ne vous reste plus que les herbes à effeuiller et à passer légèrement au couteau.

Ensuite, on réunit tous les éléments de la garniture dans un grand saladier : le soja, les carottes (n’oubliez pas de prélever une pincée pour la sauce !), le poulet, les vermicelles un peu rompus à la main, les herbes. Versez dessus une bonne grosse cuillère de sauce soja et mélangez intimement tout cela avec vos menottes.

Ah si ! J’oubliais… Coupez en deux vos crevettes à travers le dos.cuisine_062

Allez un peu de courage ! On met un bon coup de propre sur le plan de travail avant de continuer quitte à trouver une bonne âme charitable pour vous y aider : la promesse d’un bon repas devrait suffire… Et on s’organise de gauche à droite, pour les droitiers évidemment : Les 12 feuilles de riz, un wok (ou un récipient suffisamment évasé pour les tremper) rempli d’eau tiède, des morceaux de feuille de salade, la garniture, les crevettes, un torchon propre et humide et pour finir, le plat de service. Dans cet ordre là et pas un autre, c’est bien clair ?!

C’est parti pour le roulage !

Trempez la première feuille dans le wok jusqu’à ce qu’elle soit complètement ramollie, puis délicatement, sortez-la de son bain et étendez-la doucement sur le torchon. Mettez la suivante à tremper. Posez dans la moitié inférieure un morceau de salade puis une petite poignée de garniture. Rabattez les côtés. Commencez à rouler délicatement en emprisonnant la garniture et en serrant suffisamment pour donner à la chose une forme de gros cigare. Avant de terminer le premier tour, emprisonnez deux moitiés de crevette sur la face supérieure et terminez de rouler.

Il ne rete plus qu’à recommencer jusqu’à épuisement !

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Je me suis arrêtée à 12 rouleaux, mais il me restait de la garniture… Alors soit on continue, soit on la garde pour la manger en salade chinoise le lendemain avec peut-être un peu de chou blanc râpé, ça ne doit pas être mauvais…