Et voilà, la parenthèse enchantée se referme inexorablement… Homme est au volant, moi, les pieds en éventail sur le tableau de bord, pour faire sécher le vernis à ongle que j’ai enfin trouvé le temps de m’appliquer consciencieusement, entre deux virages et trois freinages, l’ordinateur calé sur les genoux. Dernière heure cent pour cent efficace, avant de récupérer nos crevettes chez leurs grands-parents… Il était temps qu’on les récupère : des sorties tous les soirs, des barbeucs, des restos, des spectacles… Une semaine de plus et on finissait sur les rotules !!!!

Du coup, on a squeezé le week-end en amoureux qu’on s’était prévu et on a décidé de retourner près de nos filles aujourd’hui plutôt que lundi… Trop fatigant la vie de tourtereaux !!!!

Bon, et puis, elles nous manquaient un peu quand même nos loustiquettes… Et puis, le congé parental c’est bien beau, mais ça impose de ne pas être trop dispendieux…

Plus sérieusement, une semaine pour redémarrer en douceur, c’est très appréciable, surtout lorsque l’on doit se gérer toute seule et que l’on monte un projet de A à Z. Bien sûr, on se laisse tenter par des moments plus futiles, des cafés, des thés, des promenades entre amis, mais j’en avais besoin pour me faire rassurer, trouver de nouvelles pistes, retrouver le bon angle de vue…

J’en ai aussi profité pour m’entraîner pour les premiers goûters d’anniversaire de mes crevettes… Etre une « mère parfaite », ça ne s’improvise pas, ou pas complètement, il faut s’exercer un peu tous les jours, sinon, on perd la main, et on foire toute une relation mère-fille sur une madeleine mal cuite ou un soufflé mal gonflé, et l’on se retrouve 20 ans plus tard chez le psy à se demander où est-ce qu’on a failli !

Non, je ne dramatise pas ! Ce n’est pas mon genre, Monsieur !

Je me suis donc attaquée au classique le plus mystérieux pour moi, le marbré au chocolat ! Petite, je me demandais souvent comment Papi Brossard, il faisait pour faire ces dessins dans son Savane… C’était fascinant ce gâteau. Ma maman, elle faisait bien des cakes, des gâteaux au yaourt, mais jamais comme Papi Brossard… Et même en BEP Cuisine, jamais on ne nous a dévoilé ce secret qui fait passer du stade de « maman + » au grade de « super maman » (l’essentiel, c’est d’y croire !).

J’ai donc relevé le challenge… Le résultat est pas mal, la pâte chocolatée a bien goût à chocolat et un des goûteurs volontaires m’a dit qu’il ressemblait au Papi Brossard, ce à quoi il a rajouté « Prends-le comme un compliment ».

Ce qui est dommage, c’est que pour l’instant, ma gamba n’aime pas le chocolat, ni les gâteaux de maman… Mais je garde confiance, elle n’a que deux ans et demi après tout, elle a le temps d’apprendre ce qui est bon, et moi, j’ai le temps de m’entraîner !

 

 

marbré chocolat 002

 

POUR 1 MOULE A CAKE

200 g de beurre (sorti du frigo)

125 g de sucre blond

4 œufs

200 g de farine

50 g de poudre d’amande

1 sachet de levure chimique

20 g de cacao en poudre

50 g de chocolat noir réduit en pépites

Préchauffez votre four à 180°C.

Coupez le beurre en morceaux dans le bol de votre robot ou dans votre saladier si vous faites tout à la force du poignet. Ajoutez le sucre et travaillez vaillamment à la spatule ou laissez le fouet de votre mixer faire tout seul pour obtenir une belle pommade. Incorporez les œufs un à un en laissant tourner le robot ou en troquant votre spatule pour un fouet à main. Continuez avec la farine, la levure et la poudre d’amande. Quand l’appareil est bien homogène et crémeux, on arrête et on sépare en deux le résultat de son travail acharné. Dans une des deux moitiés, on intègre le cacao et le chocolat en pépite.

Beurrez alors un moule à cake et remplissez-le avec 4 couches successives d’appareil (1 couche au chocolat, 1 couche nature, 1 chocolat, 1 nature). A chaque fois, étalez bien, en restant zen, en vous aidant un peu des doigts (ça restera entre nous).

Terminez en baladant une fourchette plantée droite dans votre moule en zigzag jusqu’à l’autre bout du moule. Le gâteau se reformera à la chaleur, ne vous inquiétez pas !

Enfournez pour 45 minutes et vérifiez la cuisson à la pointe du couteau…

Bonne dégustation !

Allez, on arrive à Cajarc, j’imagine mes petites crevettes qui frétillent d’impatience… Bon week-end à vous !