Il y a un bout de temps, ma maman et son ami sont allés faire un tour du côté de la Bourgogne, au milieu des vignes, où vivent  mon oncle et ma tante. Grand bien leur a pris, car ils en sont revenus les bras chargés de légumes divers et variés, en direct de chez mon cousin, qui après divers métiers, a enfin rejoint le droit chemin de la gastronomie, puisqu’il est maintenant producteur de légumes bio à Dôle. Ce sont nos grands-parents qui doivent être heureux là-haut ! Enfin, c’est ce qu’il faut se dire.

Je vous aurais bien donné son adresse, si vous êtes de par là-bas, mais je suis vraiment très très nulle en ce qui concerne la famille et même si on pense bien l’un à l’autre, vues nos activités connexes, et notre passé commun ; on ne s’est pas vu depuis, oh…, 4 ou 5 ans.

Et pourtant, les premières expériences culinaires, je les ai faites avec lui, à Fermaincourt, chez les grands-parents, en s’appuyant sur des sources culinaires fiablissimes : un numéro spécial d’Astrapi pour faire « comme au restaurant »… Nos pauvres cobayes !!!

Ah la la ! On vit comme des c…, toujours la tête dans le guidon, sans personne derrière qui nous y pousse.

 

Bon, tout cela pour dire que je me suis retrouvée à la tête d’une famille de potimarrons, courges et concombres, et d’une courge spaghetti énorme !

Alors d’accord, c’est rigolo la courge spaghetti, en théorie, mais je m’en relève pas la nuit… D’où ruse ! Et ma gamba qui ne veut pas manger de légumes, d’où double ruse !019 (4)

Lui faire passer de la courge pour de la pomme de terre en paillasson. (C’est qu’y en a là-dedans, faut pas croire !)

On s’est régalé avec ce plat complet, à accompagner d’une petite salade arrosée d’huile de noisette et de vinaigre de xérès.

 

POUR 6 PERSONNES

 

1 Courge spaghetti

1 bel oignon

50 g de farine de châtaigne

150 g de gruyère râpé

50 g de parmesan

2 ou 3 œufs

Huile de tournesol

Sel/poivre

 

On commence par mettre à cuire la courge spaghetti dans de l’eau salée. Comptez 30 minutes minimum, vérifiez la cuisson avec la pointe d’un couteau : la bête ne doit pas résister. Coupez-là alors en deux, au sortir de la marmite. Laissez tiédir un peu, pour ne pas se brûler les doigts, et raclez à la cuillère la chair de la courge, qui se détache… en spaghetti, ben oui, sinon ça s’appellerait courge tortellini. Quoique moi, en fait, je l’appellerais plutôt courge vermicelles… Mais on ne me demande pas mon avis, alors !

Cette opération en tout cas peut être effectuée à l’avance, pour une recette minute au moment du repas.

Epluchez l’oignon, ciselez-le finement ou passez un coup de hachoir si vous êtes vraiment pressé…

Dans un récipient, réunissez la chair de courge avec  la farine de chataigne (les mesures sont approximatives, tout dépend de la quantité de chair à la tête de laquelle vous vous retrouvez.) l’oignon, remuez. Ajoutez les fromages râpés,  les œufs entiers  et assaisonnez.

Laissez reposer un peu, que tout le monde se connaisse intimement.

 

Faites chauffer un peu d’huile dans une grande poêle. Prenez à la main ou à la cuillère des petites doses d’appareil et mettez à cuire en galettes, à feu moyen, 4 à 5 minutes de chaque côté.

 

Servez avec une jolie salade.

Ma crevette a tout dévoré, et ma gamba, comme d’habitude a snobé ma cuisine… Je désespère !!!

En tout cas, MERCI COUSIN !

 

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