Je continue sur ma lancée, je vous en parle sur France Bleu, je vous en reparle sur mon blog, pour que vous ayez les liens et les détails...

Cette fois-ci, ce sont les chroniques de lundi 11, de mercredi 13 et celle à venir de vendredi 15 septembre que je vous réunis ici, dans un grand sujet, "Etre locavore 2.0."

Après une présentation du concept "locavore" lundi, j'ai essayé de recenser mercredi des initiatives connectées pour s'approvisionner en local, et vous propose d'aller farfouiller encore davantage parmi les bonnes adresses de la localerie, vendredi.

La chronique de lundi:

C’est toujours la rentrée, et les bonnes résolutions ont toujours le vent en poupe. Parmi les concepts barbares qu’on nous a pondu pour nous ressortir en version « in » des principes éternels, je vous présente le « locavorisme » en version 2.0, c’est à dire connecté… Et vous donne les clés pour vous y mettre si ce n'est déjà fait.

Concentrons-nous d'abord sur la version déconnectée.

C'est une posture qui encourage la consommation de nourriture produite dans un rayon restreint autour de son domicile.

 Concrètement ça donne :

  • Acheter des produits aux producteurs locaux grâce aux circuits-courts : sur les marchés ou directement à la ferme
  • Par conséquent, privilégier les produits frais et de saison (mais on a aussi de la très bonne conserve locale !)
  • Et pour les produits qu’on ne peut vraiment pas trouver produits ici, privilégier ceux issus du commerce équitable, puisque là aussi, le principe, c’est d’éviter les intermédiaires et de favoriser une sédentarisation qualitative de la population.
  • Tout cela pour ne pas cautionner les transports inutiles des fruits, légumes, viandes et autres denrées et agir à sa petite échelle contre le réchauffement climatique.
  • Et pour Favoriser le maintien des paysans et donc des populations sur notre territoire, et partout ailleurs.

Vous l’avez compris, il s’agit plus ici d’écologie que de santé… Quoi qu’au final, mettre en adéquation son alimentation avec le terroir dans lequel on pousse, a un effet plus que positif sur sa santé.

On économise la planète en disant stop au kérosène superflu. 

Vous allez déjà au marché ? Vous connaissez celui qui fabrique le Saint nectaire sur votre table ? Vous êtes déjà au top. Et vous pensez donc, "Etre locavore, trop facile!"

Mais finalement, d’où vient votre café, vos yaourts, votre jambon ? Pas si évident de répondre...

Il y a toujours des choses à améliorer et à repenser.

Quelques pistes pour avancer :

  • Choisir un café torréfié localement (parce que si on est adepte, on ne peut pas s’en passer et que faire pousser des plants de café ici, on risque d’attendre longtemps avant une récolte)
  • Passer du jus d’orange matinal au bon jus de pomme local.
  • Faire une croix sur les plats cuisinés (sauf les tripoux de votre charcutier traiteur bien sûr !)

Finalement, être locavore demande de la réflexion et exige de devenir un « consom’acteur » au quotidien.

Et on peut pousser le locavorisme à un militantisme plus actif, parce que nous consommons aussi du savon, que l’on peut acheter en version locale, des meubles, des habits… dont on peut s’amuser à réduire l’emprunte carbone. Et ceci quel que soit son budget : si on trouve trop chère la production locale (ce qui se discute aussi car au final l'argent qui reste dans le circuit local vous reviendra toujours davantage que celui qui s'envole ailleurs), acheter des articles de seconde main, fabriqués ailleurs mais déjà portés sur place, est un pas vers le 100% local, en version meilleur marché. Donc courez les vide-dressings et les marchés aux puces, c'est locavore aussi! A réfléchir !

La chronique de mercredi:

Continuons maintenant avec les options qui s’offrent à tous ceux qui comme moi je l’avoue, passent plus de temps derrière leurs écrans qu’à arpenter les champs. Car nous aussi, gentils citadins élevés aux hormones, nous avons le droit à un retour à la nature.

Bon à Clermont, on est quand même proche de la nature et de nos producteurs mais ici aussi, il y a milles solutions, pour vous faciliter la vie et grapiller peu à peu sur votre panier de supermarché, sans changer vos habitudes.

Vous avez au choix :

Les AMAP (les associations pour le maintien d’une agriculture paysanne) : point positif ou négatif, selon votre mode de vie, un jour et une heure fixe (généralement en version afterwork), à choisir proche de son domicile, avec plein de gens sympas, producteurs et consommateurs. Le principe: On s’engage pour ses paysans. Le prix payé au producteur est le prix donné par le consommateur. Point négatif : le panier de légumes imposé, à accepter toute l'année, avec son lot de panais et de raves, mais ce n’est plus très vrai car par exemple à l'AMAP de Saint Jacques, on peut choisir par internet ses légumes…

Les Ruches qui disent Oui : pareil, un jour et un lieu fixes pour la distribution : un café généralement ou un lieu convivial où poursuivre l’apéritif et créer du lien. Le positif : on choisit tout par internet jusqu’à 2 jours avant. Le site est sympa. Le négatif : une part du prix payé va à la Ruche qui dit oui, au national, et une autre au gestionnaire local de la Ruche. Bon, c’est normal, c’est du boulot, mais les produits sont un peu plus cher, sachez-le. En tout cas, la Ruche de Clermont Centre donne vraiment envie, parce que Valérie sait l'animer à merveille!

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Même système et donc mêmes avantages et inconvénients : locavor.fr , réseau qui pointe gentiment le bout de son nez. S'il y a des différences, dites-le moi!!!

Le Biau Jardin : un abonnement à des paniers de légumes, avec possibilité de prendre une part œuf et pain. Les avantages : c’est tout du bio, c’est une entreprise d’insertion, il y a énormément de points de retraits sur Clermont et alentours et on a un peu plus de temps pour aller récupérer son dû. Inconvénient : l’engagement sur le temps, les légumes imposés, mais il est facile de se désabonner. Et cuisiner un panier imposé réveille l'imagination!

 Les Jardins de Nicolas : Là, c’est une exclusivité pour les adeptes de facebook. Des paniers de légumes qui ont tout du bio et même plus sans la certification, produits à Beaumont par Nicolas Rouchon Roche, formateur à Marmilhat et producteur depuis cette année, à confirmer via messenger et à récupérer au cul de la camionnette à l’heure convenue sur le parking de Botanic. Pas le choix de son panier mais une qualité au top, vraiment !

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Les Marchés de Max et Lucie : Là, on arrive dans le 100 % service : livraison en point relai ou à domicile, composition de son panier à la carte, variété des produits. On est peut-être un peu plus cher que directement au producteur, mais commander d’où l’on veut et se faire livrer où on le souhaite (sur Clermont), ça se paie. Petit plus: les paniers étudiants et anti-gaspi au prix étudié, et une boutique de quartier vers la gare où croiser un peu plus longtemps Max et Lucie qui sont adorables!

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Et enfin, cerise sur le gâteau : Mondrivelocal.fr , ça vient d’ouvrir, c’est une startup clermontoise, c’est du 100% local, sauf quelques fruits qui viennent de la Drôme pour combler les appétits, les prix sont très raisonnables, la qualité très bonne. Ce n’est pas du 100 % bio, mais niveau amplitude de gamme, facilité de commande et de récupération, c’est une solution idéale pour les gens pressés… On commande et on passe dans un drive intermarché pour récupérer sa commande.

 

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Voilà de quoi trouver votre bonheur en version locavore !

Et en primeur la chronique de vendredi...

Pour conclure cette semaine version Locavore, j’étais partie pour vous parler un peu d’Anne-Sophie Novel, auteure du blog « alternatives du Monde » « Même pas mal » et du « Guide du Locavore pour mieux consommer local » paru en 2010, mais elle a beau être une femme à suivre via Twitter, sur le compte @SoAnn, (et oui je sui accro, mais j'ai vraiment de bonnes raisons de l'être) pour rester locavore jusqu’au bout en version 100% local, je préfère finalement, vous conjurer de suivre tous les comptes de la localerie.

 

Parce que La Localerie, ce sont Sylvie Pallot, également journaliste à la Montagne et Anne Sophie Mignot du blog, AnnSo-cuisine.fr, deux femmes adorables, qui recensent pour vous (et pour le compte de la Montagne), toutes les initiatives locales gourmandes ou écolos, ou alternatives…

 

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Sur le site lemag.lalocalerie.fr, on retrouve les sujets locavores de la Montagne, un carnet d’adresse très complet des producteurs avec généralement des présentations très détaillées, et un agenda des évènements gourmands et écolos. Pour moi, c’est une vraie mine d’or. Et en suivant le compte de La Localerie sur Twitter et Facebook, on a toujours matière à réfléchir local !

Sylvie Pallot propose aussi des sujets uniquement destinés à cette plateforme. Elle a une jolie plume et propose des portraits de producteurs très justes, et leurs secrets de fabrication !

 

En plus en préparant ma chronique, j’ai constaté qu’une initiative connectée m’avait échappée  pour consommer local sans bouger de derrière son ordi :

La localerie a elle même créé son drive, avec plein de producteurs partenaires et un panier à composer à l’envie.

 Il y a apparemment deux façons pour récupérer sa commande : un drive les jeudis et vendredis vers Montferrand, et dans l’entreprise dans laquelle on travaille, si elle fait partie du système de tribu.

 Donc, car il me semble que c’est tout nouveau. J’attends vos retours !

 Et je vous rappelle en passant que samedi , Le biau Jardin fête ses 20 ans. Gilles Lebre vous attend avec toute son équipe, avec un déjeuner, des animations, des cueillettes de plantes sauvages… Plutôt que de courir les magasins, allez à Gerzat et vivez en version locavore!