Au secours ! Je me noie dans un verre d’eau et peine à faire surface ! Le démarrage d’une activité avec deux crevettes qui tètent encore des biberons, ce sont les douze travaux d’Hercule, la testostérone et les supers pouvoirs en moins !


La com’ à lancer, le site à monter, les dossiers de création à remplir, les programmes de cours de cuisine à prévoir jusqu’à la Saint Glinglin, les conventions, les partenariats, les contacts, la prospection, la réalisation, l’organisation, les couches, Dora l’exploratrice… Le compte y est !


Pour se remonter, rien de tel qu’un dessert bien de saison, le crapiaud aux pommes : lorsque je travaillais au Grand Hôtel Prouhèze à Aumont Aubrac, on servait ce dessert côté brasserie et les clients se régalaient. J’en adorais la bonne odeur de calvados.
Du côté du Cantal, si je ne me trompe pas trop, c’est la Pachade… Mais, ça, c’est une autre histoire, et Cantal et Aveyron ont tellement de choses en commun niveau gastronomie et terroir que je m’y perds facilement.


Pour 2 gros crapiauds à partager, ou 4 pour les individualistes :
150 g de farineIMG_0919
20 g de sucre
Une pincée de sel
4 œufs
¼ de litre de lait
75 g de beurre noisette
Un bouchon de calvados
4 ou 5 pommes
Sucre roux
Un peu de beurre


Première chose, mettre à fondre le beurre jusqu’à ce qu’il devienne noisette (des petites particules bien foncée apparaissent et une odeur caractéristique vient vous chatouiller les narines.


Ensuite, ça se passe comme pour la pâte à crêpe : on tamise la farine dans un saladier, on ajoute le sucre, une pincée de sel et on casse les œufs par-dessus. Au fouet, on travaille vivement pour ne laisser aucune chance aux grumeaux qui voudraient faire leur place au soleil. Puis on délaye avec le lait et le calvados peu à peu et on finit en arrosant avec le beurre noisette légèrement refroidi et passé au chinois fin (pour enlever les petites particules brûlées.


Un coup au frais, histoire que ça repose et que vous vous reposiez aussi ! Pour les plus courageux, ou ceux qui ne veulent pas perdre de temps au moment d’envoyer le dessert, préparez les pommes : après les avoir lavées, épluchées, épépinées, coupez-les en 8 « quartiers » (idiot de dire quartiers alors qu’on obtient 8 morceaux !). Dans une grande poêle, faites un caramel avec le sucre (une bonne petite couche, au jugé 100 g), et quelques morceaux de beurre (25g), laissez-les faire tranquillement mais sûrement sur feu assez vif. Lorsque le caramel est formé, déposez vos quartiers pour les en enduire sur toutes les faces.


Stoppez alors la cuisson et réservez les pommes et le jus à part (une belle sauce, ce serait dommage de gâcher !).
Au moment du dessert, allumez le feu vif sous la poêle parsemée de sucre, lorsque le caramel se forme, posez les pommes en rosace et recouvrez d’une bonne dose de pâte. Si vous êtes parti pour un grand crapiaud, la moitié de l’appareil, rien de moins !


Laissez cuire pendant 4 minutes avec un couvercle, puis retournez d’un coup sec le crapiaud sur une grande assiette puis remettez-le à cuire sur l’autre face, à nouveau 3 à 4 minutes.
Le crapiaud est prêt à déguster ! Pour les gourmands impénitents, un peu de calvados et de cassonade à l’envoi feront votre bonheur, pour les autres, le caramel réservé de la cuisson des pommes sera un délice…

Petit rappel, vous pouvez me suivre sur Facebook, pour vous tenir au courant des cours de cuisine, des nouvelles recettes, de jolies découvertes...