Mais que c’était bon, mais que c’était beau, Eurogusto 2011 !

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Des produits magnifiques, des vins renversants, et surtout, des rencontres exceptionnelles !

Trois jours de sourires, trois jours d’amitiés, trois jours de sincérité… De quoi se regonfler à bloc pour partir vers de nouvelles aventures toujours « meilleures, plus propres et plus justes », pour faire plaisir à Carlo, notre gourou vénéré, qui, au vu des stands et du programme tourangeau,  peut déjà être fier de ses ouailles, sans aucun doute !

J’ai toujours un peu peur des salons gourmands, où l’on croise beaucoup de camelots qui font passer la vente avant le produit. Dans notre société ultra-commercialisée, les occasions de dépenser nos maigres économies sont déjà si nombreuses, que se rendre de son propre chef dans une foire expo, c’est se jeter dans la gueule du loup, un grand sourire aux lèvres.

On apprend tellement plus en allant à la rencontre du producteur dans son fief à condition bien sûr d’avoir son cœur, ses yeux, et tous ses sens en éveil. Ça fait peut-être un peu trop « Petite Maison dans la Prairie », mais tant pis, j’assume !

Etre ouvert au monde, c’est la leçon que je retiens d’Eurogusto.

Oui, je le savais déjà, mais on a toujours des moments de doute, des baisses de moral, qui remettent en cause cette ouverture nécessaire, cette écoute sans condition ni attente en retour.

J’ai vu des gens courageux, des sages, des amoureux de la Terre, du fruit de leur travail, qui prennent le temps d’admirer les étoiles ; j’ai vu des personnages hauts en couleur qui n’hésitent pas à donner la main.

Et puis, j’ai eu la chance qu’Eva me fasse confiance, j’ai eu la chance de pouvoir animer l’Espace Transmission, où l’on remettait à l’honneur le geste précis, « les mains qui virevoltent », comme le disait l’incroyable Gérard Cagna (mais je ne le dis pas trop fort sinon il va encore choper le melon!), ancien chef macaroné et éternel jeune reporter culinaire et humain.

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Des rencontres avec de grands messieurs (Thierry Millet et Denis Ferrault, tous deux Meilleurs Ouvriers de France en service et Arts de la table ; Stéphane Bonnat, virtuose du chocolat à Voiron, Claude Dugué, chevalier défenseur de la châtaigne et de la biodiversité familière ; et Willy Rivoal, le champion de l’Andouille de Guéméné, dont le talent frôle la démence tant son métier est un véritable sacerdoce) et une grande dame, Laura Zavan, qui a transmis à son tour les secrets de « La Pasta » à un jeune apprenti du Lycée Hôtelier Albert Bayet.

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eurogusto 035Je n’en menais pas large à la veille de cette course de fond. Moi toute petite devant ces passionnés aguerris, j’avais du mal à me trouver une quelconque légitimité. La vérité, c’est qu’ils étaient tout aussi stressés que moi, et qu’ensemble, on a réussi à faire de ce nouvel espace, un endroit convivial et généreux. Au-delà de la démonstration, c’étaient les bases qui étaient à l’honneur, comme découper un poulet, le brider, désosser une selle d’agneau, les pâtes et le pain ; et le fonctionnement de l’apprentissage : un maître et son élève face à nous, le travail de celui-là pour assimiler concrètement ce qu’on lui offre et lui montre.

 

 

 

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Les mains de Laura et de son apprenti d'un jour

Les prochains candidats à la découverte,

avec leur professeur Jean Bru.

 

Le plus incroyable ? La fabrication de l’andouille de Guéméné, le travail pour préparer des mètres et des mètres de chaudins (des intestins de cochon), pour les dégraisser au couteau, les trier, les enfiler un à un sur une aiguilles, jusqu’à trente épaisseurs, avec amour et patience. Hallucinant !

Je ne regarderai plus jamais une andouille de la même façon, c’est évident.

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Eurogusto, ça a été aussi des dîners avec Agnès, du Goût est dans le Pré, toujours souriante et enthousiaste,

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Madame La Présidente (Volcaniac) présente les "O la Vache" de Myriam Grasset et Les Brum'

...avec mon convivium, qui présentait une sélection de produits d’Auvergne sur le stand Volca’niac,

 

...avec Gérad Cagna enfin, « mon coach », à refaire le monde et à entendre de belles paroles d’une demoiselle si jeune et si forte à la fois…

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Deux ans à attendre pour la prochaine édition. Je vais trouver le temps long d’ici là… ou pas !

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De retour chez moi, avec mes jolies crevettes, il ne reste plus qu'à suivre ma route et à me régaler chaque jour un peu plus.