Réveil d’un week-end en célibataire sans enfants…

Deux jours à lire, à écrire, à sortir, à s’alanguir dans un bain interminable, sans un bruit, sans un pleur. Du bonheur ! Enfin presque, parce que quand on s’est habitué aux rires, aux « c’est à MOiiiiii ! », aux « Maaaaman !!!! », ben bizarrement, très bizarrement même, ça manque.

Chronique du masochisme ordinaire…

 

Bon je vais faire court, faut faire bouillir la marmite, et tant que ma plume ne me procure ni canard, ni beurre dans les épinards, je vais voir si je peux être plus forte que la crise et me trouver un turbin si ce n’est malin, en tout cas certain.

 

Vous savez que j’adore les romans qui parlent un tant soit peu cuisine… Dans cette veine, j’ai dévoré Le Cuisinier de Martin Suter. L’histoire : Maravan, un chef tamoul confronté à la société occidentale et pris malgré lui dans une entreprise de cuisine aphrodisiaque, allant contre toutes ses convictions culturelles et religieuses, croise la route de Dalman, un conseiller véreux impliqué dans des trafics d’armes internationaux.

C’est peut-être un peu caricatural, je ne suis pas experte en géopolitique… mais ça replace bien les choses, et surtout au niveau odeurs et couleurs, ce qui m’intéresse avant tout (en tout cas ici), on en prend plein les mirettes et les naseaux, le tout sans bouger de sa chaise longue.

 le cuisinier

Extrait :

 

« -Vous êtes doué pour quoi ?

-Pour la cuisine.

-Eh bien, racontez-moi la cuisine.

-La première fois que j’ai vu ma grand-tante préparer de l’aalangai puttu, j’avais peut-être cinq ans. Elle transformait du riz et des haricots en farine, de la noix de coco râpée en lait, le tout en une pâte et celle-ci en beaucoup de petites boules qu’elle métamorphosait, avec de la vapeur, du lait de coco et du sucre de palme, en fausses figues de banian sucrées. J’ai appris à l’époque que cuisiner, ça n’est rien d’autre que métamorphoser. Du froid en chaud, du dur en moelleux, de l’aigre en doux. C’est pour cette raison que je suis devenu cuisinier. Métamorphoser les choses me fascine.

-Vous êtes un cuisinier admirable.

-Ce que j’ai fait aujourd’hui, ça n’était rien du tout. Je veux aller plus loin. Continuer à métamorphoser ce qui l’a déjà été. Rendre croustillant le dur devenu du moelleux. Croustillant ou mousseux. Ou fondant. Vous comprenez ? Je veux… (Il chercha les mots justes.) Je veux faire quelque chose de neuf avec ce qui est familier. Quelque chose de surprenant avec de l’attendu. »

La devise de tout cuisinier…

Tiens, je me l’emmène à Euro Gusto, ce week-end. A l’espace Transmission, ça fera peut-être parler…

 

Ah ! Vendredi soir, à 19h30, c’est « La Table de Clémence » sur RCF Puy de Dôme… Alors on écoute ou on podcaste ici… Et on commente !