Bon alors, le temps presse… Les crevettes sont couchées, mais pas pour longtemps, comme d’habitude…  mon émission RCF de mars est écrite… Je suis à jour côté lessives et ménage… La douche attendra encore un peu, comme d’habitude… Après tout, il n’y a que moi que j’incommode, et peut-être mes crevettes mais elles ne sont pas assez grandes pour me le dire ! Eh, eh ! Alors je vais pouvoir essayer de combler mon retard : parce que ça se bouscule au portillon : financiers version 1.1, terrine de saumon, potiron et pommes de terre en gratin, baba au rhum… Et pour faire plaisir à Line, mon AOC de service (Addict Officielle au Chocolat), on va commencer par le brownie. Et pour qu’Elena réalise bien l’urgence dans laquelle elle se trouve d’exécuter à son tour cette recette et de la diffuser un peu partout dans le monde, Uruguay y compris, je lui dirai juste un mot : VIP.

Parce que, pour que tout le monde comprenne, quand nous habitions sur Madrid, nous avions la très très mauvaise habitude, Elena et moi (et sors tout de suite de derrière ce rideau, on ne peut rien cacher à la matrice, ne l’oublie pas !) d’aller de temps en temps (je ne révèlerai quand même pas la fréquence de ces rendez-vous, ça deviendrait indécent…), déguster, ou plutôt dévorer, un «  brownie con helado » (n’oubliez pas de rouler le « r » pour plus de réalisme) au VIP. Alors VIP (prononcez Bip, et oui, c’est tout de suite moins classe…) c’est une chaîne de cafés, restaurants, épicerie, librairie, papèterie, marchand de chaussures et de scoubidous qu’on ne trouve qu’en Espagne. C’est loin d’être le summum de la gastronomie mais pour ce qui est des brownies, ils s’y connaissent !!! Ils te le servent un peu tiède, avec une boule de glace type Haagen Dasz, et du chocolat fondu qui durcit au contact de la crème glacée. Rooohhh ! Un délice ! Enfin je vous parle de ça, ça fait 12 ans que je n’y suis pas retournée, ils ont peut-être tous disparus emportant avec eux le secret du brownie disparu…

Eh bien là, je crois que je ne suis pas loin de les détrôner avec mon brownie (adapté du livre « Le grand livre des desserts, pains et tartes salées »chez Fioreditions.) C’est ultra rapide à réaliser, il faut juste faire le vide et ne penser à rien (surtout pas maillot de bain) quand on arrive à la quantité de beurre… Mon conseil : prenez du très bon chocolat bien amer (moi, j’ai la chance d’avoir dans mes placards des énormes tablettes de 1 kg de chocolat Weiss à 72%) c’est ce qui fait que c’est bon, y a pas de secret. Et prévoyez du chocolat en rab pour faire un coulis avec un peu d’eau, et une bonne glace vanille artisanale.

 

POUR UNE CAISSE A GENOISE DE 20X30062

 

 

40 g de farine

60 g de cacao en poudre

350 g de sucre en poudre

150 g de noix mélangées

(macadamia, grenoble, pécan…)

250 g de chocolat noir amer

250 g de beurre

2 c/ à café d’essence de vanille

4 œufs

 

 

 

On allume d’abord le four à 180°C. Parce qu’ensuite, ça ne va pas traîner…

 

Beurrez bien votre caisse à génoise et tapissez-la de papier sulfu, si vous êtes comme moi et que vous ne comprenez pas pourquoi vous beurrez un plat qui de toute façon est recouvert de papier, et bien sautez une étape et vous verrez bien… Mais dans le doute… Je beurre.

 

Dans un saladier, faites fondre le chocolat et le beurre en morceaux. Mieux vaut moins fondu que trop, c’est foutu… Lissez régulièrement à la spatule votre mélange, s’il reste des morceaux de chocolat non fondus, ce n’est pas grave !

Dans un autre cul-de-poule, réunissez et mélangez la farine, le cacao, le sucre et les noix grossièrement hachées (ou tapées à coup de rouleau à pâtisserie sauvagement, enfermées dans un sac pour qu’elles ne voient pas leur bourreau).

Alors pour les mauvais esprits qui disent derrière leur écran : « oh, la, la ! 350 g de sucre… ça fait beaucoup, moi je vais en mettre moitié moins ! », je tiens à préciser que dans la version originale, ce ne sont pas 350 g de sucre qu’il faut mettre mais 500… Donc, si ma parole peut avoir une quelconque autorité, si vous voulez encore diminuer la quantité de sucre, faites ! Mais ne descendez pas au-dessous de 300 g, et tenez-moi au courant du résultat !

 

Versez sur les éléments secs le chocolat fondu, mélangez bien, puis ajoutez les œufs.

 

Remplissez votre moule, aplanissez un peu la surface (la chaleur s’occupera de parfaire votre œuvre) et enfournez pour 50 minutes, pas plus, pas moins. Et c’est tout.

 

Attendez bien que ça refroidisse, et même, rangez le brownie un moment  au frigo avant de le démouler et surtout de le découper. Faites vos part quand il est bien froid et réchauffez-le au moment avant de poser dessus une quenelle de glace et de couvrir le tout de chocolat fondu.