Je commence à devenir super extra organisée et vachement plus efficace, vous ne trouvez pas ?... A peine un peu en retard sur mon programme de parution hebdomadaire. Juste un chtouille, pas de quoi fouetter un chat ou une plutôt une crème, dans notre cas. Je dois ce regain soudain d’énergie à mon petit homard chéri qui a fini par prendre une initiative déterminante (à peine suggérée par de petites réflexions subtiles, glissées çà et là au fil des mois) : c’est lui qui se lève la nuit pour répondre aux appels au secours de notre frétillant bouquet ! Fini les tétées sauvages à n’importe quelle heure de la nuit, je dors sur mes deux oreilles alors que mon homme, ce héros, regagne du galon en se précipitant sur sa progéniture. Ça fait du bien !.... Vous ne pouvez pas savoir ! Et puis, aucune mauvaise conscience, j’ai donné pendant huit bons mois, je passe le relai la tête haute ! Sans compter que depuis qu’elle sait que c’est son père qui est délégué aux problèmes nocturnes, notre petit bouquet commence à nous faire des nuits plus que correctes. Le bonheur !

Voici donc une soupe que j’avais faite pour le réveillon du nouvel an, en version trente-cinq personnes… Je n’avais pas vraiment eu l’occasion de prendre des photos et de breveter pour un public réduit, alors, pauvre de moi !... il m’a fallu renouveler l’expérience en comité plus réduit ce week-end : j’ai donc d’ores et déjà l’aval de 40 personnes : ceci est une recette qui vaut le coup !

J’avais glané l’idée dans un magazine de cuisine de ma maman. Honte à moi, je ne me rappelle (vraiment !) plus le titre et puis de toute façon, je l’ai un peu remise à ma sauce, et puis qui peut prétendre créer dans notre domaine ? A part des Ferràn Adria ou des Thierry Marx… On se copie tous… Alors l’essentiel, c’est cette petite touche d’amour en plus, qu’on met dans chacun de nos plats… Pas vrai ?

Je suis une fan de lentilles corail : vous trouverez ici, la recette du daâl, dont je me régale régulièrement… Et l’odeur de citronnelle, c’est une merveille ! Elle se marie si délicatement avec les coquillages ! On n’a pas besoin de rajouter quoi que ce soit… C’est exquis !

 

POUR 6 CONVIVES035__3_

 

350 g de lentilles corail

1 bâton de citronnelle

2 feuilles de combava (accessoirement)

2 cubes de bouillon de volaille ou d’herbes

1 carotte

2 échalotes

1 cuillère d’huile d’olive

Sel/poivre

Piment d’Espelette

12 Saint-Jacques (avec corail, c’est meilleur !)

Re un peu de beurre ou d’huile d’olive

Re sel et poivre

20 cl de crème liquide à 30% minimum

Des gressins pour le croquant

Un peu d’aneth ou de cerfeuil

 

On commence par préparer le bouillon : dans une casserole, portez à bouillir 1.2 litre d’eau avec le bâton de citronnelle en tronçons, les bouillons cube, les feuilles de combava émiettées (et un bouquet garni si vous le souhaitez : thym, laurier, queues de persil, vert de poireau… un peu de céleri…). Après quelques bouillons (2 minutes) laissez refroidir (pour que ça infuse encore un peu) puis passez au chinois ou une passoire si vous n’avez que ça sous la main. Attention ! C’est le jus qu’on garde, pas le contenu du chinois ! Alors on prévoit le coup et on met un récipient en dessous. Je préfère prévenir !

A la soupe ! Lavez et épluchez échalotes et carotte. Emincez, sans trop vous fatiguer, les unes et l’autre avant de les mettre toutes à dorer dans une grande casserole avec une cuillère d’huile d’olive déjà réchauffée.

Rincez les lentilles corail et jetez-les dans la marmite. Arrosez du bouillon (gardez-en un peu sous le coude pour pouvoir vérifier la consistance en fin de parcours) et laissez cuire un bon quart d’heure en remuant de temps en temps.  Assaisonnez en fin de course avec du gros sel, du poivre du moulin et du piment d’Espelette. Passez au mixer et goûtez voir si ça vous plaît.

 

Après, c’est du bonus : vous pouvez préparer une crème fouettée salée au piment d’Espelette, avec un peu d’aneth émincé très finement, pour ajouter au moment du service.

Aussi, vous pouvez vous amusez (qu’est-ce qu’on rigole !!!) à faire des petites baguettes feuilletées pour donner du craquant…

 (Étalez votre pâte, et découpez-la en fines lanières [5 mm maximum]. Déposez ces lanières sur une plaque à pâtisserie recouverte de papier sulfu, dorez avec à peine de jaune d’œuf sans faire de coulures, parsemez de graines de pavot et mettez au frigo avant d’enfourner à four très chaud [200°/220°C])

… ou optez pour des gressins.

 

Au moment du service, réchauffez la soupe et mettez à fondre une noisette de beurre avec un peu d’huile d’olive dans une poêle sur feu vif. Attendez que ce soit vraiment très chaud pour y déposer les noix de Saint Jacques bien égouttées et même essuyées si ce sont des surgelées… Une minute ou deux de chaque côté, pas plus. Un peu de fleur de sel. Pendant que ça cuit, on se débrouille pour servir les assiettes de soupe avec sa troisième main et on dépose illico presto les Saint Jacques au centre (deux par personnes, évidemment). Une quenelle de crème fouettée, un gressin, une pincée de piment d’Espelette et/ou, une pluche de cerfeuil… « Et voilà ! »