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Photographie: Marielsa Niels

Une année qui commence, un rythme à reprendre… Plus tranquille finalement que ces vacances de Noël ! Repos bien mérité dans la belle-famille crustacés (qualificatif uniquement mis là pour suivre la métaphore filée crevettes, gamba, bouquet et homard, n’en déplaise à ma belle-maman qui œuvre derrière la porte et nous concocte en simultané une bûche sans gluten très prometteuse sans plancton ni goémon, bien que peut-être avec un peu d’agar-agar…  Je ne la rêve pas en grosse araignée de mer ni mon beau-père en oursin de méditerranée !)

Enfin, finis les stages foie-gras avec apéro dinatoire et session crêpes pour 12, shootings de stars pour petits plats en goguette, réveillon pour 35 et gâteaux d’anniversaire pour petite crevette gourmande. Me revoilà en face à face avec mon blog et mon émission de radio comme unique divertissement de mon train-train maternel… D’ailleurs, c’est demain soir à 20h00 que vous pouvez m’écouter sur RCF Puy de Dôme. Ce coup-ci, interview d’une diététicienne et prof de cuisine légère, Aurore Vial, un topo sur les graines germées, et comme d’habitude un petit agenda gourmand et une lecture de choix.

C’est l’heure de la sieste, mais cela fait bien longtemps que j’ai rayé de mon vocabulaire ce mot pourtant si chéri… Les crevettes sont couchées et je pourrais ambitionner de dormir au moins 5 minutes avant qu’une ne se mette à crier, mais j’ai encore quelques photos de Marielsa Niels dans mon escarcelle, et je ne résiste pas à vous les montrer avant que janvier ne soit fini… Oui j’anticipe et alors ! Je me connais, si je ne me booste pas maintenant, je ne retape pas de billet avant 10 jours.

Voici donc les crèmes au chocolat en habit de fêtes que j’ai repérées dans le délicieux ouvrage « Mes desserts sans produits laitiers ni gluten » de Catherine Oudot chez Anagramme Edition. Ultra simples et rapides à réaliser et très saines. Pour l’esthétique et parce qu’un peu de croquant ne fait pas de mal, je les ai servies avec des tuiles à l’orange et une chantilly au siphon hors sujet total, mais irrésistible…

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Pour 6 petits pots

½ litre de lait de riz

50 g de sucre roux

100 g de chocolat noir corsé

2 c/ à soupe de purée d’amandes blanches

2 g d’agar-agar

1 c/à soupe rase d’arrow-root

 

On commence par mettre dans une casserole le chocolat en morceaux, le sucre et le lait de riz (gardez en juste un fond dans un petit bol), et on met tout cela à bouillir.

Ajoutez dans le bol l’arrow-root et l’agar-agar pour les délayer avant cuisson. Un peu avant que le liquide ne bouille (petite hésitation sur mon subjonctif…) versez le contenu du bol dans la casserole et remuez en formant de jolis huit bien rasant jusqu’à ébullition et en comptant ensuite deux minutes sur feu doux. Hors du feu, ajoutez deux cuillères de purée d’amande, fouettez bien et versez dans les contenants que vous souhaitez. Toutes les fantaisies sont acceptées puisqu’il n’y a pas de cuisson supplémentaire.

Rangez au frigo et attendez patiemment que ça prenne.

 

Pour une bonne pelletée de tuilesIMG_1278

25g de beurre,

200g de sucre blond,

 100g de jus d’orange,

75g de farine,

25g de pistaches non salées mixées grossièrement

(à toujours avoir dans une cuisine digne de ce nom !)

 

Mettez à fondre le beurre en petites parcelles dans le jus d’orange sur feu doux. Laissez tiédir. Versez dans un récipient ce liquide sur le sucre et mélangez intimement. Ajoutez la farine et lissez le mélange. Terminez par les pistaches concassées. Laissez au frais quelques heures.

Préchauffez votre four à 190°C, voir 200°C si vous maîtrisez. Avec une cuillère à soupe déposez sur un tapis silpat quelques tas pas trop énormes de pâte et bien espacés (6 maxi si vous voulez de grandes tuiles). Avec le dos de la cuillère aplatissez un peu l’appareil si ça vous fait plaisir mais de toute façon, ça va s’étaler de soi-même.

Ensuite on enfourne et on reste devant le four ! Enfin, on peut s’échapper 5 minutes, voir 8, mais après on s’assoit devant la porte et on observe les petites bulles qui deviennent de plus en plus petites et la coloration qui s’étend des bords vers l’intérieur de la tuile… C’est beau, c’est poétique, et c’est la seule solution pour savoir quand sortir les tuiles ! On en profite pour faire le vide en soi, pour méditer mais pas trop en coinçant la bulle.

 Les tuiles tournent à une belle couleur caramel doré, c’est là qu’on sort la plaque.

Faites glisser la feuille silpat (silicone) sur votre plan de travail et attendez à peine que la tuile devienne plus plastique, qu’elle se tienne un peu. Vous la décollez alors avec une spatule bien plate et la posez sur un rouleau à pâtisserie par exemple pour lui donner la forme désirée. Si vous avez loupé le moment fatidique d’élasticité orgasmique, repassez la plaque à peine au four, pour les ramollir. Attention aux brûlures et aux excès de tuiles ! Mais le rendu est quand même top !

Recommencez jusqu’à épuisement de la pâte ou du pâtissier… Si vous n’y arrivez pas du premier coup, acharnez-vous ou gardez-vous de la pâte pour retenter le coup le lendemain !

Je suis avec vous !!!

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Photographie: Marielsa Niels

Pour la chantilly au siphon, je ne vous ferai pas l’affront de vous donner de recette : un siphon, un peu de crème liquide avec du sucre glace passée au chinois après mélange, une cartouche, et en avant Guingamp ! (c’est tout ce qui me vient pour finir… Mais je ne sais pas si ça s’écrit comme ça, mon domaine, c’est la cuisine, pas le curling !)