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Sortir or not sortir de chez soi ? That is the horriblement transcendantale question que je me pose depuis hier matin… Vraiment, se posent à moi des dilemmes impossibles et monstrueusement importants pour le restant de l’humanité, faut dire. C’est que je m’en voudrais si mes petites crevettes se retrouvaient congelées, comme la plupart de leurs consœurs, remarquez… Mais ma gamba serait tellement heureuse de faire un beau bonhomme de neige, ou plus probablement un moche qui ressemblera d’ailleurs davantage à une patate bio. Au mieux… Sans vouloir dénigrer ses talents artistiques bien sûr. Le pire c’est que je m’extasierai devant son œuvre quelle qu’elle soit. On est tellement prévisible… Mais pendant qu’elle s’amuse, qu’est-ce que je fais de la plus petite : je la laisse doucement se transformer en esquimau ? Ou je la branche sur un sèche-cheveu de voyage au risque de la transformer en petit méchoui ?...

Non, je crois qu’on va passer notre tour pour l’instant. De l’hiver, pour l’instant, elles devront se contenter du sapin qu’on a déjà décoré dimanche dernier, impatients que nous étions (leur père et moi), et du calendrier de l’Avent.

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Et vu qu’il fait froid, je mitonne, je mitonne, dès que j’ai deux secondes (ce qui n’arrive pas si souvent, vu que, je vous le rappelle, je suis enfermée avec mes deux increvables crevettes, et que je dois donc surtout, dessiner, gazouiller, patouiller et papouiller). Hier, j’ai donc fait en toute simplicité un petit sauté de veau carottes et potiron : en toute simplicité, tout est relatif me direz-vous, je réalise peu à peu que beaucoup de recettes de base, ne sont pas si évidentes pour tout le monde, même si elles sont, primo, hyper simples à réaliser, secundo, hypra économiques, ce qui est capital par ces temps de rigueur… Le sauté de veau, c’est quasi moitié prix par rapport à l’escalope. Le choix est vite fait quand on a un budget serré et deux enfants…

Je suis vraiment désolée, mes photos ne font vraiment pas honneur à mes plats, mais j'en suis réduite à les prendre avec mon téléphone... Alors on fait ce qu'on peut... Tant que le père Noël n'aura pas fait sa tournée et s'il n'est pas trop dur de la feuille à son âge, il faudra vous laisser séduire par mes mots plus que par mes images...

Alors, on se lance ?

 

Pour 6 personnes039

 

800 g à 1 kg de sauté de veau préparé

500 g de carottes

400 g de potiron épluché

1 gros oignon

20 cl de vin blanc

1 feuille de laurier

Quelques graines de coriandre

2 c. à soupe de poudre de champignons

2 c. à soupe de fond de veau

1 c. à soupe de maïzena

Des herbes à volonté (pour moi, de l’estragon)

Sel/Poivre

Huile d’olive

 

Occupez-vous d’abord de vos oignons : épluchez-le et émincez-le finement. Epluchez les carottes et taillez-les en rondelles. Détaillez le potiron en dés.

Deuxième round : la viande. Vérifiez le travail de votre boucher qui même si on lui fait évidemment confiance, peut être passé rapidement sur les morceaux et avoir oublié des aponévroses qui rendraient votre sauté un peu duraille… Otez-donc les parties blanches en surface avec un bon couteau bien aiguisé.

Voilà, vous avez fini. Ou tout comme.

Dans une cocotte, faites chauffer de l’huile à feu vif. Quand vous êtes sûr que votre récipient est bien chaud, jetez-y les morceaux de viandes et les oignons. Salez, poivrez et singez (poudrez) de maïzena. Laissez bien colorer sur toutes les faces (deux trois minutes). Ajoutez les légumes, puis le vin blanc. Attendez l’ébullition et que le liquide réduise un peu. Décorez de vos herbes favorites, de laurier et de graines de coriandre. Mouillez avec 50 cl d’eau et poudrez de fond de veau déshydraté et de poudre de champignons séchés (des champignons séchés mixés finement : à avoir obligatoirement dans sa cuisine !). Touillez un coup, attendez un nouveau bouillon, couvrez et mettez sur feu doux trois quarts d’heure en remuant de temps en temps.

 

Accompagnez avec quelques pommes de terre ou des gnocchis jolis…