Comme c’était bien ce petit week-end à La Bourboule ! Ah ça, on ne s’est pas couché tard le soir : les rues étaient désertes à partir de 20h00 (en étant généreuse), le Casino ne nous tentait pas trop et l’annonce d’une soirée accordéon n’a pas éveillé en nous une insoutenable envie de guincher… Mais pouvoir traîner au lit… Quel bonheur ! On oublie vite ces petits plaisirs si simples et on n’en profite pas assez tant qu’il est encore temps. Et puis le temps était merveilleux, et les soins aux Grandes Thermes absolument divins ! Se faire papouiller et traînasser dans des bains bouillonnants, c’est le pied ! Enfin, c’est plus mon homme qui a profité des papouilles, pendant une heure pour un modelage entier du corps, et c’est là où le mâle surprend toujours : Monsieur avait peur que ce soit trop long ! Quand moi, la mort dans l’âme, je ne me suis accordé que 20 petites minutes de modelage du cuir chevelu, parce qu’il m’est maintenant impossible de m’allonger sur le ventre ou de me détendre étendue sur le côté avec ma crevette bis qui gigote dans tous les sens… Finalement, je vous rassure, il ne s’est pas du tout ennuyé et a été conquis par les doigts avertis de sa masseuse (pas très grande et frôlant la cinquantaine, une professionnelle tout à fait recommandable...). Je vous recommande de vous faire ce petit plaisir si vous passez (vraiment par hasard, j'en conviens) par la Bourboule : 74 euros pour une heure de massage, un bain bouillonnant, un bain de détente, hammam et jacuzzi ; ça vaut vraiment le coup. 2h30 facile de bien-être, et on ressort moulu mais zen.

Bon, l’hôtel était nul ; pourtant, je l’avais repéré dans le guide du Routard… Version 2008. Mais les choses évoluent en deux ans : les familles s’agrandissent et les hôteliers perdent la foi et l’envie. Le site de l’hôtel était magnifique et annonçait un restaurant de qualité avec une cuisine basée sur des produits du jardin ou locaux. Là, ma corde sensible était touchée, bien sûr, alors la chute a été d’autant plus rude : on s’est retrouvé tout seul dans une salle de restaurant déserte où pendait encore la décoration de Noël (2009 ou 2008 ? that is the question). Après une soupe de carotte dépourvue d’intérêt, la tenancière nous avait mijoté de ses blanches mains sans doute, un émincé de volaille forestière infâme puis une panna cota aux fraises en sachet. On n’a toujours pas réussi à déterminer de quelle volaille il s’agissait étant donné les deux micro-bouts qui nous étaient alloués, noyés dans une mare de sauce maggi aux champignons en boîtes et jolies carottes striées daucy, au milieu de deux pâtés de purée de carotte (il devait y avoir une promotion chez Simply). La panna cota était écœurante et les 2 fraises d’Espagne n’étaient réparties qu’en surface, ce qui n’aidait pas à la dégustation du machin. On ne pouvait même pas se venger sur le pain, de la baguette chewing-gum de supermarché, qu’on nous a resservie au petit déj’. L’horreur totale. J’ai vraiment eu le sentiment de me faire prendre pour un pigeon : ça doit être très dur de faire vivre un hôtel à La Bourboule, mais ce n’est pas une raison pour faire porter le poids de ses dettes aux premiers touristes venus. Il faut un minimum de sens commercial pour faire redémarrer une affaire et les gérants du Pavillon l’ont complètement perdu, si tant est qu’ils l’aient eu un jour.

Heureusement, on était tous les deux, en amoureux, et ça nous passait un peu au-dessus, mais faut pas plaisanter avec la bouffe ! Ou sinon je sors les dents !

On est reparti du bon pied, avec un petit dîner végétarien bien sympathique inspiré par un de mes vendeurs du marché Saint Jacques : un couscous aux fèves fraîches et raisins secs. Enfin, un quinoa-couscous… Pour changer un peu de ma semoule…On a mangé les restes ce midi avec des petites côtes de porcs parfumées au Massalé : c’était bon comme là-bas, dis !

 

Pour 4 personnes 006__3_

 

350 ml de quinoa

700 ml d’eau

500 g de fèves fraîches (longues)

1 oignon

1 belle carotte

1 grosse tomate

2 c/ à soupe de concentré de tomate

1 bonne poignée de raisins secs

1 c/ à soupe de sucre

1 c/ à café de curcuma

1 c/ à café de piment doux

1 c/ à café de coriandre moulue

Huile d’olive

Sel/poivre

1 filet de citron en option

 De la coriandre fraîche pour sublimer le tout…

 

Commencez par peler et ciseler l’oignon. Jetez les petits morceaux obtenus dans un peu d’huile d’olive bien chaude et laissez colorer deux minutes. Pendant ce temps, Lavez la carotte, épluchez-la puis taillez-la en paysanne : en quatre dans la longueur puis en petites lamelles (vous devez obtenir des quarts de cercle, si vous êtes partis dans le bon sens…) ; ajoutez votre œuvre aux oignons tout dorés, continuez la cuisson à feu assez vif. Lavez alors vos fèves et cassez les extrémités pour retirer par la même occasion, le fil qui coure le long de la bête (comme pour les haricots). Tailladez en petits tronçons et hop, dans la poêle (ou le wok, c’est mieux).

On s’occupe ensuite de la tomate bien charnue, on en fait de petits cubes qui rejoignent immédiatement leurs petits copains dans la poêle.

C’est alors qu’on assaisonne, qu’on poudre de coriandre, de curcuma, de piment, de sucre, de sel et de poivre. On rajoute 30 bons centilitres d’eau (au jugé), les raisins secs et le concentré de tomate. Lorsque l’ébullition reprend, on baisse à feu doux et on laisse mijoter en touillant de temps en temps, le temps que cuise le quinoa ou la semoule.

 

C’est vraiment pas sorcier mais c’est très bon, n’hésitez pas à rajouter un peu de piment et de sucre. Un trait de citron pressé au dernier moment pour relever tout ça, un peu de coriandre hachée pour rafraîchir le palais et vous voilà avec un dîner express végétarien bien parfumé.HeurHeuHHH²H<h