Je profite de ce que mon atome bien accroché a quitté mes bras pour ceux non moins câlins de Morphée, pour reprendre le fil de mon blog…

Je ne sais pas si c’est l’approche du Nouvel An chinois qui veut ça, ou l’arrivée dans notre famille d’une charmante belle-sœur japonaise, ou bien encore la douceur du temps qui ne va pas tarder à faire fleurir les cerisiers, comme à Vancouver les jonquilles ; mais j’ai des envies d’Asie, des bouffées de citronnelle et de coco qui me prennent comme ça, entre une truffade et une raclette.

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J’ai un gros pot de pâte de curry verte qui trône dans mon frigo depuis le retour de Thaïlande d’une très bonne amie (qu’elle ne m’a pas ramené de là-bas, mais que je suis allée acheter, en l’entendant parler de ses découvertes gastronomiques, chez Gaucher le temple des gastronomes curieux et néanmoins clermontois). Et puis entre deux marchés, j’adore flâner chez Grand Frais et succombe souvent à la tentation devant des mangues, de la citronnelle ou de la coriandre fraîche. Rien de très original, je m’adonne comme tant d’autres à la cuisine fusion, à la Global Food qui fait fureur actuellement. Pas très écolo tout ça, l’empreinte carbone du lait de coco doit faire peur à voir, même si on en trouve dans les magasins bios. Mais c’est si bon ! Pas facile de rester 100 % local quand on aime la diversité… On fait pourtant de son mieux, en s’accommodant de ses contradictions.

Bon, enfin, quand je pars dans une improvisation sur le thème du thaï, j’oublie mes principes pour quelques heures (enfin, le chou chinois et les carottes viennent quand même de chez Monsieur Bio) et je laisse œuvrer et se régaler mon nez ; Résultat, mon palais s’est régalé de ce plat thaï 100% pas de là-bas. C’est rapide à faire, assez diététique et économique. Alors à vous de jouer !

Pour 4 personnes002

2 filets de poulet

· marinade

2 c/ à soupe de sauce soja sucrée (comme pour les sushi)

2 c/ à soupe de tamari

1 c/ à soupe de gomasio (sésame et sel)

1 bonne c/ à café de  pâte de curry vert

2 à 3 cm de gingembre frais râpé

· soupe

2 litres d’eau

2 bâtons de citronnelle

½ chou chinois

Quelques champignons noirs

3 carottes

1 brick de lait de coco

Sel poivre

1 paquet de vermicelles de soja

On commence par mettre les filets de poulets taillés en lanières à s’attendrir et à s’étoffer de mille saveurs dans la marinade. Pour cela mélangez tout bêtement tous les éléments avant d’y tremper la volaille. Couvrez et réservez au moins une heure au frais.

Tant qu’on y est, on réhydrate les champignons noirs en suivant les instructions (généralement 10 minutes dans de l’eau bien chaude).

Un peu plus tard, quand approche l’heure du repas, on s’attaque aux choses sérieuses : on lave le chou et les carottes ; on émince finement le premier et on taille en fine julienne (petits bâtonnets) les secondes. Après avoir égoutté les champignons, on leur règle également leur sort en les éminçant avec attention.

J’ai un homme qui n’aime pas tomber sur des morceaux de citronnelle, alors je détaille juste les bâtons en trois ou quatre tronçons pour le goût mais si vous n’avez rien contre et avez un compagnon encore plus ouvert à de nouvelles sensations que le mien, vous pouvez les tailler en fines rondelles à déguster avec le reste… A vous de voir à quoi peut résister votre couple.

Mettez alors à bouillir l’eau avec le lait de coco. Ajoutez alors la citronnelle, les carottes puis le chou et les champignons. Salez généreusement. Laissez bouillir 5 à 10 minutes (selon la finesse de votre julienne…) puis versez le poulet et sa marinade dans votre marmite. Comptez 5 minutes de cuisson supplémentaires. Deux minutes avant la fin, jetez les vermicelles de soja légèrement démêlés dans le bouillon.

Servez sans attendre ; Un trait de citron vert, un soupçon de coriandre fraîche et vous voilà partis en voyage !