des recettes au gré des envies, des histoires de cuisine de mets et de délices, des coups de coeur qui mettent l'eau à la bouche

01 novembre 2009

velouté carotte et potiron

Ah… l’Automne, l’automne ! Ses couleurs chamarrées, ses étés indiens, ses courges et ses marrons… Un vrai poème.

Ça me donne envie de vous en faire partager un, tiens ! Un poème qu’on se demande comment qu’il a pu être écrit et dans quel but totalement mystérieux. Depuis le CM1, il est gravé dans ma mémoire, tellement il est tordu. Enfin, la plus tordue dans l’histoire, c’est encore bien moi, qui l’ai proposé un jour à la classe. Quoique, il a bien fallu que quelques petits esprits tordus acceptent de l’apprendre à leur tour… Et après, on se demande pourquoi le monde va de travers !


Automne,                                           

L’eau Tonne

Sur le toit ;

Toi, tu ronronnes.

Toiture : on ronne,

Et le rat monne

Et la scie monne

Ah ! La Simonne

Dort sous mon toit.

On scie mon toit

Mais Simon, toi

Tu t’en moques,

Le chat ronronne,

Le charron ronne

Et le rat monne

Sur le toit.

L’orage

Emplit la tonne,

L’eau rage

L’eau tonne.

L’éclair talonne,

Le cheval rage

Et désarçonne

La mignonne

Amazone

Au pied de l’aune.

L’eau tonne

L’Automne !

Eh, que m’importe ?HPIM3510

Car je t’ai, toi.

Tais-toi.

Ferme la porte,

Ronronne

Et donne-moi

Ta peur sauvage.

Mon amour sage,

Ferme la porte

Dessous mon toit.

Le chat rond ronne,

Le chat ronronne,

L’eau tonne,

L’automne !

Et toi,

Tu dors,

Tu t’abandonnes

Dessous mon toit.

Dessus mon toit

Le gros rat monne

Et la scie monne

Ah ! la Simonne

Comme l’eau rage

Comme l’eau tonne !

Jean Desmeuzes.

Après ce petit interlude culturel, on a bien mérité une bonne soupe des familles, avant de se mettre au lit pour méditer ce poème à haute portée philosophique.

Rien de sorcier, à part bien sûr le potiron, bien de saison.

A la maison, on en redemande, en plat unique (ou presque, après un bon apéro pâté ou même foie gras [et oui, on ne se refuse rien chez nous…] et avant un plateau de fromages [d’Auvergne bien sûr !)

Après de nombreux tests recettes, celle-ci est validée et placardée pour tout l’automne sur mon frigo. A vous de voir si elle vous plaît. Pour les proportions, c’est plus ou moins au pifomètre, mais les bases sont là !

Pour 6 assiettes

1.2 kg de potiron

3 ou 4 carottes

2 ou 3 pommes de terre

1 oignon

1 feuille de laurier

1 branche de thym

3 grains de poivre

1 peu de gros sel

75 cl de lait

50 cl d’eau

Lavez les légumes et l’oignon, épluchez-les et coupez-les en gros dés (ou plutôt, pour les carottes, en grosses rondelles ; mais vous aurez bien évidemment, déjà corrigé par vous-même !…). Mettez tout cela dans une grosse gamelle, mouillez avec le lait et complétez avec de l’eau jusqu’à hauteur des légumes (qu’ils soient juste immergés mais pas noyés). Décorez de la feuille de laurier et du brin de thym ; Relevez avec les grains de poivre et une bonne pincée de sel.

Portez à ébullition et laissez cuire en réduisant le feu jusqu’à n’entendre qu’un petit bouillon, pendant 15 à 20 minutes (à la tendresse du couteau).

Mixer avec votre petit robot plongeur. Et dégustez sans attendre.

Une tisane, un recueil de poème de Jean Desmeuzes et au lit !

Posté par clemenciel à 18:51 - légumes - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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