24 septembre 2009
galettes roses de betteraves et courgettes
Déformation de maman superstar… Quand je pense galette, ça part tout de suite en live, version Henri Dès et Chantal Goya qui auraient avalé un petit escargot trempé dans l’huile. En clair, devant l’ordi, je chantonne à tu tête (mais pas trop fort, pour pas réveiller ma fille qui dort à côté) :
« J’aime la
galette, de betteraves et d’courgettes !
Quand
elle est bien faite, avec des œufs dedans !
Tralalalalalalalalère,
Tralalalalalalalala….. »
La suite s’il y a un bis unanime.
Ouai, ben ça sent la nécessité de sortir de notre petite
bulle à deux, parce que c’est elle qui va finir par me déteindre dessus et que
je commence à faire des rêves bizarres dans lesquelles je dois reprendre toute
ma scolarité à partir de la sixième. L’angoisse !
Alors oui, c’est que du bonheur, s’occuper de ma crevette,
et puis cuisiner pour mon petit mari chéri qui rentre du travail, engoncée dans
mon petit tablier à noeud, mais là, je
crois que nous sommes bien mûres l’une et l’autre pour la séparation prochaine
parce que :
« je
tourne en rond,
j’arrête
pas de me chanter des chansons complètement bidons…. »
Enfin, passons sur l’épisode desperate housewife et
venons en aux galettes ! Les légumes, y’a que ça de vrai ! Mais pour
manger des légumes dans la joie et l’allégresse, faut voir à varier les
plaisirs et là, ça se corse. Alors je me lance de plus en plus sans filets en
partant du principe que si la base est bonne, y a pas de raison que le résultat
soit en dessous… Et puis chez les bios, il existe plein de galettes de légumes
et de céréales, pourquoi pas essayer d’en faire des versions homemade.
Surtout que depuis que je me suis offert une moulinette, je me sens pousser des
ailes : tout est raper illico presto et ça me fait les abdos.
J’adôôôre !
La photo de mon œuvre est très moche, je l’avoue, mais dans
l’assiette ! Ces couleurs chamarrées explosent devant nos yeux
émerveillés. C’est dit, ne soyons pas timorée ma fille ! J’en avais fait
huit pour avoir des restes, et elles ont toutes disparues le soir même. Avec
quelques pâtes par exemple, et de la salade, ça fait un bon repas végétarien
plein de vitamines et de bonnes choses.
Pour huit petites galettes (pour 2 ou 3)
1 demi-betterave rouge crue
1 carotte moyenne
1 petite courgette
1 œuf
1 coulée de tamari (ou de sauce soja)
1 c. à soupe de graines de lin
2 c. à soupe de farine de pois-chiche
sel et poivre
On râpe tout gaiement à la moulinette, on ajoute les graines, la farine, l’œuf légèrement battu puis on assaisonne avec le tamari, le sel et le poivre.
Voilà ! ça c ‘est de l’express.
On sort ensuite la poêle, un bon coup d’huile
d’olive ou de tournesol, on laisse bien chauffer à feu vif (l’huile doit
paraître encore plus liquide). On baisse alors le feu à moyen et on s’empare
d’une cuillère à soupe qu’on remplit bien de mélange. Vient alors l’opération
compliquée : le formage de galette ! Déposez la cuillérée dans
la poêle et aplatissez (mais pas trop) en formant un cercle. C’est quand même
pas ultra dur, non ?
Laissez cuire 2 à 3 minutes puis retournez
délicatement et laissez cuire à nouveau 3 minutes.
C’est prêt ! Et vive les légumes
16 septembre 2009
la dalle de daâl
Dites-donc… Je viens de faire un tour dans mes archives de
photos et je viens de réaliser un truc : je ne vous ai jamais parlé de mon
plat express préféré, celui qui prend 2 minutes montre en main, fait toujours
un effet bœuf et me déculpabilise en même temps : my wonderful daâl pour
quand t’as… vraiment la dalle.
Paraîtrait qu’il faut pas trop manger de viande le soir. Moi je veux bien… « C’est plus sain », qu’on nous dit…«Ton corps te remercieras », Moi je me dis qu’il vaudrait mieux surtout ne pas en rajouter encore à mon pauvre petit foie déjà suffisamment titillé par les molécules d’éthanol. Alors j’essaie un peu de remplacer les protéines animales de temps en temps. Les lentilles, c’est le top pour cela : bourrées de bonnes choses, de protéines, de calcium, de fer…
La lentille verte apporte 4 fois plus de fibres que le riz, les pâtes ou les
pommes de terre.
Elle est plus digestible que le haricot par sa plus faible quantité de
cellulose.
Riche en vitamines B1, B2, B6, elle contient 3 fois plus de calcium que les
céréales et 7 fois plus de fer que les épinards. Certains nutritionnistes
affirment même que la consommation de légumes secs, dont la lentille, concourt
à la baisse du taux de cholestérol (source : saveurs du monde.net)
Pareil pour la lentille corail et elle cuit bien plus vite.
Ce daâl, plat de base indien par excellence est une pure merveille. J’en
mangerais par quintaux sur la tête d’un pouilleux. Tel que, avec un peu de
salade verte parsemée de noix de cajou hâchées par exemple. Voilà un super
moyen de se passer de viande alors que tu crèves la dalle et que tu veux te la
jouer sain (…comme Beckam) (NDLR :allusion vaseuse au film
« Joue-la comme Beckam » où l’on voit une famille indienne…
D’où un certain ressort comique, en parlant de daâl. La rédaction présente par
avance ses excuses à ses lecteurs.) ou que la crise ne te pemet pas de te
payer un steack tous les soirs, …comme Beckam (c’est nul, mais je n’ai pas
pu m’en empêcher… Le surmenage de la femme au foyer sûrement.)
Pour 4 personnes (grand maximum)
200 g de lentilles corail
40 cl d’eau
1 c. à soupe d’huile de tournesol
1 c. à café de cumin
1 c. à café de coriandre en poudre
1 piment oiseau ou du piment en poudre
1 c. à café de gingembre frais râpé, ou en
poudre
du sel à convenance
Commencez par laver vos lentilles sous un filet d’eau. Faites chauffer l’huile dans une casserole assez grande pour y faire cuire votre daâl. Ajoutez vos épices (pas le sel) dans cette huile chaude pour qu’elles dégagent leurs grisantes effluves. Remuez une minute et versez vos lentilles. Recouvrez avec l’eau mesurée. Chapeautez tout cela et laissez cuire 15 à 20 minutes à feu doux en remuant de temps en temps. Salez alors et allongez avec un peu d’eau selon la consistance désirée.
Dégustez bien chaud et pensez à la vache qui a échappé au couteau ce soir grâce à vous et qui paisse tranquillement dans son champs.
Faites de beaux rêves.
07 septembre 2009
coupe des jeunes mariés
Retour aux fourneaux et à un peu de sérieux après un été
placé sous le signe du mariage et de ses nombreux et excitants préparatifs…
Affaire classée avec suite longue et prometteuse j’espère. Pour ceux qui
suivent ou suivaient en tout cas, mes petites publications sans prétention et
« en toute simplicité » bien sûr, vous me saviez déjà mariée et
heureuse de l’être. Je rassure mes 2 ou 3 lecteurs et la France entière, c’est
toujours le même homme qui nous supporte, moi et notre petit bout de fille qui
grandit à vue d’œil. D’ailleurs, c’est un peu à cause d’elle que je vous ai
abandonnés la salive au coin du bec, le regard hagard du gars en manque
éternellement vissé à votre visage, incapable de décoller de devant votre
ordinateur pour profiter du beau soleil estival, espérant en vain une nouvelle
recette de ma part. Mon bout de chou (frisé plutôt que cabus, vu les
antécédents familiaux) m’occupait les quelques moments qui me restaient de
libres lorsque je ne préparais pas le mariage. Et puis ça fatigue d’allaiter
mine de rien, ça pompe toutes les ressources et surtout l’inspiration !
Enfin depuis le mariage, elle est au régime sec et à la purée maison pour que
maman puisse reprendre un régime un peu plus arrosé… Chacun son tour ma
foi ! Je n’avais pas très envie de rester à l’eau pour le mariage ni pour
l’enterrement de fille pas complètement jeune. Surtout que mes amies m’avaient
préparé une belle surprise, une dégustation de vins au Bistrot Bancal à
Clermont, une très bonne adresse pour se déguster une assiette de bonne
charcuterie ou de fromage et se faire surprendre les papilles par des vins
étonnants. Donc depuis le 22 Août, je reprends des forces et de la
bouteille ! Reste qu’à huit mois, ma fille demande toujours autant
d’attention et me fait des siestes souvent beaucoup trop courtes pour prendre
le temps d’écrire un petit billet.
Pour reprendre la main, une petite coupe pour sombrer doucement dans un océan de volupté… J’ai souvent du mascarpone dans le frigo pour improviser des desserts fruités (ruse de sioux pour faire avaler quelques prunes ou pèches ou figues à mon deux fois mari). C’est un peu calorique, mais qu’est-ce que c’est bon ! Enfin, je me disais depuis un moment qu’il manquait une couche dans mes petites coupes : pour gagner un poil d’acidité et de fermeté. J’ai donc rajouté une gelée de prunes au pralin. Savoureux !
Pour 8 Coupes
(méfiez-vous quand même,
ça se mange sans s’en apercevoir…)
600 g de
prunes
2 ou 3 c.
à soupe de sucre roux (ou
blanc si vous n’avez que ça, mais la prochaine fois achetez du sucre non
raffiné, c’est plus sain…)
6 feuilles
de gélatine
3 c. à
soupe de pralin
1
Barquette de framboise
250 g de
mascarpone
80 g de
sucre roux
3 œufs
Première étape : la gelée de prune. On s’y prend à
l’avance, genre le matin avant de partir
au boulot (facile à dire quand on est en congé parental…) ou entre midi et
deux, à la place de la session piscine bonne conscience pour la rentrée.
Lavez et dénoyautez les fruits (si c’est de la mirabelle,
c’est facile, pour les autres c’est un peu plus ennuyeux… Moi, j’ai fais ma
grosse paresseuse en décidant de les laisser et de tout passer au moulin mais
c’est quand même pas le top, il faut avouer…). Mettez dans une casserole avec
un peu d’eau (10 cl) et le sucre. Placez sur feu doux et attendre que tout cela
compote et fleure bon l’Automne qui s’annonce. N’oubliez pas pendant ce temps
là, de faire tremper dans de l’eau froide la gélatine.
Tournez de temps en temps les prunes et comptez 10 minutes de cuisson environ.
Au sortir du feu, passez au moulin (pour les paresseux,
opération rendue un petit peu plus délicate par la présence des noyaux, mais
vous aviez choisi votre camp, je vous avais prévenus !)
Remettez dans la casserole le coulis obtenu et ajoutez le
pralin. Ramenez à ébullition et ajoutez les feuilles de gélatine bien
égouttées. Remuez pour bien dissoudre et arrêtez la cuisson. Répartissez alors
ce coulis dans 8 verres. Placez au réfrigérateur aussi vite que possible (mais
attendez tout de même que ce soit tiède pour économiser de l’énergie !)
Plus tard, lorsque la gelée a prise (comptez deux heures
voir trois…) passez à la deuxième étape : la mousse mascarpone. Séparez
dans deux culs de poule, les blancs des jaunes : montez en neige les
blancs avec une pincée de sel et gardez branché votre batteur. Dans les jaunes,
ajoutez le sucre et rallumez votre batteur pour faire blanchir ce
mélange : ça devient presque crémeux, c’est magique. Ajoutez alors le
mascarpone et continuez à battre électriquement (c’est définitivement une
recette de paresseuse !). on passe alors au moment délicat. On lâche son
batteur, on le débranche et on s’en remet à son poignet. Incorporez d’abord une
cuillère de blanc dans le mélange en fouettant un peu, pour détendre l’appareil
et le préparer à la suite. Ajoutez ensuite la masse entière des blancs et avec
une maryse bien souple, mélangez intimement en soulevant délicatement les blancs. Soyez souple du
poignet !
Dernière étape, le dressage : sortez vos coupes,
glissez sur la gelée prise une cuillère de mousse puis des framboises, puis une
autre bonne cuillère de mousse (répartissez ce qui reste) et à nouveau des
framboises. Filmez et remettez au frais au moins deux heures. Décorez au
dernier moment d’une feuille de menthe ou de verveine, ou de rien du tout si
vous n’avez pas la patience.
J’ai réalisé ce dessert avec des framboises car en Auvergne, nous en avons encore me semble-t-il, en tout cas au marché de Saint-Jaques. Mais je pense renouveler l’essai avec des figues fraîches quand elles seront un peu plus abordables. Et là, je crois que nous atteindrons le nirvana…


