Retour aux fourneaux et à un peu de sérieux après un été placé sous le signe du mariage et de ses nombreux et excitants préparatifs… Affaire classée avec suite longue et prometteuse j’espère. Pour ceux qui suivent ou suivaient en tout cas, mes petites publications sans prétention et « en toute simplicité » bien sûr, vous me saviez déjà mariée et heureuse de l’être. Je rassure mes 2 ou 3 lecteurs et la France entière, c’est toujours le même homme qui nous supporte, moi et notre petit bout de fille qui grandit à vue d’œil. D’ailleurs, c’est un peu à cause d’elle que je vous ai abandonnés la salive au coin du bec, le regard hagard du gars en manque éternellement vissé à votre visage, incapable de décoller de devant votre ordinateur pour profiter du beau soleil estival, espérant en vain une nouvelle recette de ma part. Mon bout de chou (frisé plutôt que cabus, vu les antécédents familiaux) m’occupait les quelques moments qui me restaient de libres lorsque je ne préparais pas le mariage. Et puis ça fatigue d’allaiter mine de rien, ça pompe toutes les ressources et surtout l’inspiration ! Enfin depuis le mariage, elle est au régime sec et à la purée maison pour que maman puisse reprendre un régime un peu plus arrosé… Chacun son tour ma foi ! Je n’avais pas très envie de rester à l’eau pour le mariage ni pour l’enterrement de fille pas complètement jeune. Surtout que mes amies m’avaient préparé une belle surprise, une dégustation de vins au Bistrot Bancal à Clermont, une très bonne adresse pour se déguster une assiette de bonne charcuterie ou de fromage et se faire surprendre les papilles par des vins étonnants. Donc depuis le 22 Août, je reprends des forces et de la bouteille ! Reste qu’à huit mois, ma fille demande toujours autant d’attention et me fait des siestes souvent beaucoup trop courtes pour prendre le temps d’écrire un petit billet.

Pour reprendre la main, une petite coupe pour sombrer doucement dans un océan de volupté… J’ai souvent du mascarpone dans le frigo pour improviser des desserts fruités (ruse de sioux pour faire avaler quelques prunes ou pèches ou figues à mon deux fois mari). C’est un peu calorique, mais qu’est-ce que c’est bon ! Enfin, je me disais depuis un moment qu’il manquait une couche dans mes petites coupes : pour gagner un poil d’acidité et de fermeté. J’ai donc rajouté une gelée de prunes au pralin. Savoureux !

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(méfiez-vous quand même, ça se mange sans s’en apercevoir…)

600 g de prunes

2 ou 3 c. à soupe de sucre roux (ou blanc si vous n’avez que ça, mais la prochaine fois achetez du sucre non raffiné, c’est plus sain…)

6 feuilles de gélatine

3 c. à soupe de pralin

1 Barquette de framboise

250 g de mascarpone

80 g de sucre roux

3 œufs

Première étape : la gelée de prune. On s’y prend à l’avance, genre le matin avant de partir au boulot (facile à dire quand on est en congé parental…) ou entre midi et deux, à la place de la session piscine bonne conscience pour la rentrée.

Lavez et dénoyautez les fruits (si c’est de la mirabelle, c’est facile, pour les autres c’est un peu plus ennuyeux… Moi, j’ai fais ma grosse paresseuse en décidant de les laisser et de tout passer au moulin mais c’est quand même pas le top, il faut avouer…). Mettez dans une casserole avec un peu d’eau (10 cl) et le sucre. Placez sur feu doux et attendre que tout cela compote et fleure bon l’Automne qui s’annonce. N’oubliez pas pendant ce temps là, de faire tremper dans de l’eau froide la gélatine.

Tournez de temps en temps les prunes et comptez 10 minutes de cuisson environ.

Au sortir du feu, passez au moulin (pour les paresseux, opération rendue un petit peu plus délicate par la présence des noyaux, mais vous aviez choisi votre camp, je vous avais prévenus !)

Remettez dans la casserole le coulis obtenu et ajoutez le pralin. Ramenez à ébullition et ajoutez les feuilles de gélatine bien égouttées. Remuez pour bien dissoudre et arrêtez la cuisson. Répartissez alors ce coulis dans 8 verres. Placez au réfrigérateur aussi vite que possible (mais attendez tout de même que ce soit tiède pour économiser de l’énergie !)

Plus tard, lorsque la gelée a prise (comptez deux heures voir trois…) passez à la deuxième étape : la mousse mascarpone. Séparez dans deux culs de poule, les blancs des jaunes : montez en neige les blancs avec une pincée de sel et gardez branché votre batteur. Dans les jaunes, ajoutez le sucre et rallumez votre batteur pour faire blanchir ce mélange : ça devient presque crémeux, c’est magique. Ajoutez alors le mascarpone et continuez à battre électriquement (c’est définitivement une recette de paresseuse !). on passe alors au moment délicat. On lâche son batteur, on le débranche et on s’en remet à son poignet. Incorporez d’abord une cuillère de blanc dans le mélange en fouettant un peu, pour détendre l’appareil et le préparer à la suite. Ajoutez ensuite la masse entière des blancs et avec une maryse bien souple, mélangez intimement en soulevant délicatement les blancs. Soyez souple du poignet !

Dernière étape, le dressage : sortez vos coupes, glissez sur la gelée prise une cuillère de mousse puis des framboises, puis une autre bonne cuillère de mousse (répartissez ce qui reste) et à nouveau des framboises. Filmez et remettez au frais au moins deux heures. Décorez au dernier moment d’une feuille de menthe ou de verveine, ou de rien du tout si vous n’avez pas la patience.

J’ai réalisé ce dessert avec des framboises car en Auvergne, nous en avons encore me semble-t-il, en tout cas au marché de Saint-Jaques. Mais je pense renouveler l’essai avec des figues fraîches quand elles seront un peu plus abordables. Et là, je crois que nous atteindrons le nirvana…