des recettes au gré des envies, des histoires de cuisine de mets et de délices, des coups de coeur qui mettent l'eau à la bouche

22 avril 2009

Boulette de boeuf à la coriandre fraîche... On s'y croirait!

Avec ce temps qui oscille entre soleil et pluie, j’ai des envies de grand sud, de couleurs, d’épices, d’Orient quoi ! Alors j’improvise un p’tit souk dans ma cuisine, non pas que ce soit le bazar (ah, ah, ah !), car on s’est fait une grande session ménage samedi dernier ; ah ! le doux charme des week-ends à la maison : on les attend toute la semaine ( enfin surtout mon homme, vu que pour moi, en ce moment c’est dimanche toute la semaine !) et on en profite toujours dignement en attrapant le balai et les chiffons… On se retrouve finalement le dimanche soir, exténués sur le canapé, à se dire que ça passe toujours trop vite et vivement le week-end prochain !

L’avantage d’avoir un petit bout à la maison, c’est qu’on redécouvre les matinées (concept méconnu des adultes post-adolescents sans enfants que nous étions) ; aussi atteint-on en un même week-end, un coefficient d’exposition au soleil nettement supérieur, même à Clermont-Ferrand ! C’est sûr que ça ne remplace pas les grasses mat’ qui s’éternisent mais il faut bien se faire une raison et tirer parti de la situation. C’est comme cela que nous nous sommes retrouvés au marché, avec notre princesse confortablement installée dans son écharpe, à humer les odeurs de lilas, de pommes et de fromages. Ça fait du bien ! Un café en terrasse, les badauds souriants, un p’tit air de printemps…

En rentrant, pour se donner du cœur à l’ouvrage et comme le ménage n’attend pas, j’ai sorti ma botte de coriandre magique qui transforme le moindre petit steak maussade en plat des mille et une nuits, exactement ce qu’il nous fallait… Pas plus de dix minutes pour colorer son ordinaire.

Pour 2 ou 3 personnesHPIM2722

2 steaks hachés

1 œuf

1 c. à soupe de noisettes

2 c. à soupe de chapelure

1 c. à soupe de graines de lin

¼ de botte de coriandre fraîche

2 brins de menthe poivrée

½ oignon

1 gousse d’ail

1 pincée de piment

sel et poivre

1 boîte de sauce tomate

1 pointe de harissa

20cl de semoule moyenne

2 c. à soupe d’huile d’olive

1 c. à soupe de raisins secs

40 cl d’eau bouillante

Réunissez dans le bol de votre mixer les noisettes, la chapelure, l’oignon pelé et coupé en 2 ou 3 morceaux, l’ail dégermé, les feuilles de coriandre et de menthe. Hachez finement et ajoutez ce mélange aux deux steaks émiettés dans un cul de poule. Salez, poivrez et pimentez légèrement. Cassez votre œuf par-dessus pour amalgamer joyeusement.

Mettez à bouillir 40 cl d’eau. Pesez votre semoule, parsemez de quelques raisins secs et nourrissez-la d’un peu (beaucoup) d’huile d’olive. Caressez-la de vos petits doigts, versez dessus l’eau bouillante, remuez un peu et couvrez.

Retournons à nos boulettes. Façonnez-les de la taille d’une noix. Vous devriez en obtenir presque quinze. Si vous les voulez un peu plus croquantes, roulez-les dans la chapelure.

Sinon, passons à la cuisson. Dans une poêle bien chaude où frissonne un peu d’huile d’olive, jetez vos petites boulettes et tournez-les régulièrement pour colorer toutes les faces. Au bout de 5 minutes, ajoutez la sauce tomate et un peu de harissa. Remuez et laissez cuire encore 3 à 5 minutes. Servez avec la semoule bien chaude.

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Posté par clemenciel à 16:30 - boeuf - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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08 avril 2009

muffins avoine et cranberries

Une petite madeleine de Proust pour un après-midi ensoleillé… En fouillant dans ma boîte à chaussure/boîte à trésors/boîte à recettes, je suis retombée sur une recette manuscrite que je n’avais jamais réalisée, comme beaucoup de recettes que je demande après avoir ressenti une émotion gustative marquante. Le temps passe, on pense à autre chose et on oublie ses promesses…

J’ai relu avec une tendresse particulière ce bout de feuille à petits carreaux perforée. Cela doit faire treize ans, si je compte bien, qu’une amie de l’époque m’avait confié cette recette au cours d’une fête d’anniversaire, je crois… Elle avait fait, elle ou sa maman, des muffins au chocolat…J’étais encore au lycée et je devais rentrer des Etats-Unis où j’avais découvert, entre autres choses, les cranberries.

 C’est drôle de voir comme aujourd’hui, on ne jure encore que par les muffins, salés ou sucrés. Tout ce qui se grignote, se goûte, se dévore instantanément, a un succès fou. Et lorsqu’on fait attention aux étiquettes, les paquets de gâteaux deviennent des ennemis jurés : Entre l’amidon modifié, l’huile de palme hydrogénée, les colorants et les antioxydants, trouver des friandises politiquement correctes relève du casse-tête chinois, tout au moins dans les grandes surfaces traditionnelles.

 Donc, pour satisfaire ma légendaire gourmandise et régaler aussi ma mémoire, je me suis mise à la confection de muffins avoine-cranberries. Et j’ai presque versé ma petite larme en les goûtant, tant et si bien que j’en ai regoûté un autre pour être sûre, puis un autre pour finir de me convaincre… Et j’en ai conclu que oui, j’aimais beaucoup les muffins et que les cranberries séchées sont une très belle invention. CQFD (mais qu’est-ce qu’il fallait démontrer ? That is the question…)

Pour 12 Muffinsphoto_1_036

1 tasse de flocons d’avoine

1 tasse de lait

1 tasse de farine

¾ de tasse de cassonade

1 c. à café de levure chimique

½ c. à café de bicarbonate de sodium

½ c. à café de sel

1 œuf battu

¼ de tasse de beurre fondu

1 tasse de cranberries

Commencez par réunir dans un saladier les flocons d’avoine et le lait. Mélangez et laissez reposer pour obtenir une belle bouillie bien avenante…

Préchauffez votre four à 200 °C.

Dans un autre récipient, rassemblez les éléments secs : farine, cassonade, levure, bicarbonate et sel. Un petit coup de cuillère à pot et hop ! On retourne à notre bouillie. On lui rajoute le beurre fondu et l’œuf, on remue puis on incorpore les éléments secs jusqu’à obtenir une belle pâte bien homogène.

Il ne reste plus qu’à ajouter les cranberries, ou les pépites de chocolat ou les myrtilles.

Remplissez les moules à muffins aux ¾ et enfournez pour 15 à 20 minutes.

Conservez (si vous y arrivez) dans une boîte hermétique.

Au petit déj’ ou au goûter, ce serait dommage de s’en priver !

Posté par clemenciel à 16:07 - grignotages - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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01 avril 2009

petite note écolo dans un monde à l'envers

Voici un texte qui m'a été envoyé par mon cousin sur la production de fraises hors saison en Espagne... Je savais déjà par expérience qu'elles n'avaient ni goût ni couleur, je me doutais qu'elles étaient bourrées de pesticides, aussi personnellement, je refusais d'en acheter... Pour les récalcitrants, les informations que voilà, que vous pouvez librement relayer, devraient finir de vous convaincre qu'il faut respecter les saisons... Ras la fraise des apprentis sorciers!

Fraises espagnoles/ scandale écologiquefraises
Très instructif !
D'ici à la mi‐juin, la France aura importé
d'Espagne plus de 83 000 tonnes de fraises.
Enfin, si on peut appeler «fraises» ces gros
trucs rouges, encore verts près de la queue
car cueillis avant d'être mûrs, et ressemblant
à des tomates. Avec d'ailleurs à peu près le goût des tomates...
> > Si le seul problème posé par ces fruits était leur fadeur, après tout, seuls les
consommateurs piégés pourraient se plaindre d'avoir acheté un produit qui se brade
actuellement entre deux et trois euros le kilo sur les marchés et dans les grandes surfaces,
après avoir parcouru 1 500 km en camion. À dix tonnes en moyenne par véhicule, ils sont 16
000 par an à faire un parcours valant son pesant de fraises en CO2 et autres gaz
d'échappement. Car la quasi‐totalité de ces fruits poussent dans le sud de l'Andalousie, sur
les limites du parc national de Doñana, près du delta du Guadalquivir, l'une des plus
fabuleuses réserves d'oiseaux migrateurs et nicheurs d'Europe.
Il aura fallu qu'une équipe d'enquêteurs du WWF‐France s'intéresse à la marée montante
de cette fraise hors saison pour que soit révélée l'aberration écologique de cette
production qui étouffe la fraise française (dont une partie, d'ailleurs, ne pousse pas dans
de meilleures conditions écologiques). Ce qu'ont découvert les envoyés spéciaux du WWF,
et que confirment les écologistes espagnols, illustre la mondialisation bon marché.
Cette agriculture couvre près de six mille hectares, dont une bonne centaine empiète déjà
en toute illégalité (tolérée) sur le parc national. Officiellement, 60% de ces cultures
seulement sont autorisées; les autres sont des extensions «sauvages» sur lesquelles le
pouvoir régional ferme les yeux en dépit des protestations des écologistes.
> > Les fraisiers destinés à cette production, bien qu'il s'agisse d'une plante vivace
productive plusieurs années, sont détruits chaque année. Pour donner des fraises hors
saison, les plants produits in vitro sont placés en plein été dans des frigos qui simulent
l'hiver, pour avancer leur production. À l'automne, la terre sableuse est nettoyée et
stérilisée, et la microfaune détruite avec du bromure de méthyl et de la chloropicrine. Le
premier est un poison violent interdit par le protocole de Montréal sur les gaz attaquant la
couche d'ozone, signé en 1987 (dernier délai en 2005); le second, composé de chlore et
d'ammoniaque, est aussi un poison dangereux: il bloque les alvéoles pulmonaires.
> > Qui s'en soucie? La plupart des producteurs de fraises andalouses emploient une main d'oeuvre
marocaine, des saisonniers ou des sans‐papiers sous‐payés et logés dans des
conditions précaires, qui se réchauffent le soir en brûlant les résidus des serres en
plastique recouvrant les fraisiers au coeur de l'hiver.
> > ... Un écologiste de la région raconte l'explosion de maladies pulmonaires et
d'affections de la peau.
> > Les plants poussent sur un plastique noir et reçoivent une
irrigation qui transporte des engrais, des pesticides et des
fongicides. Les cultures sont alimentées en eau par des forages
dont la moitié ont été installés de façon illégale. Ce qui transforme
en savane sèche une partie de cette région d'Andalousie, entraîne
l'exode des oiseaux migrateurs et la disparition des derniers lynx
pardel, petits carnivores dont il ne reste plus qu'une trentaine dans
la région, leur seule nourriture, les lapins, étant en voie de
disparition. Comme la forêt, dont 2 000 hectares ont été rasés pour faire place aux fraisiers.
> >
> > La saison est terminée au début du mois de juin. Les cinq mille tonnes de plastique sont
soit emportées par le vent, soit enfouies n'importe où, soit brûlées sur place.
> > ... Et les ouvriers agricoles sont priés de retourner chez eux ou de s'exiler ailleurs en
Espagne. Remarquez: ils ont le droit de se faire soigner à leurs frais au cas ou les produits
nocifs qu'ils ont respiré ...
> > La production et l'exportation de la fraise espagnole,
l'essentiel étant vendu dès avant la fin de l'hiver et jusqu'en
avril, représente ce qu'il y a de moins durable comme
agriculture, et bouleverse ce qui demeure dans l'esprit du
public comme notion de saison. Quand la région sera ravagée et
la production trop onéreuse, elle sera transférée au Maroc, où les industriels espagnols de
la fraise commencent à s'installer. Avant de venir de Chine, d'où sont déjà importées des
pommes encore plus traitées que les pommes françaises...
PAR Claude‐Marie Vadrot
> > Politis jeudi 12 avril 2007

Posté par clemenciel à 09:29 - carnets d'une voyageuse épicurienne - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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