Ce coup-ci, c’est sûr, la neige est là et bien là !

Comme un dernier sursaut avant un temps irrémédiablement plus chaud, une dernière prière de notre Terre pour un peu plus de tempérance de notre part… C’est peut-être une impression très personnelle, causée par cette suspension entre parenthèses moelleuses qui est mon quotidien, mais la neige semble raccourcir les distances, envelopper nos alentours proches dans un cocon capitonné, et nous oblige à envisager cette trêve de Noël qui approche à grands pas.

Il reste encore un peu de temps bien sûr, quoique les supermarchés ont déjà fait le plein de chocolats, cadeaux « Made in China » et autres atroces déguisements de Pères Noël, que les magasins nous abreuvent déjà de publicités qui finiront par gaver nos poubelles obèses, et que les rues sont déjà parées de milles guirlandes qui seront ravies de nous aider à dépenser encore un peu plus d’énergie électrique pour embellir notre environnement…

Vive la société de consommation et ses belles valeurs!

Enfin, pensons positif ! Noël, c’est avant tout se dire que l’homme est perfectible et que l’espoir est toujours de mise, non ?

Chacun doit essayer d’agir à sa manière et selon ses talents.

J’en profite pour vous inviter à cliquer sur le lien Mon beau Sapin, qui permettra à la Croix Rouge d’offrir des cadeaux aux enfants qui n’en auraient peut-être pas eus, faites passer l’info autour de vous, un visiteur de plus, c’est un euro pour la Croix Rouge.

Moi, à mon petit niveau, entre autres petites gouttes d’eau, j’essaie de transmettre un peu de saveurs, de bonne humeur et de bonheur à mon homme, à mes amis et à vous qui me lisez.

Cette fois-ci, ce sera avec l’aide d’un magret de canard qui nous a suivis depuis l’Aveyron. Un bon avant-goût de Noël, ma foi, avec le roi des tables de fêtes, ce tendre invité de caractère.

Il ne demande qu’à avoir des compagnons de plat suffisamment racés pour lui. Je lui ai présenté un caramel balsamique à l’orange et au pain d’épice ainsi que des triangles de polenta au parmesan ; et ils ont été de suite très complices. Alors pour que perdure ce joyeux mariage, je vous en transmets les ficelles…

La sauce se prépare en deux minutes, la polenta en 5 minutes, il faut juste se prévoir un quart d’heure pour la cuisson au dernier moment du magret et le dressage.

Pour 3 personnescuisine_295

1 magret

Pour la sauce

10 cl de vinaigre balsamique

le jus de 2 oranges

50 g de pain d’épice

10 cl de crème liquide

sel/poivre

Pour la polenta

125 g de polenta précuite

25 cl de lait

25 cl de fond de volaille

25 g de parmesan

50 g de gruyère râpé

muscade

sel/poivre

20g de beurre

Commencez par préparer la polenta : faites bouillir le lait et le fond de volaille et versez-y d’un coup la polenta. A la cuillère en bois, mélangez gaiement en raclant bien le fond de la casserole autant sur les bords qu’au centre pendant 2 minutes. Hors du feu, ajoutez les fromages, la muscade et assaisonnez. Remettez à peine sur le feu le temps de bien incorporer ces nouveaux éléments.

Prenez alors deux feuilles de papier sulfurisé. Posez la première sur votre plan de travail et versez dessus la polenta encore chaude. Recouvrez de la deuxième feuille et avec les mains ou un rouleau, aplatissez bien jusqu’à une épaisseur de 1 cm environ. Laissez refroidir.

Pour la sauce, mettez à réduire sur feu moyen le vinaigre balsamique jusqu’à ce qu’il devienne sirupeux (si vous penchez la casserole, il adhère légèrement à la paroi). Personnellement, j’adore les odeurs de vinaigre qui émanent de la casserole, mais je comprends que ça puisse déranger… Cependant, ne vous éloignez pas trop longtemps de votre cuisine au risque de retrouver une casserole carbonisée !

Exprimez pendant ce temps le jus des oranges (et oui, il n’y a pas que nos talents artistiques qui s’expriment, les oranges aussi ont droit à la parole pour les cuisiniers !) ; parez votre pain d’épices (retirez-lui sa croûte) et coupez-le en dés.

Lorsque le balsamique a bien réduit, rallongez-le avec le jus des oranges et faites bouillir 2 minutes de plus, puis hors du feu, faites tremper dedans le pain d’épices.

Mixez alors avec la crème liquide pour obtenir une sauce onctueuse et rectifiez l’assaisonnement. Il suffira de mettre à réchauffer cette sauce pendant que le magret cuit !

La cuisson du magret s’effectue au dernier moment. Nous, nous l’aimons bleu à saignant. Mais si vous le préférez à point, préchauffez votre four à 180°C pour terminer la cuisson.

Retirez la première feuille de papier sulfurisé et taillez la polenta à votre guise.

Quadrillez le gras du magret avec un couteau légèrement incliné. Salez et poivrez des deux côtés.

Mettez à chauffer deux poêles sur feu vif (ainsi que la sauce sur feu doux !). Dans l’une, mettez à fondre le beurre et dans l’autre déposez le magret côté gras en premier. Laissez saisir 3 minutes.

Dans la première poêle, posez la polenta à colorer sur feu moyen 3 minutes de chaque côté.

Reprenez votre canard et débarrassez-vous de la graisse fondue (vous pouvez la récupérer pour d’autres usages…) puis retournez le magret. Laissez à nouveau cuire 3 à 5 minutes selon votre goût.

Pendant ce temps débarrassez la polenta sur une feuille de papier absorbant avant de mettre sur plat ou sur assiette.

Coupez votre magret en tranches et dressez avec un cordon de sauce (si elle est vraiment trop épaisse, ajoutez un peu d’eau).

Pour les amateurs de viande plus cuite, commencez à vous occuper de la polenta plus tard, lorsque le magret a presque fini sa course dans la poêle. Enfournez votre magret 5 à 10 minutes de plus.

Au lieu d’utiliser le beurre pour colorer la polenta, vous pouvez utiliser la graisse du magret, pour rester dans le ton.