31 octobre 2008
Quoi faire avec votre sauce curry restante? Un filet de cabillaud indian express!
Petit post express en sortant de table (et voui, on vit un peu à l'heure espagnole chez nous, ça aide à garder le moral par ce temps pourri...).
Une idée recyclage de sauce m'a traversé l'esprit pour un repas vite fait bien fait: j'ai mis à décongeler 2 filets de cabillaud ce matin à l'air ambiant (le mieux, c'est quand même d'y penser la veille et de mettre le poisson à décongeler doucement au frigo. Je les ai égouttés (l'eau de décongélation,c'est pas terrible) et recouverts de sauce qui me restait du curry mélangée à 5 à 10 cl de crème fraîche.
C'est parti pour 20 minutes au four à 200°C.
Moi qui suis folle de bon pain, j'ai saucé sans pouvoir m'arrêter... avec une petite purée de carotte (des palets surgelés, ça m'arrive parfois) et des marrons cuits au fours qui me restaient d'hier, je ne vous raconte que ça!
compotée de potimarron et pamplemousse comme un tiramisu
Il fallait bien un dessert après ce petit curry entre amis… Je sais bien que je ne devrais pas me creuser la tête pour si peu et qu’ils ne sont pas là pour commencer une tournée des grands ducs, mais que puis-j’y faire, je suis comme ça, j’adore tester des choses nouvelles et voir dans les yeux de mes convives ce petit frétillement de plaisir accompagné d’un silence révélateur… ça me met dans tous mes états !
Et je viens de voir qu’il y a un concours de recettes sur la citrouille sur 750g… ça me tente bien tout ça, je laisse mon esprit vagabonder autour du potiron, potimarron, butternut, courge spaghetti (ce n’est pas ma favorite). Allez, je me lance dans une verrine avec du potimarron. Mais il faudrait contrebalancer son côté long en bouche, un peu trop purée de châtaigne parfois (je ne sais pas si vous me suivez bien…) avec un côté acide : le pamplemousse serait parfait. Il apportera un peu plus de caractère que l’orange, trop gentillette pour faire le poids !
Pour 6 coupes
500g de potimarron non épluché
100g de sucre
15 cl de jus de pamplemousse frais
1 c. à café de cannelle
le zeste du pamplemousse
50 g de sucre (environ)
250g de mascarpone
3 œufs
80g de sucre
12 spéculoos
Commencez par vous occuper des zestes de pamplemousse : lavez la bête, coupez les 2 entames et levez à l’économe les zestes. Recoupez-les en bandes régulières de 3 mm de large environ. Faites-les blanchir 3 fois en démarrant à l’eau froide dans une petite casserole(laissez bouillir 2 minutes à chaque fois). La première fois, ajoutez une pincée de sel. Egouttez et pesez vos zestes. Dans votre petite casserole, mettez le poids des zestes en sucre et 10 cl d’eau. Faites bouillir 2 ou 3 minutes et plongez vos zestes. Laissez bouillir encore 5 minutes puis couvrez et attendez 20 minutes avant de découvrir et remettre à bouillir 5 minutes. Renouvelez l’opération de couvrir, attendre et remettre à bouillir 2 ou 3 fois, jusqu’à ce que les zestes soient translucides et que le sirop se soit presque totalement évaporé. Egouttez alors les zestes et rangez les sur une grille pour qu’ils sèchent gentiment. Ça peut paraître long mais on a tout loisir de faire autre chose pendant ce temps-là ! et puis profitez-en pour en faire d’avantage : les fêtes de Noël approchent et des orangettes au chocolat, c’est délicieux !
Lavez et évidez le potimarron, coupez-le en gros dés en gardant la peau. Elle est comestible et elle va foncer la couleur de votre compotée de manière irrésistible… Placez les morceaux dans une casserole et recouvrez à fleur d’eau. Ajoutez une pincée de sel et faites bouillir. Laissez cuire 15 à 20 minutes jusqu’à ce qu’un couteau s’enfonce sans soucis dans la chair. Egouttez alors et passez au moulin à légume (ou au mixer si vraiment vous préférez !) directement dans la casserole que vous venez d’utiliser (pas de vaisselle superflue, c’est mon credo !). Ajoutez le jus de pamplemousse, le sucre et la cannelle et mettez à cuire à feu doux une dizaine de minutes (attention ! si vous ne remuez pas, vous allez avoir des explosions de bulles de potimarron partout sur votre mur!). Débarrassez et laissez refroidir à température ambiante. C’est déjà délicieux comme cela !
Lorsque votre compotée est froide, vous pouvez vous attaquer à la mousse mascarpone : Commencez par clarifier vos œufs : séparez les blancs des jaunes dans 2 saladiers. Montez les blancs en une belle neige ferme. Puis ajoutez aux jaunes le sucre et utilisez votre batteur pour les fouetter ensemble et obtenir un bel appareil bien blanc et mousseux. Continuez à fouetter en introduisant le mascarpone jusqu’à avoir un mélange bien homogène. Il ne reste plus qu’à réunir les blancs et les jaunes avec une spatule bien souple pour ne pas casser la neige.
Passons au montage final ! Le mieux étant d’utiliser des poches jetables pour éviter toute bavure, mais à défaut, la cuillère fera très bien son office… Commencez par casser au fond des verres un spéculoos (2 si vous êtes très gourmand) puis recouvrez d’une couche de compotée au potimarron suivie d’une couche de crème mascarpone, à nouveau un spéculoos en morceaux puis une couche de potimarron et terminez par la crème mascarpone. Laissez prendre au frais 2 heures minimum.
Au moment de servir, décorez avec vos zestes de pamplemousse. Au jeu des devinettes, vous pourrez facilement surprendre vos invités !
Quand j’ai fait ses verrines, j’avais aromatisé la crème avec de l’extrait d’amande amère, c’est pas mal mais je trouve que ça dénature un peu le goût de la compotée… Par contre, je pense qu’un peu de poudre de pralin ne devrait pas faire de mal dans cette mousse… A vous de voir !
Le résultat final était un peut trop sucré à mon goût, c’est pourquoi je vous donne ici une version déjà édulcorée : j’espère que j’ai suffisamment diminué les doses pour que vous puissiez vous régaler… Enfin, de toute façon, même dans la première version, les coupes ont été finies sans problème !
30 octobre 2008
Curry de porc à la citronnelle, poêlée de bananes
Désolée pour hier… Je nous ai fait des infidélités mais il faut bien remplir un peu le frigo de temps en temps et prendre le temps d’expérimenter des petites choses histoire de nourrir ce blog si gourmand !
Il faut dire qu’une expédition course devient de plus en plus un parcours du combattant… J’en suis à 6 mois de grossesse et autant il y a 2 ou 3 semaines je me riais de la fatigue, pensant que rien ne pouvais m’atteindre, autant aujourd’hui, j’ai d’avantage de mal à traîner mes kilos utiles mais superflus.
Tout va bien, je vous rassure ! Mais devoir commencer le marathon dans la jungle du supermarché par un arrêt toilette, c’est pas très encourageant ! Les rayons n’en finissent pas et moi qui étais la reine de l’organisation en caisse et battais des records en remplissage ordonné des cabas (ce qui m’a même valu une fois des compliments d’une dame qui passait après moi ! si je vous le dis…) je me retrouve à prendre trois heures pour attraper le paquet de pâte au fond du caddie… Ah la la ! La vie est dure ma pauvre dame ! Heureusement qu’il y a un but à tout cela !
Après, il m’a fallu deux bonnes heures pour m’en remettre, facile, et ensuite, il fallait préparer le repas entre amis qui s’annonçait !
Le soucis, c’est qu’on est nombreux dans la bande de potes et qu’on passe vite de deux à douze en deux deux… A vrai dire, tant mieux ! On a toujours fonctionné comme ça et les vacances font que tout le monde rentre au bercail : l’appel des volcans est trop fort !
Alors vivent les plats mijotés ! Qu’on pourra toujours congeler au cas improbable où tout ne serait pas fini, et qui présentent le grand avantage de ne pas trop peser sur le porte-monnaie : un sauté ou une viande à braiser seront toujours moins chers qu’un rôti ! Et ils offrent toute une palette de possibles sur laquelle viendront jouer les épices et les herbes aromatiques. C’est plus drôle que de commander des pizzas et ça prend quoi ?… 20 minutes à tout casser quand on veut dans l’aprèm’ ou un peu avant de commencer l’apéro…
Donc ce soir, nous sommes officiellement 8 mais je suis prête pour 4 de plus au cas où !
Pour 8 personnes (ou plus)
Je comprendrais que vous divisiez…
1.6kg de sauté de porc sans os
2 oignons
3 gousses d’ail
40 g de gingembre frais
2 ou 3 bâtons de citronnelle
3 c. à soupe de curry
(prévoyez du curcuma, paprika ou
autre pour corriger le mélange)
1 c. à café de pâte de piment
ou piment en poudre
3 pommes (golden…)
1 boîte de lait de coco (400g environ)
2 c. à soupe de fond de veau
20 g de beurre
Pour la poêlée de bananes
5 bananes pas trop mûres
25g de beurre salé
ou du beurre doux et du sel
½ citron
25 g de sucre
C’est parti pour le curry, 15 à 20 minutes maxi ! Préparez d’abord toute votre garniture aromatique : c’est la seule chose un peu longue alors mieux vaut s’en débarrasser en premier !
Pelez les oignons et ciselez-les (faudrait que je vous fasse des photos… C’est plus facile en image que de dire faites des petits dés…) ; pelez les gousses d’ail, dégermez-les, écrasez-les avec le plat du couteau et réduisez-les en charpie ; épluchez le gingembre et coupez-le en tous petits dés également ; la citronnelle quant à elle mérite bien un petit passage sous l’eau et un tout petit effeuillage si vous l’avez laissée comme moi patienter un bon moment dans le bac à légume. Une fois la première feuille enlevée, émincez le bâton finement.
Aux pommes maintenant ! Un coup sous l’eau, un petit épluchage et on coupe en petits dés.
Réunissez tout cela dans un petit récipient posé à côté du fourneau.
Faites chauffer votre bonne vieille cocotte en fonte (puisque je vous dis que c’est le top !) à feu vif avec les 20 g de beurre. Quand ça crépite bien, jetez les morceaux de porc (que vous recoupez un peu si votre boucher virtuel n’a pas pris la peine de calibrer…), salez et poivrez copieusement et faites dorer toutes les faces des cubes.
Ajoutez alors votre mélange aromatique, mélangez un peu, puis poudrez du curry. Versez le lait de coco et servez-vous de la boîte vide pour mesurez le même volume d’eau à rajouter dans la cocotte (comme ça, vous n’en perdez pas une goutte) avec les 2 cuillères de fond de veau déshydraté et le piment.
Si la couleur vous paraît pâlichonne, renforcez en curcuma ou en paprika (qui appartiennent déjà au mélange nommé « curry »), attendez l’ébullition, vérifiez l’assaisonnement et couvrez la cocotte. Laissez frémir 45 minutes sur feu très doux (un peu moins si vous le faites à l’avance et que vous allez faire réchauffer le tout doucement en attendant de passer à table…)
C’était pas bien compliqué, non ?
Etape II : la poêlée de bananes.
Elle n’est pas capitale pour le service du curry, mais franchement, c’est elle qui a eu le plus de succès mélangée au plat et au riz… Alors ce serait dommage de s’en priver, pour 5 minutes de préparation supplémentaires… Vu qu’actuellement je ne peux pas faire venir mes invités en prenant un premier apéro sans eux (ça marche à tous les coups !), il fallait bien passer le temps, donc je me suis défoulée sur les bananes, chacun son truc !
Dénudez vos bananes, coupez-les en 2 transversalement puis débitez-les en petits dés. Arrosez de citron pour éviter qu’elles noircissent. Dans une poêle, mettez votre beurre en petits morceaux et le sucre bien réparti sur toute la surface. Faites fondre en caramel bien coloré sur feu moyen en tournant de temps en temps la poêle quand les bords commencent à colorer. Attention, ça va très vite ! Quand vous commencez à avoir peur que le caramel prenne le dessus sur vous, jetez-lui les bananes en pâture, ça va le calmer. Remuez bien et laissez sur le feu 2 minutes supplémentaires maximum.
Je vous laisse vous organiser question réchauffage et service. Personnellement, j’ai accompagné ce curry d’un riz dans lequel j’avais rajouté un mélange de raisins secs préalablement réhydratés dans un dol d’eau, des noisettes et des noix de cajou légèrement concassées et passées rapidement dans une poêle chaude (=torréfiées). On se serait cru là-bas ! Quoique… Je ne crois pas que le curry de porc soit très orthodoxe !…
28 octobre 2008
Pancakes: un jeu d'enfant, un régal dominical!
Aussi bizarre que cela puisse paraître, une de mes « madeleines de Proust » les plus tenaces est aussi très politiquement incorrecte pour la bonne cuisinière franchouillarde que je suis… Quand j’avais 16 ans, je suis partie un mois aux Etats-Unis avec la peur au ventre de n’avoir à manger que des hamburgers dégoulinants de graisse saturée. J’étais plus que prévenue de la forte attirance des Américains pour la mal-bouffe et je me voyais déjà revenir en France avec encore quelques kilos en plus qui auraient terminés de ruiner mon estime personnelle (qui déjà n’était pas très reluisante…)
Contre toute attente, ce fut un séjour dont je garde un souvenir impérissable, pendant lequel je me suis fait des amis toujours présents et j’ai multiplié les expériences et les découvertes.
A vrai dire, j’étais tombée dans le New Hampshire, dans la campagne à une bonne heure de Boston, alors j’ai peut-être eu une image un peu préservée des Américains, peu pollués par la vie citadine à 100%. Mais en tout cas, c’était une famille soudée, hyper ouverte, très tournée vers la culture, un peu hippie sur le retour c’est vrai, mais pour laquelle s’asseoir tous ensemble autour d’un repas était capital.
Je me souviens avoir très bien mangé : ils allaient acheter leurs légumes à la « ferme » ; ils m’ont fait découvrir les cranberries et le sirop d’érable ; ils avaient des marinades pour les viandes au barbecue à faire pâlir d’envie nos chers et tendres, maîtres de la grillade les beaux jours venus ; les sandwichs préparés dans des « bagels » (nature, oignons, bacon, origan…) étaient savoureux ; les glaces et les donughts délicieux ; et surtout, leurs petits dèj’ étaient à se damner !
Le brunch était un truc impressionnant : le samedi et le dimanche, Gargantua s’invitait dès le matin. Œufs brouillés avec du bacon revenu à la poêle, petits pains anglais avec des confitures, muffins maisons, et des Pancakes natures ou aux myrtilles qui embaumaient la maison et nous faisaient nous lever dare-dare. Bien chauds avec un trait de sirop d’érable, c’était divin !
Depuis, 12 ans ont passé et je n’ai jamais trop osé me lancer dans les Pancakes de peur d’être déçue par le résultat : après tout, la farine et les œufs de l’autre côté de l’Atlantique ont peut-être un goût propre que je ne pourrai jamais retrouver ici…
Et pourtant, j’avais bien envie de pimenter un peu nos petits déjeuners du dimanche matin, déjà bien agréables j’avoue, en m’essayant au mythe américain.
Après tout, plein de bloggeuses s’y sont attelées alors pourquoi pas moi ? Je ne suis pas plus bête qu’une autre, mon estime personnelle se porte beaucoup mieux qu’avant, merci !
J’ai fait un tour d’horizon des différentes recettes proposées, en éliminant par avance toutes celles où on devait battre les blancs en neige : le dimanche, c’est le jour du Seigneur, je ne sors pas mon fouet dés le matin ! j’ai autre chose à faire… Allons au plus rapide !
Pour 8 pancakes
1 œuf
10 cl de lait
35 g de beurre
95g de farine
20 g de sucre
1 pincée de sel
1 sachet de levure
Faites fondre le beurre au micro-onde 30 secondes à 1 minute.
Pendant ce temps, réunissez tous les éléments secs dans un saladier. Remuez.
Dans un petit bol, cassez l’œuf, battez-le et ajoutez le lait et le beurre fondu ; mélangez et ajoutez aux éléments secs. Un coup de fouet pour que tous fassent bien connaissance et réservez 10 minutes au frais, le temps de presser vos oranges, de faire griller le pain ou préparer la table…
Dans une poêle bien chaude, faites glisser une noisette de beurre et déposez des petits tas de pâte (si la poêle est digne de ce nom, vous pouvez faire 3 ou 4 pancakes à la fois). Vérifiez que le feu n’est pas trop fort non plus. Des petites bulles se forment à la surface, il est temps de retourner votre petit coussinet délicatement et de le laisser cuire une ou deux minutes de plus. Renouvelez l’opération jusqu’à épuisement des stocks.
Amenez fièrement votre œuvre dominicale au chanceux qui partage votre table dès le lever. N’oubliez pas le sirop d’érable qui vient sublimer ce petit délice de légèreté !
Les pancakes sont gonflés à souhait, moelleux et bien craquants à l‘extérieur, pas la peine de s’embêter à monter les blancs… La levure chimique fait son boulot toute seule !
27 octobre 2008
Le meileur groupe actuel: Radiohead, pour cuisiner avec la pèche
Petites bouchées soufflées aux pommes: énergétiques et fondantes, quelques grammes de finesse dans ce monde de brûtes
Commençons par le début. Je voulais d’abord remercier mon cher et tendre qui a passé tout son week-end ou presque (j’ai quand même fini par l’en arracher, histoire d’aller glaner des châtaignes dans les bois) sur mon blog pour tenter de le rendre un peu plus agréable. Et apparemment, l’arrière boutique de canalblog, c’est plutôt le bazar… Mais qu’est-ce qu’il ne ferait pas pour moi ?!!!
Même s’il touche pas mal à l’informatique (c’est un peu son boulot…), la programmation a l’air ardu et je suis bien contente de ne pas avoir à le faire moi-même, à vrai dire…
Pendant ce temps, je m’occupe (ça me fait penser que je devrais me mettre au tricot…), je lui prépare des petits gâteaux pour l’aider à tenir le coup. Des sucres rapides pour booster le cerveau et des sucres lents pour l’effort prolongé. Et voui, une bonne alimentation, c’est le secret des champions !
Depuis quelques temps, je suis obnubilée par les muffins, j’en arrive même à en voir danser en ribambelle joyeuse devant mes yeux clos la nuit, enfin je ne m’en souviens pas, mais j’en suis sûre ! C’est comme ça depuis que j’ai découvert des petits moules en silicone individuels absolument adorables.
Je les avais d’abord trouvés au Géant Casino dans la caverne d’Ali Baba du rayon cuisine, mais j’avais résisté me trouvant toutes les bonnes raisons de m’en passer (la meilleure raison : je ne fais jamais de muffins) ; et puis j’en ai retrouvé chez Habitat, et là, j’ai craqué…
Alors que ce soit bien clair entre nous, je ne vais jamais chez Habitat, sauf en fin de soldes car je sais qu’ils bradent vraiment ; Ils sont hors de mon budget, même si je bave devant certaines assiettes ou certains ustensiles de cuisine. Mais là, des amis nous avaient offert des bons d’achat pour notre mariage, alors j’ai sauté sur l’occasion. Entre des verres, des assiettes et une coupe de fruit, j’ai acheté mes petits moules. A ce propos, ils ont en ce moment toute une gamme d’assiettes en plastique imprimé super mignonne et pas hors de prix, je crois que je vais aller faire des petits cadeaux de Noël un de ces jours.
Dans ce camaïeu de rose et de rouge, ces petits moules sont magnifiques ; des répliques exactes de petites caissettes en papier, sauf qu’on n’a pas à les jeter ! En plus, au niveau du démoulage, rien à dire, c’est impeccable, bien mieux qu’avec les moules pour 6 muffins en silicone. J’en suis ravie !
Il ne me restait plus qu’à trouver une recette sympa à faire avec ce qu’il me reste de vivres pour la fin de mois : des œufs, des yaourts et des pommes. Je me suis donc librement inspirée de Mes petits plats 100% naturels pour réaliser mes premiers muffins. A vrai dire, je n’ai pas retrouvé la texture du muffin bien gonflé, mais ces petites bouchées au sortir du four ressemblaient à de vrais petits soufflés et ont ce moelleux souvent recherché. Alors, je vous les livre en pâture, à vous de voir ce que vous en ferez. Nous, nous avons été surpris mais très satisfaits. Ah oui, à l’arrivée, vous vous retrouvez avec beaucoup d’appareil (de quoi faire deux bonnes tournées si vous n’avez pas assez de moules) alors n’hésitez pas à diviser par deux !
Pour 24 bouchées
700g de pommes type jonagold
(ou golden ou granny)
10 dattes
4 œufs
1 yaourt entier
175g de sucre non raffiné
150 g de farine
1 cc d’extrait de vanille
1 sachet de levure chimique
2 c. à soupe de graines de pavot
(facultatif, mais appréciable)
1 c. à soupe d’eau de fleur d’oranger
1 pincée de sel
Préchauffez votre four à 180°C.
Pesez tous vos éléments secs : sucre, farine, levure, graines de pavot et sel, dans un cul de poule.
Dénoyautez et coupez les dattes en petite brunoise bien fine (petits dés).
On passe au plus ennuyeux : pelez les pommes (4 ou 5 petites), évidez-les et coupez les également en petite brunoise. C’est un peu long mais ça n’a pas besoin d’être super régulier, de toute façon, ça va fondre sous la langue sans qu’on voie la forme. Il faut aller suffisamment vite pour que les pommes n’aient pas le temps de noircir.
Elles ont juste à patienter le temps que vous rajoutiez les éléments liquides aux éléments secs : le yaourt, les jaunes d’œufs (séparés des blancs quelques temps), la vanille et la fleur d’oranger. Mélangez bien entre chaque élément avec un fouet histoire de vous débarrasser de tout grumeau intrus. Plongez les pommes dans cet appareil ainsi que les dattes et mélangez à nouveau intimement (j’adore cette expression…) à l’aide d’une spatule.
Montez les blancs en une belle neige ferme et intégrez cette masse à l’appareil aux pommes d’un geste souple et continu, tout en faisant pivoter votre cul de poule peu à peu.
Il ne vous reste qu’à garnir les petits moules (arrivée au bout de mes 12 moules Habitat, de mes 6 moules traditionnels, j’ai dû me résoudre à mettre la fin dans un petit moule à gâteau classique. Et croyez-moi si vous voulez, le résultat est le même !
Enfournez pour 20 minutes. Dégustez-en au sortir du four avec une glace caramel au beurre salé ou un sorbet pomme au calvados. Conservez les autres pour des petits goûters pas si lourds que ça.
24 octobre 2008
petit plaisir express à l'ananas, toast de pain d'épice
Dans la famille : « faire plaisir à son conjoint sans trop se fouler », je voudrais le dessert.
En plus, on se la joue « pas trop de calories mais beaucoup de vitamines », que demande le peuple ?
Notre vie est transformée depuis que le blender est entré dans notre vie : on se la joue smoothies, milk-shakes et autres improvisations minute.
Ce soir, on a de l’ananas entamé et je dois me rattraper absolument après avoir fait à mon chéri d’amour un plat qu’il ne supporte que pour me faire plaisir : des quenelles (qu’il a avalé d’ailleurs sans sourciller, je vous en reparlerai !).
OK, c’est parti pour une opération séduction :
Pour deux coupes
200g d’ananas frais
(ou en boîte si vous insistez…)
200g de fromage blanc
40g de sirop d’érable
8 dattes
3 tranches de pain d’épice
Commencez par mettre vos tranches de pain d’épice à toaster dans votre grille-pain.
Pelez votre ananas (moi, il m’en restait une moitié), prélevez 6 jolies tranches fines (6 triangles) et coupez le reste en gros cubes. Jetez dans le bol du blender avec le fromage blanc et le sirop d’érable.
Mixez 1 à 2 minutes.
Pendant ce temps, dénoyautez les dattes et coupez-les en brunoise.
Versez dans deux coupes, saupoudrez de dattes, ajoutez un filet de sirop d’érable, posez délicatement les tranchettes d’ananas à la surface et accompagnez du pain d’épice que vous avez préalablement découpé en triangles (attention, faites-le tant qu’il est chaud, après, il durcit !)
Le tour est joué !
Pour accompagner les voyages immobiles
Hachis surprise: Patate douce et viande blanche.
Ça fait un moment que cette recette traîne dans mes tiroirs, mais pour cause d’actualité débordante et trépidante, je n’ai pas encore eu le temps de vous transmettre l’astuce ! Je ne sais pas si vous vous rappelez du hachis Parmentier à la queue de bœuf, mais il n’était pas seul le soir où nous l’avons invité chez ma maman, la veille de notre mariage… Il était accompagné d’un hachis plus exotique pour combler les plus difficiles ou les plus affamés.
Depuis quelque temps, je congelais mes restes de viande blanche après les avoir servis 2 ou 3 fois, histoire de ne pas lasser mon auditoire exigeant. Je me suis retrouvée avec un mélange de filet mignon, blanc de poulet, un bout de rôti de veau et un peu de viande en sauce. Ne restait plus qu’à trouver la petite étincelle pour en faire quelque chose de plus excitant. Revue des possibles : hachis Parmentier classique à la bonne pomme de terre, pourquoi pas mais réfléchissons, niveau couleur, c’est loin d’être l’extase : blanc sur blanc rien ne bouge… Dans un plat, l’œil est important lui aussi. Ce qu’il nous faudrait, c’est du orange ou du violet pour changer ! Mais la vitelotte, je n’en ai pas sous la main et puis c’est un peu cher pour finir en purée dans un hachis ! De la carotte ? Pas mal, mais j’y pense, j’ai des patates douces qui m’attendent sur leur étagère ! J’adore la patate douce, sa couleur, sa texture, la facilité avec laquelle elle cuit, et avec la viande blanche, ça sera parfait !
Pour 6 à 8 mangeurs
800 g de restes de viande blanche
1 œuf
1 ou 2 gousses d’ail
¼ de botte de persil plat
20 cl de fond de veau réduit
ou de reste de sauce
sel/poivre
1 c. à café de curry
1kg de patates douces
40cl de lait de soja
(ou lait + beurre)
sel/poivre
gruyère râpé
Lavez et pelez les patates douces, coupez-les en morceaux et mettez-les dans une casserole. Mouillez à hauteur avec de l’eau froide et ajoutez une bonne pincée de gros sel. Démarrez la cuisson à feu vif puis laissez sur feu moyen une fois l’ébullition obtenue. Vérifiez la cuisson à la tendresse du couteau (au bout de 15 minutes environ). Egouttez et moulinez immédiatement et gaillardement. Retour dans la casserole pour « dessécher » un peu la purée obtenue en touillant patiemment 3 ou 4 minutes. Maintenant qu’on s’est débarrassé du trop plein d’eau, on mouille avec le lait de soja (plus diététique) ou le lait et le beurre (75 g de beurre et 25 cl de lait), et on assaisonne.
Pour la viande hachée, on commence les opérations alors que les patates cuisent. Pelez l’ail, dégermez-le et recoupez-le en petits morceaux. Hachez très grossièrement le persil (utilisez aussi une partie de la tige si elle est bien tendre). Coupez la viande en petits morceaux puis mixer tout ensemble sans faire de la charpie : viande, persil, ail avec un peu de fond de veau ou de sauce d’un sauté que vous aviez congelé, pour arrondir les angles. Réunissez le fruit de votre mixage dans un saladier, ajoutez l’œuf, le curry et assaisonnez. Mélangez bien en y mettant bien les mains, c’est ce qui est le plus jouissif en cuisine.
Tout est prêt ! Comme pour l’autre hachis, plusieurs possibilités s’offrent à vous : faire un grand plat familial ou présenter en individuel en s’aidant d’un cercle pour dresser les éléments déjà réchauffés séparément. Vous pouvez bien sûr préparer tout cela la veille pour vous faciliter la vie.
Si vous choisissez de terminer en plat familial, préchauffez votre four à 200°C, recouvrez la viande de la purée, parsemez de gruyère râpé et enfournez 25 minutes.
23 octobre 2008
Les poivrons, Chapitre II: Tarte arlequin
Comme je vous l’avais dit précédemment, j’avais acheté beaucoup de poivrons… Ils étaient tous prêts à la dégustation mais ignoraient à quelle sauce ils allaient être mangés. Pauvres petits poivrons à qui il ne restait même plus la peau pour se protéger des frimas du frigo ! Il fallait vite trouver une solution : checker les survivants de l’opération samousas :
- La moitié de l’appareil ricotta/ parmesan/poivron. Ben oui, on est deux pour l’instant à la maison alors je ne nous ai préparé que 6 samousas. Je ne voudrais pas que Monsieur commence une « couvade », je serais immédiatement mise en cause ! Tout ça parce que je cuisine et que je dois alimenter un blog !Les gens vont vite en besogne pour trouver des boucs émissaires, moi je vous le dis !
- 5 feuilles de brick à consommer rapidement.
- 2 poivrons
- du beurre clarifié. Je savais bien qu’il fallait en faire en quantité.
Mouai, ben on va pouvoir faire quelque chose de tout ça, en y ajoutant un peu de pulpe de tomate peut-être… Un truc pas compliqué, réalisable entre deux épisodes de « The L World » (je précise tout de même que je les regarde en VO, histoire de me dire que je ne perds pas complètement mon temps et que je contribue au bilinguisme de notre futur bébé… Ahhh ! L’hypocrisie humaine !) et réchauffable à mon retour de la piscine (l’hyperactivité me tuera !). Et bien c’est parti, pour une tarte aux poivrons !
Pour une belle tarte
(enfin ne comptez pas manger dessus à 12,
on l’a expédiée tous les 2 vite fait !
Disons que ça fait une entrée pour 4…)
5 feuilles de brick
200g d’appareil ricotta/parmesan
2 poivrons pelés : 1 rouge, 1 vert
1 cuillère à café de tapenade
200g de coulis de tomate (bio, c’est mieux !)
du beurre clarifié.
1 filet d’huile d’olive
Préchauffez votre four à 180°C.
Sur une plaque (c’est bien mieux que dans un moule, sauf si vous êtes champion olympique en démoulage et service acrobatique) étalez une feuille de papier sulfurisée. Faites réchauffer 30 secondes au micro-onde votre beurre clarifié ou reportez-vous au billet d’hier pour le modus operandi. Posez la 1ere feuille de brick sur la plaque, badigeonnez gentiment de beurre, posez par dessus la seconde, recommencez le badigeon, etc, etc jusqu’à la dernière que vous ne caressez pas de votre pinceau. Au four 10 minutes.
Pendant ce temps, mettez à réduire dans une casserole sur feu assez vif votre coulis de tomate avec une cuillère de tapenade pour le corser un peu. Assaisonnez légèrement si ça vous chante.
Sortez vos poivrons et émincez-les en belles lanières.
Il ne reste plus que le montage : Sur les feuilles de brick, étalez votre coulis réduit, puis l’appareil ricotta/parmesan et enfin les lanières de poivrons en jolie rosace. Un filet d’huile d’olive et on retourne au four 20 minutes.
Résultat : un pur délice ! Parfait après avoir nagé un peu !
La photo aurait pas être plus réussie si je l’avais prise après première cuisson : là, j’ai dû y aller un peu fort sur le réchauffage, mais l’esprit y est !




