Ça fait un moment que cette recette traîne dans mes tiroirs, mais pour cause d’actualité débordante et trépidante, je n’ai pas encore eu le temps de vous transmettre l’astuce ! Je ne sais pas si vous vous rappelez du hachis Parmentier à la queue de bœuf, mais il n’était pas seul le soir où nous l’avons invité chez ma maman, la veille de notre mariage… Il était accompagné d’un hachis plus exotique pour combler les plus difficiles ou les plus affamés.

Depuis quelque temps, je congelais mes restes de viande blanche après les avoir servis 2 ou 3 fois, histoire de ne pas lasser mon auditoire exigeant. Je me suis retrouvée avec un mélange de filet mignon, blanc de poulet, un  bout de rôti de veau et un peu de viande en sauce. Ne restait plus qu’à trouver la petite étincelle pour en faire quelque chose de plus excitant. Revue des possibles : hachis Parmentier classique à la bonne pomme de terre, pourquoi pas mais réfléchissons, niveau couleur, c’est loin d’être l’extase : blanc sur blanc rien ne bouge… Dans un plat, l’œil est important lui aussi. Ce qu’il nous faudrait, c’est du orange ou du violet pour changer ! Mais la vitelotte, je n’en ai pas sous la main et puis c’est un peu cher pour finir en purée dans un hachis !  De la carotte ? Pas mal, mais j’y pense, j’ai des patates douces qui m’attendent sur leur étagère ! J’adore la patate douce, sa couleur, sa texture, la facilité avec laquelle elle cuit, et avec la viande blanche, ça sera parfait !

Pour 6 à 8 mangeurs

800 g de restes de viande blanche

1 œuf

1 ou 2 gousses d’ail

¼ de botte de persil plat

20 cl de fond de veau réduit

ou de reste de sauce

sel/poivre

1 c. à café de curry

1kg de patates douces

40cl de lait de soja

(ou lait + beurre)

sel/poivre

gruyère râpé

Lavez et pelez les patates douces, coupez-les en morceaux et mettez-les dans une casserole. Mouillez à hauteur avec de l’eau froide et ajoutez une bonne pincée de gros sel. Démarrez la cuisson à feu vif puis laissez sur feu moyen une fois l’ébullition obtenue. Vérifiez la cuisson à la tendresse du couteau (au bout de 15 minutes environ). Egouttez et moulinez immédiatement et gaillardement. Retour dans la casserole pour « dessécher » un peu la purée obtenue en touillant patiemment 3 ou 4 minutes. Maintenant qu’on s’est débarrassé du trop plein d’eau, on mouille avec le lait de soja (plus diététique) ou le lait et le beurre (75 g de beurre et 25 cl de lait), et on assaisonne.

Pour la viande hachée, on commence les opérations alors que les patates cuisent. Pelez l’ail, dégermez-le et recoupez-le en petits morceaux. Hachez très grossièrement le persil (utilisez aussi une partie de la tige si elle est bien tendre). Coupez la viande en petits morceaux puis mixer tout ensemble sans faire de la charpie : viande, persil, ail avec un peu de fond de veau ou de sauce d’un sauté que vous aviez congelé, pour arrondir les angles. Réunissez le fruit de votre mixage dans un saladier, ajoutez l’œuf, le curry et assaisonnez. Mélangez bien en y mettant bien les mains, c’est ce qui est le plus jouissif en cuisine.

Tout est prêt ! Comme pour l’autre hachis, plusieurs possibilités s’offrent à vous : faire un grand plat familial ou présenter en individuel en s’aidant d’un cercle pour dresser les éléments déjà réchauffés séparément. Vous pouvez bien sûr préparer tout cela la veille pour vous faciliter la vie.

Si vous choisissez de terminer en plat familial, préchauffez votre four à 200°C, recouvrez la viande de la purée, parsemez de gruyère râpé et enfournez 25 minutes.

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