Aïe, aïe, aïe ! Les poires qui trônaient fièrement dans la coupe de fruit d’automne piquent déjà du nez. Il va falloir y remédier bien vite ! C’est encore raté pour les poires au vin ; je ne me motive jamais à temps alors que c’est toujours dans ce but que j’achète des poires. C’est quand même dommage !

Je me suis bien un peu balader sur les blogs, histoire de trouver un peu d’inspiration, mais le copié-collé, c’est contre ma religion et puis ça ne m’amuse pas ! La tarte frangipane de noisettes aux pommes de Ciorane avait l’air pourtant bien sympathique avec ses petites feuilles de brick en guise de pâte feuilletée, mais moi ce que j’ai à la maison, c’est de la poudre d’amande.

Euréka ! Il me reste de la pâte sablée à la farine de seigle au congèl de la tarte tatin pomme-poire que j’avais cuisinée un jour.

Je n’ai pas envie de rajouter du beurre, il faut trouver quelque chose qui me permettrait de lié et de donner de l’onctueux à la crème… Voyons voir, les poires, l’automne… la crème de marron bien sûr !

Pour une belle tartecuisine_086

175 à 200 g de pâte brisée au seigle

ou pâte brisée basique

3 ou 4 poires

100 g de poudre d’amande

75 g de crème de marron

50 g de sucre

2 œufs

1 cuillère à café d’extrait de vanille

un peu de cassonade

Mettez votre four à chauffer à 180°C. Etalez votre pâte et foncez votre moule beurré. Faites cuire à blanc 10 minutes. Moi, je m’y suis prise à la barbare, 3 ou 4 trous avec une fourchette et vlan au four, mais il vaut mieux recouvrir la pâte de papier sulfurisé et déposer des pois, haricots blancs ou lentilles dessus pour qu’elle garde bien sa forme. Faites ce que je dis, pas ce que je fais !

Pendant ce temps, amalgamez les différents ingrédients de la crème amandine.

Epluchez vos poires, évidez-les et coupez-les en huit.

Sortez votre fond de tarte tout beau tout chaud. Débarrassez-le de tous ses ornements et versez dessus la crème puis disposez les poires en rosace. Un coup léger de cassonade et au four 45 minutes.

Ça sent monstrueusement bon dans la cuisine… Tiède, c’est un délice et je pèse mes mots ! Mon homme est un inconditionnel de la crème de marron et je savais que je lui ferais plaisir. La pâte brisée au seigle est très ferme, très croquante, alors quand la poire acoquinée avec la châtaigne vient fondre sous la langue, c’est divin !

Le plus dur, c’est de se raisonner et ne pas manger la tarte tout entière !