Aujourd’hui, je me suis inspirée d’une recette du blog Talons Hauts et Cacao pour régaler mes amis sans me ruiner et sans y passer des heures  et ça a fait son effet en effet ! Le truc, c’est que mon chéri n’est pas un grand fan des oignons ou plutôt ce sont les oignons qui ne sont pas fans de lui… Alors j’évite un maximum oignons et échalotes quand ils ne sont pas longuement cuits. Et croyez-moi, ce n’est pas tous les jours facile de résister à l’attrait de petits morceaux d’oignon cru tout doux et tout juteux dans une petite salade bien fraîche… ! Ahhh… L’amour, ça vous fait faire n’importe quoi !

Enfin, revenons-en à nos moutons ! La recette était très alléchante, mais il me fallait l’adapter pour le petit estomac délicat de mon petit cœur ; et puis la polenta, je trouve ça encore meilleur avec un peu de fromage… Et j’avais oublié d’acheter des pignons ! Qu’à cela ne tienne, il me reste des amandes !

Pour la soupe de tomate (pour 6 gourmands)cuisine_011

7 grosses tomates grappe ou du jardin

2 petits poivrons corne de bœuf

2 gousses d’ail

sel/poivre

6 ou 7 belles feuilles de basilic

20 ou 30 cl d’eau

Pour les dés de polenta au parmesan

100 g de polenta prête à cuire

40 cl de lait

20 ou 30 g de parmesan râpé

sel/poivre

Pour le pesto aux amandes

1/3 de botte de basilic

une petite poignée de roquette

60 g d’amandes entières

30g de parmesan râpé

10 cl d’huile d’olive

sel/poivre

Pour la soupe, rien de plus simple, on lave tout, on épluche l’ail, on enlève le pédoncule des tomates et on coupe tout ça en menus morceaux. On met tout ça dans une casserole avec l’eau et on met 5 à 10 minutes sur le feu. Un coup de girafe (c’est comme ça qu’on appelle le mixer plongeur en cuisine et j’adore imaginer une girafe plonger sa tête dans ma soupe !) et c’est prêt ! Juste à tiédir au moment voulu.

Version Gastro : Mondez les tomates avant de les utilisez(ébouillantez les 30 secondes pour enlever la peau) et épépinez-les. Passez les poivrons sous le grill pour leur enlever la peau.

La polenta, c’est un jeu d’enfant, et en plus ça ne coûte rien ! Faite bouillir le lait avec sel et poivre, jetez la polenta en pluie d’un coup d’un seul, et touillez à la cuillère en bois en longeant bien les parois et en raclant bien le fond. Si le feu vif vous fait peur, baissez à feu doux. Rajoutez le parmesan, il ne reste plus qu’à étaler. Pour ça, deux feuilles de papier sulfu et un rouleau, ou une bouteille vide. Sur la première feuille, déposez la polenta bien chaude, posez la deuxième feuille par-dessus et étalez jusqu’à une épaisseur d’un bon centimètre, et laissez refroidir. C’est tout !

Une fois froid, il ne restera plus qu’à la débiter en petits dés ou petits triangles ou mouillettes… à vous de laisser jouer votre imagination !

Pour le pesto enfin, il suffit de mettre tous les ingrédients solides dans votre petit mixer et d’ajouter au fur et à mesure de l’huile d’olive pour arriver à une consistance de pâte bien verte. Après, c’est à vous de juger : un peu plus d’amertume ? Une pointe de roquette en plus. Un peu plus d’onctueux ? Un peu de parmesan et d’huile d’olive… J’avoue que je fais souvent au pif, mais qu’est-ce que c’est bon !

Tout est prêt ! Au moment, faite tiédir la soupe, passez les cubes de polenta dans une poêle huilée bien chaude pour les dorer joliment  et dressez les assiettes en ajoutant une petite quenelle de pesto qui se déliera gentiment dans la soupe de tomate… Un délice

Petit bonus : si vous arrivez à sauver de la polenta et du pesto de l’appétit de vos convives, vous allez pouvoir vous faire une plâtrée de pâtes inoubliable et une petite salade que je vous décrirai un peu plus tard !

Pour la petite histoire, les poivrons corne de bœuf sont ceux que l’on utilise au pays basque pour faire la piperade ce petit délice de légumes. Ils ont un goût incomparable et j’ai eu la chance d’en trouver à Clermont-Ferrand, pas trop cher.

Et puis je voulais profiter des dernières tomates qu’on trouve encore sur les marchés, profiter de leur goût, de leur soleil accumulé avant les grands frimas.